La régulation des quotas en guise de politique agricole

Au fur et à mesure que le mois de ramadhan s’approche, le récurrent débat sur l’approvisionnement du marché en produits alimentaires refait surface. Comme chaque année à la même période, des décisions sont prises, impliquant la mobilisation de fonds supplémentaires sur le budget de l’Etat.

Dans la foulée des « préparatifs » pour ce mois, le ministre de l’agriculture et du développement rural a annoncé « une batterie de mesures » arrêtée pour se prémunir de toute éventuelle pénurie durant cette période.

Parmi ces mesures, le relèvement des quotas de blé et de poudre de lait vendus à des prix administrés respectivement par l’OAIC (office interprofessionnel des céréales) aux minoteries et l’ONIL (office interprofessionnel du lait) aux laiteries.

Pour les minoteries, les quotas de blé acquis auprès de l’OAIC sont désormais à hauteur de 70% des capacités de production déclarées par le transformateur. Une décision similaire a été prise pour ce qui est de la production de lait pasteurisé en sachet vendu à 25dinars/litre.

Au-delà du débat sur l’opportunité de ces mesures, il y a lieu de remarquer qu’en agissant de la sorte, les pouvoirs publics ont réduit la sensible question de la régulation du marché des produits de large consommation à la simple révision, à la baisse ou à la hausse, des quotas des matières premières tout en occultant la provenance de ces quotas.

Or, lorsqu’on sait que le blé distribué aux minoteries et la poudre de lait fournie aux laiteries en quotas proviennent des importations, la question du développement agricole dont les pouvoirs publics font un cheval de bataille se pose d’elle-même.

Des décisions sans tenir compte des dépenses

En 2010, le chef de l’Etat a décidé d’affecter au secteur de l’agriculture une enveloppe financière de 1 000 milliards de dinars sur une échéance de cinq ans (2010-2014), alors qu’auparavant des dizaines de milliards ont été consommés à travers le fameux PNDA sans qu’aucun bilan ne soit arrêté. Ceci, sans compter les 41 milliards de dinars qu’il a annoncé en février 2009 pour le rachat des dettes des agriculteurs à quelques semaines seulement de l’élection présidentielle qui lui a donné le visa pour un 3ème mandat à la tête de l’Etat.

Avec du recul, il est aisé de remarquer que le secteur agricole a absorbé des centaines de milliards en l’espace d’une décennie, mais, en 2011, la régulation du marché des produits agricoles ne dépasse pas le stade du réajustement des quotas distribués aux transformateurs.

Il est temps de faire le point de la situation pour mieux cerner la question du développement agricole et identifier les maillons faibles de la chaîne. Parce que la rente pétrolière qui sert toujours à amortir les chocs n’est pas inépuisable.

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13 Réponses to “La régulation des quotas en guise de politique agricole”

  1. Djamel BELAID Says:

    LEGUMES SECS, PARI AMBITIEUX DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE
    Djamel BELAID 18/03/2018.
    En Algérie, la culture des légumes secs – lentilles, pois-chiches – a le vent en poupe. Nombreux sont les agriculteurs qui exhibent des parcelles impeccables. Plusieurs wilayas font d’ailleurs état d’une augmentation des surfaces consacrées à ces cultures. Est ce dire que le pari du ministère de l’agriculture (MADR) de réduire, dès 2020, la facture annuelle des importations – 150 millions de dollars – est en voie d’être gagné ?

    MADR : UN PROGRAMME AMBITIEUX
    Les légumes constituent une source de protéines végétales dotées des mêmes vertus nutritives que la viande et les fromages. Ils sont souvent qualifiés de « viande du pauvre » et sont plus facile à produire que la viande dans la mesure où leur culture consomme moins d’eau. Avec les céréales, les légumes secs constituent donc un aliment stratégique.

    Le programme du MADR a été récemment décrit par Mr Omar Zeghouane, directeur général de l’Institut Technique des Grandes Cultures (ITGC). La presse nationale s’en est largement faite écho. Le but étant à terme d’éviter l’importation annuelle de 2 millions de quintaux de légumes secs dont 1,4 million quintaux de lentilles et de pois chiches.
    Ainsi, rapporte l’APS, pour répondre aux besoins prévisionnels, « nous devrions produire presque 2 millions quintaux de pois chiches et de lentilles », estime le même responsable.

    Le secteur agricole devra alors porter les superficies consacrées aux légumineuses à 218.000 hectares (ha) contre 85.000 ha actuellement. Sur cette superficie, celle réservée aux lentilles et aux pois chiches devra passer de 30.000 ha à 170.000 ha dans le cadre de ce nouveau programme.

    Toujours, selon l’APS*, il est prévu d’augmenter le soutien financier à la production de semences. Pour répondre aux besoins en semences qui sont appelés à augmenter par la mise en oeuvre du programme de développement des légumineuses, le soutien financier à la production de la semence notamment de lentilles et de pois chiches doit être revu à la hausse.

    « Le programme national actuel de multiplication de semences ne suffit pas pour faire face à la demande qui sera générée par la mise en place du nouveau programme de production de légumineuses », fait savoir M. Zeghouane.

    C’est dans ce sens que la concrétisation de ce programme nécessite une augmentation de ce soutien de l’Etat à la production de semences afin d’encourager les agriculteurs à livrer la totalité de leur production aux établissements multiplicateurs de semences.

    Actuellement, l’Etat accorde une prime de collecte aux producteurs de semences de pois chiches et de lentilles, qui correspond à 35% du prix à la production.

    Le prix du quintal livré aux établissements multiplicateurs est fixé à 7.000 DA pour les pois chiches et à 6.000 DA pour les lentilles.

    Mais les producteurs jugent ce prix insuffisant et préfèrent, en conséquence, ne livrer qu’une partie de leur semence aux établissements multiplicateurs dont celui de l’ITGC, liés par un contrat, et en réserver une autre partie pour la vendre sur le marché libre à un prix supérieur à celui fixé par l’Etat.

    « C’est pour cela que nous perdons beaucoup de quantités de la semence », explique M. Zeghouane qui soutient que des mesures attractives doivent être prises pour que la totalité de la production de la semence soit dirigée vers les établissements multiplicateurs.

    L’ITGC a entamé en 2016 la multiplication de la semence de pois chiches à gros grain, très prisés par les consommateurs, et dont cinq variétés devraient être mises à la disposition des agriculteurs durant les trois prochaines années.

    LES POINTS FAIBLES DU PROGRAMME DU MADR
    Afin d’attirer les céréaliers à consacrer une partie de leur superficie en légumes secs, le programme du MADR , dont l’APS a rendu compte, table essentiellement sur un relèvement des prix à la production. Or, ce levier présente des limites.

    Pour rendre ce type de culture plus rémunérateur, il existe d’autres voies telle la réduction du coût de mécanisation, de désherbage et des semences.

    Concernant les coûts de mécanisation, il s’agit de favoriser la pratique du non labour avec semis direct. Certains céréaliers excellent déjà dans cette technique. On peut ainsi voir dans la région de Sétif, quelques parcelles avec des plants de lentilles poussant entre les chaumes du précédent cultural. Cependant, il existe un manque criant de semoirs pour semis-direct. En effet, le programme de production locale d’un semoir low-cost pour semis direct a pris un retard inexplicable. La société CMA-SOLA produit des semoirs conventionnels à dents flexibles. Ces engins pourraient, dans certains cas, être utilisés comme semoirs pour semis direct, mais l’encadrement technique (ITGC) n’est pas conscient de cette opportunité.

    Concernant les variétés de légumes secs, ces dernières années, l’ITGC a entrepris un remarquable travail de recherche de variétés plus productives. Ajoutons que le consommateur local préfère les pois-chiche à gros grains. Cet institut dispose des compétences humaines pour des programmes de sélection et de l’aide d’instituts internationaux disposant de banques de gènes. Déjà 5 nouvelles variétés de pois_chiches devraient être mises à la disposition des agriculteurs. On peut espérer que cet institut développe avec l’université des programmes modernes de création variétale. Canadiens et Australiens ont créé par manipulation génétique des variétés – non-OGM – résistantes à certains herbicides et rendant donc le désherbage chimique plus aisé.

    En matière de semences certifiées, l’offre des CCLS n’arrive pas à couvrir la demande. Or, le programme de l’ITGC vise à centraliser l’entière production de semences certifiées au sein des CCLS. Certes, celles-ci ont récemment acquis un matériel moderne d’origine turque qui permet le tri et le traitement de grandes quantités de semences. Cependant, face à des prix jugés peu rémunérateurs, des producteurs privés de semences préfèrent ne pas livrer leur production aux CCLS. La solution aurait pu être d’encourager les producteurs privés de semences en les encadrant et en les pousser à se doter de mini-stations de tri et de traitements de semences et de les laisser commercialiser eux mêmes de la semence certifiée et/ou de la semence de ferme améliorée.

    Les légumes secs doivent impérativement faire l’objet d’un désherbage. En effet, leur faible recouvrement du sol les rend très sensibles à la concurrence des mauvaises herbes. Jusque là, les services du MADR – ITGC et INPV – ont basé leurs préconisation sur la seule lutte chimique. Or, le prix des herbicides importés est élevé et leur disponibilité non garantie. Il aurait donc été intéressant de passer des partenariats public-privé pour la fabrication locale de petit matériel de désherbage mécanique (herse étrille et houe rotative). Précisons que déjà, une production locale de bineuses existe. Certains agriculteurs n’hésitant pas à en confectionner eux même en modifiant du matériel déjà présent sur leur exploitation.

    METTRE PLUS DE MOYENS TECHNIQUES AU NIVEAU DES AGRICULTEURS
    Grâce au soutien conséquent des pouvoirs publics en moyens financiers et humains, le MADR a réussit à créer un réel engouement pour la production de légumes secs. Tel l’état-major d’une armée en campagne, les services agricoles se doivent d’assurer l’ensemble des moyens concourant à l’objectif final : variétés adaptées, semences, semoirs pour semis-direct, herbicides et herses.
    L’agriculteur a tout à gagner à intercaler entre deux cultures de céréales des légumes secs. Le cycle des ravageurs – insectes, champignons et mauvaises herbes – est ainsi interrompu. Par ailleurs, ces cultures ayant la propriété de fixer l’azote de l’air, la culture qui suit nécessite moins d’engrais.
    Mais, afin de maintenir l’engouement pour ce type de cultures, il s’agit également d’aider les producteurs à créer de la valeur-ajoutée. Et cela passe par la possibilité de commercialiser directement leur production en leur offrant les moyens financiers et fiscaux appropriés au soutien des prix aux consommateurs. En effet, contrairement aux céréales, et comme chacun le sait, les légumes secs n’ont pas besoin de transformation. Ils peuvent donc être commercialisés directement par l’agriculteur. Pourquoi ne pas encourager des regroupements de producteurs – sous forme de coopératives de vente ou de Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E) – qui pourraient disposer d’une habilitation à recevoir le soutien des prix à la consommation et qui se doteraient de moyens de stockage et d’ensachage pour une vente de gros et de détail aux grossistes et consommateurs.

    EN FINIR AVEC LE CENTRALISME ADMINISTRATIF
    Plus que les céréales, les légumes secs sont un vecteur de progrès dans les campagnes. La réalisation d’une autosuffisance locale ne peut passer par les seuls schémas traditionnels des services agricoles. Elle bouscule les façons de faire – souvent très administratives – du MADR. Cette autosuffisance passe par la mise en ouvre de différents moyens originaux : sélection génétique par manipulation génétique non-OGM, encouragement d’une filière privée et indépendante de production de semences (voir le cas de la lentille « Kenza » de la société Axium à Constantine), d’implantation des cultures sans labour, de désherbage bio (sans herbicides chimiques) ou de commercialisation par des groupements de producteurs.

    Agriculteurs et consommateurs ont tout à gagner dans la réussite d’un tel programme. La production de légumes secs constitue l’unique moyens de rompre le cycle des maladies et infestation en mauvaises herbes des cultures (notamment les graminées). Par ailleurs, rares sont dans le monde des organismes de collecte – OAIC et ses CCLS – garantissant aux agriculteurs un prix rémunérateur et garanti quelque que soient les fluctuations du marché international. Pour les consommateurs, outre l’assurance d’une production locale à prix raisonnable, il y a là le moyen d’arriver à une production bio. Aux agriculteurs, fabricants et concessionnaires de matériel agricole, aux cadres dynamiques des instituts techniques, des CCLS et DSA ainsi que des élites rurales (retraités investissant dans l’agriculture, jeune chômeurs diplômés ou non, agriculteurs et fonctionnaires éclairés, …) de contribuer à ces actions de terrain et à terme d’arriver à la création d’une filière légumes secs à même de dialoguer avec les pouvoirs publics.

    Il serait bon qu’à l’avenir, au lieu d’être directement affectés vers des postes prestigieux tels ceux du ministère des Finances ou des Affaires Etrangères, des majors de promotion de l’ENA d’Alger soient affectés vers le MADR. Cette institution semble en effet bien en panne d’idées…

    Notes :
    (*) APS : Vers l’autosuffisance en légumes secs d’ici à 2020 28/11/2016

  2. benchikh Says:

    je remercie Mohamed Naili ,pour ce bloc paysans d’Algérie,votre bloc verra bientôt le succès parce-que l’Algérie est une terre Agricole par excellence,et notre or noire comme la boîte noir en avion ,il nous a cassé les bras ,il nous a rendu des mouches.

  3. Agronome Says:

    NEGOCIATION SUR LE LAIT : C’EST AUX LAITERIES DE FAIRE UN EFFORT.
    Djamel BELAID 3.10.2015

    Dans un article du 2.10.2015, le quotidien El-Watan titre « Les laiteries bloquent les négociations sur le lait.
    Selon Leïla Beratto et Samir Amar-Khodja, auteurs de l’article, du côté des producteurs, on accuse les transformateurs : «Nous n’avons pas trouvé de solutions pour l’augmentation du prix du litre de lait. Le gouvernement veut que les transformateurs prennent en charge l’augmentation car ils font de gros bénéfices. Les transformateurs refusent. Nous sommes dans une impasse et nous avons demandé un rendez-vous pour la semaine prochaine, avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal», rapporte Hassan Aït Mohand Saïd, président de l’Association des producteurs de lait de Batna.

    Face à ce qui semble être un point de blocage et étant donné que les caisses de l’Etat sont vides, la solution pourrait venir des laits végétaux.

    UTILISER LE LAIT DE SOJA
    Un deal pourrait être proposé par les pouvoirs publics aux transformateurs sous la forme suivante. Pour la préparation de desserts (yaourts, flans, « danette », …) ainsi que certains laits diététiques, nous vous livrons du soja en remplacement de la poudre de lait. Comme le soja coûte moins cher, une partie des subventions auparavant allouées aux laiteries passent aux éleveurs.

    Une telle solution passe par la mise en place rapide des process de fabrication et les dosages nécessaire afin de suivre les habitudes alimentaires des consommateurs. Cependant, la solution est viable. Rappelons qu’à l’étranger des firmes comme sojasun.fr et Bjorg.fr commercialisent des desserts à base de lait de soja et des laits végétaux à base de soja, de riz, d’avoine ou d’amandes.

    L’Algérie dispose d’ingénieurs en technologie alimentaire et d’une industrie de transformation du lait. A eux de montrer de ce qu’ils sont capables. A eux de nouer des partenariats avec les firmes étrangères citées et aussi de mettre au point des préparations originales.

    LE MADR AU PIED DU MUR
    Sur le long terme, il s’agit de trouver des solutions afin de trouver de produire plus de fourrages. Certes, il y a l’irrigation mais également l’introduction de nouvelles espèces fourragères la mise à la disponibilité des agriculteurs de plus de matériel d’implantation et de récolte des fourrages.

    Les solutions techniques sont pour la plupart connues des cadres techniques. Il s’agit de mettre ces cadres au plus près des producteurs. Pour cela, les solutions à développer sont de :
    transférer des postes budgétaires de cadres en poste dans des bureaux pour les affecter à des associations d’éleveurs,
    encourager la mise sur pied d’associations représentatives d’éleveurs et de groupements d’éleveurs pouvant telle la Coopsel de Sétif mettre un pied dans la vente du lait,
    d’obliger les laiteries à mettre sur place des équipes d’appui technique en s’appuyant sur des expériences telles celles du projet Alban,
    de financer des postes budgétaires des associations d’éleveurs et de groupements d’éleveurs en prélevant une taxe sur l’activité des laiteries.

    Le secteur agricole et de la transformation est riche de potentialités humaine. Au MADR d’être le catalyseur afin de réunir le diagnostic le plus pertinent au sein de la filière et de dégager des actions permettant aux éleveurs d’être les propres agents de leur développement au lieu d’en faire d’éternels assistés.

    LES ELEVEURS AU PIED DU MUR
    De leur côté si les associations d’éleveurs ont fait preuve de beaucoup de maturité, il est de leur devoir de pousser leur adhérents à former des groupes de producteurs afin d’obtenir un minimum d’aide financière et de postes budgétaires publics. Car, au final, c’est aux éleveurs organisés en réelles coopératives de services de se doter des moyens de produire plus de fourrages, d’avoir les moyens de transport de ces fourrages mais également de progressivement intervenir dans la transformation du lait afin de garantir leurs marges.
    A ce titre, l’expérience de la Coopsel de Sétif mérite toute leur attention.

    A eux de se dire que les ministres de l’agriculture passent (parfois très vite) et qu’eux seuls restent sur le terrain et que le salut ne viendra que de leurs propres initiatives.

  4. Agronome Says:

    OAIC : BELABDI MET LE TURBO.

    D. BELAID Ingénieur Agronome.

    L’OAIC est un organisme stratégique pour l’assistance apportée aux 600 000 céréaliers algériens. Son ancienne direction puis la nouvelle se sont attelées à développer cet appui. Le directeur actuel Mr M.BELABDI a récemment indiqué les avancées en cours au niveau de l’office.

    Le développement des unités de prestations de services motoculture est ainsi une aide majeure. Il en est de même pour la mise sur pied d’un nombre toujours plus grand d’unités de production de semences. La réactivation de l’union des coopératives de semences et la signature d’un accord de coopération avec un partenaire français sont intéressants à plus d’un titre. Ils devraient permettre un transfert de savoir faire mais aussi porter sur les semences de légumineuses.

    Une autre innovation majeure est l’aide à l’irrigation d’appoint. Il est à noter le dispositif original mis au point : « le remboursement des échéances de l’emprunt est de ne faire payer le céréaliculteur qu’avec le gain réalisé par l’élévation des rendements ». L’irrigation peut faire passer les rendements de 18qx à 40 Qx/ha.
    Le rendement céréalier qui était de 8 qx/ha est passé à 18 qx/ha en 2013. L’OAIC a ainsi collecté 20 millions de qx des 51 millions de qx de céréales produits en 2012. Ces chiffres illustrent le travail de l’OAIC, de ses cadres, ouvriers, chauffeurs et direction. Les données sur la collecte illustrent que bien qu’acteur fondamental de la filière céréales, l’OAIC n’est pas seul. La stratégie de mettre en place des pools régionaux composés des acteurs locaux (CRIC) montre la qualité des choix opérés. Mais cette multitude d’opérateurs montre que l’OAIC a également un rôle d’impulsion de la filière.

    SUGGESTIONS AFIN DE NOURRIR LE DEBAT

    En première approche nous proposerons au débat quelques exemples d’impulsions. Equiper des privés de stations mobiles de semences afin de toucher les petits céréaliers au fin fond de la campagne ? Développer une filiale de fabrication de cellules en tôles pour le développement du stockage à la ferme. Encourager ce stockage par une politique de bonification pour les livraisons hivernales. Cela permettrait la constitution de lots homogènes du point de vue qualité. Les CCLS n’ont de « coopératives » que le nom. Comment revoir leurs statuts afin de favoriser une plus grande responsabilité financière et de contrôle des coopérateurs (cela implique une école de formation des cadres coopérateurs). Dans les CRIC, étudier l’apport du semis direct, du désherbage mécanique et de toute autre technique permettant de réduire les coûts de production (le prix d’achat de 4500 DA/qx est-il tenable en cas de diminution des rentrées pétrolières ?).

    Envisager un nouveau statut de certains personnels des CCLS afin d’instaurer des primes liées aux volumes d’intrants vendus, au nombre d’heures de prestation de motoculture ou aux volumes de céréales collectées. Organiser des partenariats afin que l’encadrement de base des CCLS mais aussi les coopérateurs élus puissent aller en voyage d’études dans le sud de la France ou en Espagne auprès de coopératives céréalières.

  5. si l Algérie se met à produire, à vendre et même à exporter les produits de son agriculture s’en sera fini de l Europe.l’Espagne, la France, l’Italie, l’Allemagne …etc ils n’auront plus de débouche pour leur surproduction agricole :
    voila en plus d’avoir vendu 50 000 ouvrier par an au lendemain de l’indépendance(biromendev) à De Gaulle pour reconstruire la France, l’accord concernait aussi le non développement du pays.Quel autre explication à ce désastre, ce gâchis? Merci monsieur le président.

    • erod39 Says:

      @ Azim:
      L’Europe bénéficie de mécanismes de compensation douanier qui rendent très difficile voir impossible de gagner de l’argent en exportant vers l’Europe!

      Un producteur qui exporte ne maîtrise même pas à l’avance le prix qu’on lui paiera sa marchandise et c’est très fréquent que la vente se fait à perte pour lui (pas pour le mandataire qui s’est chargé de l’exportation xD)

      Quand on exporte un produit, mais qu’on a du importer la semence, les engrais, les produits phytosanitaires…..pour le produire ; en réalité on ne fait qu’exporter de la main d’oeuvre.
      Au prix de la main d’œuvre locale, on voit vite le peu d’intérêt économique!

      Quand on rajoute à cela les subventions dont bénéficient les agriculteurs européens, il est quasi impossible de les concurrencer !
      Et si le gouvernement les laissait librement importer, nos produits locaux seraient beaucoup plus chers que les produits en provenance d’Europe.

      Ce n’est pas pour rien que les dirigeants européens passent leur temps à venir faire des courbettes à notre président…..

      Notre président que l’on peut remercier d’avoir instauré la règle de partenariat avec 51% du capital obligatoirement entre les mains d’un associé algérien ; règle que dénoncent les investisseurs étrangers, désespérés par la perspective d’être obligés de partager leur profit avec des locaux.

  6. Kiwi de Nouvelle Zelande
    .
    Raisin, pommes, poires, d’Espagne
    .
    Viande d’Inde
    ..
    Orange au hachich du Maroc.

    Banane de Comombie farcie a la cocaine
    Riz du Pakistan
    ..
    Ail, oignon, tomate, textile, routes, AADL, ferraille etc… de Chine

    Voitures de Coree du Sud, Japon, Europe.

    .
    Quarrive-t-il a notre pays et au peuple algerien nourri, vetu, soigne et amuse par les produits etrangers ?

    Ou est passee la production agricole et industrielle algerienne deliberement assassinee depuis 1999 par le clan presdientiel, a la solde des pays etrangers moyennant gros bakchichs

    Les algeriens et les algeriennes sont vus comme de gros ventres avec d’ enormes tubes digestifs et de gros orifices d’evacuation.

    Pas de Culture, pas de loisir, pas de formation, pas d’ambition, pas d’avenir.

    Ils sont prisonniers du passe sombre de leurs dirigeants autoproclames.

    Bouteflika a bien pris sa revanche contre ce peuple qui ne l’a jamais adopte car il ne le sent pas comme un de ses vrais enfants, petris de ses valeurs ancestrales et fiers de le servir

    Quant a se sacrifier pour lui, on en est bien loin et le passe est la pour confirmer cela.

    .

    Ceux qui l’ont impose au peuple algerien en 1999, 2004 et 2009 portent l’entiere responsabilite de la catastrophe annoncee a laquelle ce clan de predateurs conduit l’Algerie.

    Comme eux, ils ne l’emporteront pas au paradis ou plutot en enfer ou les ont deja precedes leurs complices.
    .
    God bless Algeria ! !.

  7. Quel dommage de toujours voir des commentaires si négatifs sur la situation Algérienne !

    Et pourtant quand on regarde la géographie, le climat, les ressources, l’histoire, le patrimoine culturel….on a l’impression que dieu a tout donné à l’Algérie.

    Mais, j’ai des fois le sentiment que les Algériens vivent sur une autre planète…..
    Les prix de l’immobilier en sont la meilleure représentation; que ce soit à la location ou à la vente, les prix de vente sont prohibitifs et sont même souvent supérieurs à ceux que l’on peut trouver dans des pays comme la France!
    Comment imaginer trouver des locataires quand on demande un loyer, trois à quatre fois supérieurs au salaire moyen?

    Le summum de ce système absurde se retrouve dans les prix des terres agriole qui sont proposés à des prix compris en 1 et 3 millions de dinars l’hectare!
    30 000 euro pour un hectare de terre non irrigué…..aucune exploitation agricole ne pourrait être rentable avec des prix pareils!

    C’est certainement cette notion de « réalité économique » qui manque le plus en Algérie.

    On critique souvent le pouvoir en place, comme principal responsable de cette situation, et pourtant dans les faits aucun pays au monde n’offre aux Algériens, ce que l’Algérie propose!

    Une concession agricole gratuite, un prêt à taux zéro d’un million de dinar par hectare garanti par cette concession (qui ne coute rien); des subventions supplémentaires pour la plupart des investissements, exonération d’impots!
    Que veut-on de plus?

    Industrie, aquaculture, ressources minières, nouvelles technologies…. les aides qu’offrent le gouvernement sont multiples mais elles nécessitent du travail, du courage et de la ténacité!

    La rente pétrolière dont dispose l’Algérie est un formidable moyen pour faire de l’Algérie une des plus grandes puissances économiques du monde Arabe, mais sans la volonté des Algériens, rien ne peut se faire!

    • Pour l’APN, le Conseil de la Nation, l’UGTA et les Patrons algeriens, qui sont en realite des artisans et bricoleurs, les Algeriens et les Algeriennes ne sont pas dignes d’etre habilles convenablement avec des habits neufs, qu’ils soient de marque ou non
      .
      Ils ont donc decide de leur importer de la fripperie, c’est a dire de vieux vetements et des chaussures deja utilises ou ayant appartenu a des personnes decedees
      C’est HONTEUX !.
      Nous savons tous qu’il y a des chaines de magasins de vetements aux prix modestes et de bonne qualite

      Comme Lidll ou Primark.

      Je m’etonne pourquoi elles ne sont pas installees en Algerie comme UNO et carrefour ?

      On dit que le gouvernement ne serait pas d’accord avec la loi de l’APN mais il n’a rien fait pour la bloquer car elle fait honte au pays, qui dit avoir plus de 165 milliards de dollars dont plus de 100 milliards places a l’etranger, en Amerique a un faible % d’interet et qu’il sera difficile de recuperer entierement a cause de l’inflation et de l’insolvabilite des USA

      Pretendre avoir 165 milliards et etre incapable de nourrir, de soigner, de loger et de faire travailler sa jeunesse qui s’immole chaque jour et pratique la harga et la zetla, c’est plus que dramatique.

      C’est de l’incompetence pure et simple.
      Alors ces predateurs doivent partir aujourd’hui car ils coulent et font couler le pays avec eux.

      God bless Algeria .

    • Je suis d’accord pour les aides proposées pour le decollage de l’agriculture et d’autres secteurs, mais je ne partage pas votre point de vue dans le mecanisme erigé pour que ces subventions soient effectivement un investissement et non une perte sèche, et la responsabilité n’incombe pas au peuple qui a des brebis galeuses autant que des elites utiles comme tous les peuples du monde
      Mains quand 90% d’un programme part en fumée, il est aussi injuste que faux de conclure que 90% des agriculteurs sont des filous, mais plus juste de dire que les chargés du plan à tous les niveaux sont à 90% des filous et choisissent automatiquement les projets les plus foireux pour les financer et se partager le butin parmi la minorité de filous qui devient une majorité de Beneficiaires par la grace d’un pouvoir qui a érigé la filouterie en devise republicaine à commencer par la fraude electorale qui veut tout dire
      Dans un pays dirigé par des gens qui se respectent, les financement sont les derniers à etre mis en place, la priorité etant donnée au plan , à ses previsions et à ses details clairement definis par des bureaux d’etude et choisis par les decideurs dans la transparence la plus totale, et meme suite à un debat national
      Ensuite viennent les modalité claires de mise en oeuvre et les garde fou techniques et juridique qui empechent toute derive sans etre obligés de la punir plus tard, en troisième phase vient la selection des projets et des promoteurs en fonction de ce qu’ils proposent de sa faisabilité et des moyens qu’ils comptent mettre en oeuvre pour y parvenir, dans une quatrième phase on les laisse commencer leur projet sans subvention ni aide en dehors de credits bancaires ordinaires et bien etudiés, et ce n’est que quand la mise en oeuvre du projet a atteint une taille et un niveau de non retour qui prouve le serieux de l’affaire que les subventions sont versées aux banques en reduction du credit precedemment consenti sur des projet réalisés
      Chez nous, c’est l’inverse on annonce l’enveloppe, on se remplis les poches et celles des copains, on bouffe les aides publiques, et on prend des pretentions pour des plans, ensuite on met quelques oiseaux en taule, et on cloture sur un constat d’echec en invoquant un peuple sans conscience ni morale.
      Si vous dites que ce regime n’a ni conscience ni morale c’est une evidence, si c’est le peuple il n’est pas special, meme les suedois dirigé de cette façon 50 ans durant, deviendront pire que nous, que voulez vous que le peuple face quand deux couloirs lui sont tracés l’un mène à l’immoralité et l’autre à la misère, trouvez moi un peuple qui choisit le deuxième si vous le pouvez, le troisème couloir consiste à se secouer de cette torpeur qui nous fait accepter l’inacceptable comme une fatalité et l’innomable comme une norme
      Salutation d’un compatriote

  8. zouhir medea Says:

    decidement rien ne changera dans une algerie qui pronne une anarchie evidente toute ces années de lois de de decrets de previsions mais rien n y fait .y a t’il des economistes califier dans ce bled africain ou c le problem de toutes une institution et d’un minister.meme la patate on a pas sue gere avec les frigos poiur stabilisé son prix tout porte a croire que nous sommes champion que dans les paroles et promesses ..waw les pauvres qui parle d’auto suffisance………………………………

  9. Nadir BOUMAZA Says:

    tres bien que cela, merci d’enrichir l’analyse et la critique de politiques peu dignes de ce nom et de combler l’indigence de l’information statistique et de la documentation publique

  10. rien ne sert de courir il faut partir à point, l’alegrie est mal partie,
    dirigé par des…..bip, elle continuera à s’enfoncer…

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