Pierre Rabhi, l’icône qui surgit de Bechar *
Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne. Il s’appelle Pierre Rabhi. Un des pionniers de l’agro-écologie. Inventeur du concept « Oasis en tous lieux » et initiateur du « Mouvement pour la Terre et l’Humanisme », il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages dont « Paroles de Terre », du « Sahara aux Cévennes », « Conscience et Environnement » ou « Graines de Possibles », co-signé avec Nicolas Hulot.
Connaître Pierre Rabhi par les dates
1938 : Naissance de Pierre, fils d’un forgeron de la région de Bechar. A l’âge de 5 ans, il est confié à un couple d’Européens, après le décès de sa mère. Il reçoit une éducation française tout en conservant l’héritage de sa culture d’origine.
1960 : La guerre d’Algérie bat son plein. Pierre Rabhi est ouvrier dans une entreprise parisienne, et met en cause les valeurs de compétition de la modernité. Avec sa femme Michèle, une parisienne, il quitte la capitale pour s’installer en Ardèche. Ouvrier agricole, il récuse déjà fortement la logique productiviste appliquée à l’agriculture dont les conséquences dévastatrices révèlent aujourd’hui leur ampleur.
1972 : Après avoir découvert les principes de l’agriculture biologique et écologique, il les applique avec succès sur la terre aride et rocailleuse de sa ferme, dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.
1978 : Pierre Rabhi est chargé de formation à l’agro-écologie par le CEFRA (Centre de formation et d’études rurales appliquées).
1981 : A partir de 1981, il commence à transmettre son expérience agro-écologique. Il met en place plusieurs programmes de formation en France, en Europe et en Afrique. Invité au Burkina Faso où les paysans souffrent d’un marasme écologique (sécheresses répétitives) et économique (cherté des engrais et pesticides), Pierre Rabhi développe sa première action agroécologique.
1985 : Création du premier Centre africain de Formation à l’agroécologie de Gorom-Gorom, avec l’appui de l’association "Le Point-Mulhouse".
1988 : Pierre Rabhi est reconnu comme expert international pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification.
1989 : Fondation du Carrefour International d’Echanges et de Pratiques Appliquées au Développement (CIEPAD) avec l’appui du Conseil Général de l’Hérault : mise en place d’un "module optimisé d’installation agricole", de programmes de sensibilisation et de formation, lancement de nombreuses actions de développement à l’étranger (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine…).
1992 : Lancement du programme de réhabilitation de l’oasis de Chenini-Gabès en Tunisie.
Accompagnement des moniales du Monastère de Solan – parmi les premiers religieux engagés dans l’écologie – dans leur volonté de restaurer l’harmonie et la fécondité de la terre de leur domaine agricole.
1995 : Naissance du Mouvement pour des Oasis en Tous Lieux, lieux de vie visant à une autonomie fondée sur la terre nourricière, la réduction de l’empreinte environnementale, la pluriactivité et les échanges favorables à la reconstitution du lien social.
1997-98 : A la demande de l’ONU, Pierre Rabhi intervient dans le cadre de l’élaboration de la Convention de lutte contre la désertification (CCD) et est appelé à formuler des propositions concrètes pour son application.
1999-2000 : Création de Terre et Humanisme. Cette nouvelle structure doit permettre d’élargir l’action en faveur de pratiques écologiques autonomes et d’une solidarité internationale.
Lancement de nouvelles actions de développement au Niger (région d’Agadez), au Mali (région de Gao) et au Maroc (Kermet BenSalem, Dar Bouaza, Taroudant).
Création par sa fille, Sophie Rabhi, de la Ferme des enfants qui propose une pédagogie Montessori à la ferme pour la maternelle, le primaire et le collège.
2002 : Encouragé par de nombreux amis, Pierre se lance dans une campagne électorale « non conventionnelle » en proposant de replacer l’Homme et la Nature au cœur de la logique. Sa campagne a, en très peu de temps, suscité une mobilisation exceptionnelle, récolté la signature de nombreux élus et donné naissance à plus de 80 comités départementaux de soutien : les colibris.
2003 : Création du Mouvement « Appel pour une insurrection des consciences » suite à la précampagne de Pierre Rabhi à la présidentielle.
2004 : Naissance du projet de création d’un centre agroécologique, Les Amanins, à la Roche-sur-Grâne, dans la Drôme. Ce lieu d’accueil, d’hébergement et de pédagogie voué à l’écologie est porteur des valeurs de Terre et Humanisme.
L’école à la ferme s’ouvre sur la société avec la création du Hameau des Buis, véritable oasis de vie et laboratoire d’expérimentations d’intérêt général.
2006 : Lancement de Colibris, Mouvement pour la terre et l’Humanisme, afin d’aider chacun à construire, à son échelle, de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.
Avril 2010 : Création de la Fondation Pierre Rabhi, sous l’égide de la Fondation de France, pour continuer à soutenir l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaires des populations.
* Biographie de Pierre Rabhi tirée du site : http://www.fondationpierrerabhi.org en hommage au fervent défenseur de l’agro-écologie à l’occasion de la visite du Président François Hollande en Algérie.


8 janvier 2013 à 12:58
un article intéressant :
http://www.planetoscope.com/sols/623-erosion-des-sols-dans-le-monde.html
à noter "érosion due aux éoliennes"
4 janvier 2013 à 12:04
Mr Rabhi était venu en 1988 présenter ses travaux et son expérience à l’université de Bab Ezzouar invité par l’association scientifique des étudiants biologistes : l’ORCHIDEE. Il avait à l’époque était boudé par les enseignants sous prétexte qu’il n’avait pas de diplôme universitaire.
5 janvier 2013 à 18:30
Cela en dit long sur la valeur professionnelle ou tout simplement intellectuelle de ces enseignants snobeurs de "non diplômé".
A contrario, cela me rappelle une conférence donnée en 1976 par le défunt Rabah CHELLIG (qui se rappelle de lui?) à l’IAM de Montpellier. Apparemment non "diplômé" mais très fin connaisseur des problèmes de la steppe et du pastoralisme en Algérie il a fait salle pleine d’étudiants de 3ème cycle de plusieurs nationalités et de professeurs et chercheurs chevronnés de cette grande ville universitaire. Vraisemblablement, l’humilité reste à cultiver dans l’université algérienne.
29 décembre 2012 à 18:15
Merci cher Monsieur. Je reste attentif à toutes vos informations sur cette algue fertilisante.
29 décembre 2012 à 19:37
si vous le souhaitez, je peux vous faire parvenir mon livre – (j’en trouverai bien un autre) – car je sais que d’ALgérie – (à moins d’avoir un contact qui vient au pays) il est couteux d’acheter ici.
Petite précision : vous devriez dire "Merci chère Madame" – je suis une femme et j’ai 70 ans – je suis née dans un milieu paysan – et j’ai la nature dans les tripes
bonne soirée
ps – concernant les algues fertilisantes, les bretons utilisent les algues marines -
29 décembre 2012 à 20:15
engrais à base d’algues :
http://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-les-engrais—presentation-et-utilisation-1505.htm
29 décembre 2012 à 20:20
http://www.clicdurable.fr/nature/un-engrais-biologique-a-base-dalgues
29 décembre 2012 à 20:23
http://www.pole-mer-bretagne.com/azostimer-des-fertilisants-azotes-a-base-dalgues-pour-une-efficacite-nutritionnelle-amelioree-et-respe
29 décembre 2012 à 20:28
http://www2.cnrs.fr/journal/4238.htm
voilà – j’espère que vous y trouverez quelque intérêt – et je reste à votre disposition
bonne soirée
C.L
30 décembre 2012 à 06:38
Merci, merci chère madame. Vous êtes absolument bien gentille. Je tâcherai de compulser toute cette documentation mise en ligne et j’aviserai pour le livre. Bonne et paisible année.
4 janvier 2013 à 12:06
pour info, il y a des chercheurs algériens qui travaillent à Ouargla sur la spiruline, celle ci est déjà utiliser comme additif à la semoule de couscous par exemple.
4 janvier 2013 à 19:43
http://www.lesamanins-seminaire.com/
29 décembre 2012 à 10:24
un grand homme !
28 décembre 2012 à 02:36
Longue vie à ce monsieur qui a su appliquer les bonnes manières pour protéger l’environnement.
23 décembre 2012 à 15:56
depechons-nous d’ecouter,d’appliquer les idees de ce monsieur pour les generations future c’est l’un des rare enfants de la terre digne de ce nom merci a toi pierre est a ceux qui t’aide est surtout a ceux qui t’on eduquer et transmis ces valeurs inestimable je te souhaite longue vie.
22 décembre 2012 à 21:52
BRAVO
22 décembre 2012 à 12:44
http://www.consoglobe.com/toilettes-seches-chassez-les-prejuges-cg
ce n’est pas une plaisanterie – et je pense que Pierre Rabhi connait -
21 décembre 2012 à 17:59
http://www.colibris-lemouvement.org/
19 décembre 2012 à 12:00
Pierre RABHI, au delà de nos deux rives algérofrançaises cet homme complet et visionnaire constitue un exemple à suivre pour les générations actuelles et futures. Merci pour son témoignage
19 décembre 2012 à 09:12
France culture , chaîne spécifique de radio France a dans ces programmes une émission dédiée aux questions d environnement
voir site FR culture
C’est chaque samedi de 7 à 8 h
un auditeur a lancé un site d archives où chacun peut retrouver les enregistrements et les commentaires
voici le lien pour y accéder :
http://terreaterre.ww7.be/spip.php?recherche=rabhi&page=recherche
Pierre Rabhi est surtout connu des écologistes et spécialistes d environnement
beaucoup moins des agriculteurs céréaliers productivistes ce qui n étonneara personne
cordialitudes transméditerranéennes jp glorieux
19 décembre 2012 à 07:47
Pierre RABHI, dont j’ai appris l’œuvre depuis peu à travers mes lectures est cet homme infatigable, nourri au bon sens humain, au visage émacié et au corps frêle qui rappellent étrangement ceux du Mahatma GANDHI. Un homme simple doté d’une large culture ouverte aux défis de notre siècle. Tout le long de sa vie, il a accumulé et fait partager une expérience inestimable dans le domaine du développement durable et de la préservation des ressources. Et il continue malgré son âge avancé.
Les institutions algériennes, en particulier celles qui ont en charge l’agriculture, le développement rural, l’environnement, l’enseignement universitaire et la recherche, devraient faire appel à son expertise. Je suis sûr que le pays qui l’a vu naître y gagnera pour une meilleure perception du développement, un développement moins dispendieux d’argent, moins gaspilleur de ressource dont l’eau et la terre en premier lieu, plus soucieux de sa durabilité.
19 décembre 2012 à 14:04
APPLIQUER LES IDEES DE PIERRE
Vous avez raison, c’est un personnage à connaître. Suggestions pour appliquer ses idées.
1-PERSISTANCE D’UNE AGRICULTURE MINIERE: Regardons comment nous nous comportons avec nos sols: nous récoltons le blé, puis au lieu d’enfouir au sol les pailles (ou au moins les chaumes) nous les récoltons pour les moutons. Mais que reste-t-il pour nourrir le sol?
Pire, nous labourons à la charrue (en pratiquant souvent la jachère). Du fait de ce labour, les racines, seule matière organique (véritable éponge du sol) qui avait échappée à la dent du mouton est minéralisée. Résultats: nos sols sont passés (entre les pratiques minières – absence d’engrais – de l’agriculture coloniale et cette prédominance du mouton sur la fertilité du sol) de 2% de matière organique (MO) à 1%.
Le développement de la culture de la pomme de terre et de l’irrigation vont accentuer cette perte de MO.
Conséquence: sensibilité accrue à l’érosion.
2-QUE FAIRE?
-maintenir la MO existante dans le sol en vulgarisant le semis direct, Car voir une charrue dans un sol Algérien est un non sens agronomique.
-enrichir les sols avec du fumier, des boues résiduaires de stations d’épuration, compost d’ordures ménagères, … Bref rechercher par tous les moyens de la MO pour nos sols (sciure de bois, plumes de volailles, déchets d’industries agro-alimentaire, …).
-introduire dans les programmes scolaires des notions de base d’agronomie.
26 décembre 2012 à 14:42
cool, comme ça on pourra polluer la nappe phreatique, et si nous ne mourrons pas de faim, on pourra toujours crever de soif. C"est quoi votre ecole d’ingenieur que j’evite d’y inscrire mes gamins.
27 décembre 2012 à 06:23
Mise à part les boues résiduaires qui sont effectivement sujets à controverse, je ne vois pas comment pourrait-on polluer la nappe phréatique avec des déchets organiques cités par "Agronome" dans la mesure où leur apport est raisonné et que leur décomposition puis leur minéralisation s’effectuent très vite dans un pays chaud et sec. Merci de me fournir des éclairages utiles.
19 décembre 2012 à 07:16
voila un pierre qui nous manque, bravo ces pratiques , sont pour nous un naturel, des actes de tous les jours dans nos montagnes , dans nos oasis. la colonisation au nom de la quantité, a réduit le mode humain,pour le mode industriel.
18 décembre 2012 à 18:36
Enfin , il devraitêtre invié en Algérie.
Originaire moi même d’une Oasis , je sais da quoi il parle
Brav Pierre et soyez le bienvenue à l’Oasis de Tiout
18 décembre 2012 à 17:19
enfin vous parlez de lui !!!! merci
26 décembre 2012 à 19:08
Merci, longue et heureuse vie et soyez le (les) bienvenu(e)s chez vous en Algérie, notre environnement est en danger à cause de l’être humain ce grand prédateur, bien à vous.
28 décembre 2012 à 19:34
je suis en train de lire "la spiruline" (auteurs Michka et J Falquet) et il y a tout un chapitre sur la culture et l’engrais naturel -
pourquoi ne pas cultiver la spiruline en Algérie -
29 décembre 2012 à 06:17
Prodiguez nous de l’info sur cette espèce ou donnez-nous svp le lien y afférent si le document en question est en ligne. Merci.
29 décembre 2012 à 18:05
voici un lien pour vous procurer de la documentation :
http://www.priceminister.com/nav/Livres/kwz2/Spiruline
je livre en ma possession a été édité en Suisse -
la spiruline est une algue d’eau douce – qui doit être produite dans des lieux chauds et non pollués
la premlère doctoresse qui en a parlé (à ma connaissance) est le docteur KOUSMINE – la marque était "Flamand Vert" – et cette spiruline venait (et vient encore) du Chili je crois.
Maintenant il y a deux ou trois producteurs en France, un dans le Tarn et deux autres dans la région Paca. Je vais rechercher les liens.
A ma connaissance, il n’y a qu’un seul Lycée agricole qui enseigne comment produire la spiruline, c’est le Lycée agricole de Hyère -
Je connais une association qui pourrait aider financièrement pour ce genre de projet. Je peux rechercher si cela vous intéresse.
Je vais rechercher les producteurs français et vous envoie le lien
Bonne soirée
Gar
29 décembre 2012 à 18:14
premier lien :
http://www.algosud.com/
en ce qui me concerne je ne trouve pas ça bon – je préfère en cachets
29 décembre 2012 à 18:20
second lien :
http://www.spiruline-occitane.com/