Financement agricole : Quand le terrorisme s’en mêle

Depuis le lancement du fameux plan national de développement agricole (PNDA), le financement de l’agriculture ne cesse pas de faire l’objet de débat mais sans que le sujet ne soit exploré dans toutes ses dimensions.
Après les dizaines de milliards de dinars absorbés entre 2001 et 2006 dans le cadre du PNDRA (développement rural et agricole), il y a eu la politique de renouveau rural et agricole mise en branle depuis 2008 avec des financements, tellement faramineux, qu’ils ont aiguisé les appétits et la gourmandise de courants habitués à la convoitise des deniers publics.
L’année dernière, un nouveau plan quinquennal pour l’agriculture (2010-2014) a été mis en œuvre dans le cadre du programme présidentiel avec un budget de 1 000 milliards de dinars, soit 200 milliards DA par année.
Ce qu’il y a lieu de relever dans toutes ces tentatives de relancer le secteur agricole, c’est qu’à aucun moment le bilan du programme précédent n’a été fait.
Mieux encore, les subventions agricoles n’ont jamais été soumises à un contrôle adéquat qui aurait permis de prévenir toute forme de détournement ou à des études efficientes qui auraient permis de faire le diagnostic juste et effectif des faiblesses et atouts de chaque filière.

L’indifférence du Parlement

Même les instances habilitées n’ont jamais évoqué la question des subventions agricoles. C’est le cas de l’institution parlementaire avec ses deux chambres (APN et Sénat), qui, pourtant, est investie de prérogatives pour mettre en place des commissions d’enquête ou, au moins, interpeller le gouvernement sur ces subventions agricoles, dont le citoyen a le droit de regard, car elles relèvent de l’argent du contribuable.
En revanche, les subventions allouées par l’Etat aux producteurs et transformateurs, à coup de milliards, ont souvent fait l’objet de détournements et autres manigances fallacieuses, à l’instar du scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA) ou l’affaire de la poudre de lait détournée qui a secoué l’année dernière l’ONIL (office interprofessionnel du lait), entre autres.
Les inégalités qui ont entaché l’opération d’effacement des dettes des agriculteurs, à laquelle le président Bouteflika a débloqué 41 milliards de dinars à la veille de la campagne électorale pour les présidentielles de 2009, illustrent aussi ce manque de clarté dans la gestion des subventions agricoles.

Blanchiment d’argent et financement du terrorisme

Ce laxisme a poussé des courants aux desseins pernicieux jusqu’à verser dans l’utilisation des fonds engagés pour le développement agricole dans la grande criminalité.
L’affaire de l’utilisation de l’argent du soutien agricole dans la culture de cannabis et d’opium révélée en 2009 dans la région d’Adrar en est la parfaite illustration.
Les dérapages risquent de s’avérer encore plus graves si les pouvoirs publics ne revoient pas leur démarche en matière de contrôle de l’argent des subventions.
Hier, sur les colonnes d’El Watan, notre collègue de Boumerdès a mis le doigt sur un fléau dont les conséquences sont à prendre au sérieux: Il s’agit des groupes terroristes qui s’impliquent dans le financement de l’agriculture ou rackettent les exploitants agricoles dans cette région du pays.
Avec le caractère informel qui prédomine le financement du secteur, l’investissement agricole risque de devenir le terrain idéal pour le blanchiment d’argent ou le financement de la criminalité sous toutes ses formes.

13 Réponses to “Financement agricole : Quand le terrorisme s’en mêle”

  1. berrekla said Says:

    Alors pourquoi vous êtes pas rester dans votre algerie pour la redresser.c’est facile de critiquer de loin.

  2. BELHABLA Says:

    il est vraie que l agriculture en Algérie a été un des premiers secteur a subir une pseudo indépendance, en réalité victime d’une absence totale dune relève qualifiée, c’est a dire de professionnels, au nom de la revolution on a offert a des gens de remplacer les colons par x et y algeriens qui n ont d ‘agriculteurs que la mémoire d’avoir servit un colon ,la question que sont devenu ses domaine de la mitidja et autre, du béton, la religion na rien avoir, la responsabilité et ailleurs.
    nous devons asseoir une Algérie des professionnels non pas des décideurs politiques? qui n4ont de foi en ce pays que leurs compte en banque ET LA HERGA. il est vraie pour avoir constater se désastre il nous reste cette harka qui fait de nous des marchands d’éveil et de conscience pour un renouveau d’une Algérie avec le travail pour l’intérêt de tous.
    arrêtez l urbanisation de nos espaces agricoles,protégez le patrimoine en semence et son développement ,protégez nos campanes par la création de l emploi agricole(petits élevages et grands élevages, revoir les construction en milieu rural (interdire l’utilisation de la terre nourricerie pour un habitat précaire et sans lendemain, encourager l installation d agriculteur dans le sud.
    il serait incorrecte de dire que la volonté politique n existe pas il suffit de moralise ce combat, et l’état de contrôlé l’argent du contribuable.il en demeure que la tache et plus importante ,il va de l avenir de nos enfants, une véritable revolution agro pastorale nous attend car elle a été saute par la revolution industrielle qui a été lourde de conséquence et légère dans sa stratégie.

  3. naïfs vous étes !! Comment le lobby arabo-islamiste s’est-il approprié les richesses des petits propriétaires terriens de leur pays ? En pratiquant la méthode des catho d’antan. Si la révolution française a été en partie une révolution paysanne (en partie athée), c’est parce que les paysans avaient réussi à produire pour eux mêmes et obligeaient les gens des villes (bourgeoisie entre autre) à se déplacer en milieu rural pour s’alimenter, sans quoi ils mouraient de faim. Avec le temps on le rermarquera bien plus avec l’évolution par exemple avec La JAC des années 50 qui a rechristianisé cette paysannerie en créant ce mouvement avec à sa tête les patrons FNSA d’aujourd’hui. Même principe en Arabie et le lobby cultuel arabo ilsamiste qui s’est propagé jusqu’au Magreb etc … Dès l’indépendance, il a été mis en place le système des Comités Autogérés dans le cadre de l’autogestion des exploitations auparavant aux mains des colons. Les propriétaires terriens algériens ont été expropriés de leurs terres et plantations fruitières au profit du Fonds national de la révolution agraire (FNRA). Pourquoi en France, avec les terres que nous avons, nous ne pouvont vivre de nos rentes alors qu’on favorise des voleurs genre Mossanto et on nous oblige à importer ses cochonneries. Pourquoi alors l’Algérie n’ a jamais favorisé l’agriculture au point d’importer elle aussi ? Islamistes ou pas, ce sont tous les mêmes ! des bourges et si les algériens ne comprennent pas que nous ici parvenons a nous défendre parce que nous ne sommes pas tous endoctrinés par la religion, alors c’st que jamais ils ne sortiront de leur misère… l’agriculture je vous fais remarquer, c’est la « vie », ce qui a permis aux hommes de s’éparpiller dans le monde entier après qu’il ait maîtrisé l’agriculture aux abords du Nil…. on appelle çà le droit sur le « vivant » … si les agriculteurs avaient su préserver leur terres, les bourges n’auraient jamais provoqué l’exode rurale que tous les pays subissent depuis des décennies !

    • @ Joanna
      Naïf ? Oui sans aucun doute, je le suis !
      Non pas parce que je suis plus bête qu’un autre mais parce que j’ai foi en l’homme.
      Que serait le sens d’une vie sans naïveté ?
      Une vie de méfiance, d’incrédulité sans aucune foi !
      A choisir je préfère être un pauvre naïf, qu’un riche incrédule !
      On peut choisir de regarder le monde à travers les atrocités des islamistes ou les « bourges » comme vous les appelez, ou à travers celle des hommes qui font grandir l’humanité !
      Connaissez vous l’histoire de Yacouba Sawadogo ?
      Ce n’est qu’un pauvre paysan Africain, qui a bouleversé la vie de milliers de ses semblables et certainement de millions à venir !
      C’est à travers des hommes comme lui que je cultive ma naïveté !
      Pour vous ce sont les bourges, la source de tous nos malheurs, pour d’autre ce sera la météo, la religion….. Il y a 50 ans c’était les juifs, les communistes, les capitalistes….aujourd’hui c‘est l’islam, la mondialisation, le réchauffement !
      Il faut toujours un coupable, c’est plus simple et toujours porteur !
      Qui aurait pu croire qu’on verrait un jour défiler un Rabin au milieu de l’extrême droite Anglaise ? Où l’extrême gauche se marier avec l’extrême droite ?
      Chacun à son coupable, pour les agriculteurs bio, ce sont les produits chimiques et pourtant eux-mêmes n’hésitent pas à utiliser des tonnes de cuivre sans se préoccuper des conséquences futures !
      Contrairement à ce que vous prétendez l‘agriculture ce n’est pas la vie ; la vie c’est la nature et l’homme n’a aucun droit sur le vivant !
      L’agriculture telle que nous la pratiquons (bio ou pas) conduira l’humanité dans une impasse mais peut-être parce que je suis naïf, j’ai la foi et j’ai confiance dans le futur !

  4. je crois que toutes les politiaues agricole, de part le monde, s`àppuient sur des financements, néanmoins c« est a l etat de mettre les gardes fous nécéssaires a leurs preservation. je pense aussi que le pnda, malgrés tout les dépassements notés et relevés par les differentes structures de controles, a apporté un plus au secteur de lagriculture. il n« es pas utile d;étaler des statistques ca ne srevirait a rien, mais le plus grand indicateur c la disponibilité de la production sur le marché national…c le fruit de ce que l `etat a consenti comme financement pour la relance du secteur . par contre je crois que toute cette politique a été freiner a partir de lànnée 2008 avec l« avenement du programme quinquénal.ce nes pas un probleme de disponibilité financiere mais surtout un manque flagrant de planification stratégique et d« incompétence de mise en oeuvre du a des responsables qui théorisent un peu trop sur des aspects sensés etres pratique…la preuve, le niveau de consomation des crédits aloués qui n« atteignent meme pas les 5 pour cents…la est le veritable scandale…le reste c a la justice de tranché et de sanctionner ceux qui ont commis des délis

    • HAMMICHE Says:

      le maitre symptome est comme vous dites l incompetence !!!!!

    • @ Djamel:
      Le financement est un élément essentiel au développement économique mais il ne faut pas confondre financement et subvention !
      Les politiques agricoles subventionnent mais normalement ne financent pas, si le secteur bancaire joue son rôle !
      Mais pour cela, il faut également que le secteur présente un potentiel économique ; ce qui est loin d’être le cas en Algérie, principalement à cause du prix des terrains agricoles qui est le plus chère du monde et qui rend impossible l’investissement dans ce secteur !
      Or sans investissement, à quoi sert le financement ?
      Les statistiques sont un élément essentiel du contrôle de la pertinence d’une politique agricole, sinon comment pourriez vous indiquer que seul 5% des crédits alloués sont consommés ?
      C’est bien là, le résultat d’une statistique qui vous permet d’émettre des conclusions !
      Si effectivement on peut s’interroger sur la faible utilisation des crédits, il ne faut pas oublier que la dernière vague de financement massif à conduit à la quasi-faillite de milliers d’agriculteurs qui ont été sauvés grâce à l’effacement de leur dette !
      L’ouverture massive du robinet du crédit conduira encore une fois à la même situation.
      La disponibilité des produits ne peut pas servir seul d’indicateur si l’on ne tient pas compte au minimum de la progression des prix de vente et des conditions de cette production !
      Si la production était constante, pourquoi ne voit-on pas émerger une industrie agro-alimentaire autour de l’agriculture ?
      Un pays sans statistiques fiables, c’est un peu comme une voiture sans jauge d’essence ; on ne sait jamais jusqu’où on va pouvoir aller !

  5. berrekla kamel Says:

    Dans ce domaine également, l’Algérie en était restée au Moyen-Age……..

  6. erod39 Says:

    Le financement ou le racket par les terroristes des infrastructures qui leurs sont nécessaires se retrouvent également dans de nombreux secteurs, autre que l’agriculture.
    Ce qui est « notable », c’est que dans ce cas le financement n’est pas détourné de sa destination…. Les terroristes seraient-ils de meilleurs gestionnaires que les hommes politiques ?
    Où est-ce que ce n’est pas plutôt une question de crédibilité ?
    Celui qui prend le risque de détourner l’argent des terroristes sait qu’il risque gros, alors que celui qui détourne le financement ou même les biens de l’Etat, ne risque presque rien…
    Pourquoi on nous livre des Mig 29 fabriqués avec des pièces d’occasion, du blé contaminé ou des pommes de terres pourries, ne sommes nous même plus crédibles en tant que nation ?
    Que l’on soit politicien, juge, journaliste ou agriculteur, ce n’est pas notre titre mais notre crédibilité qui nous donne de la légitimité et notre réputation est là pour le rappeler à tous.
    Quand on légalise la protection des terres agricoles et à peine quelques jours après, on décrète la bétonnisation de milliers d’hectares ; où est la crédibilité ?
    Cette situation alimente une spéculation insoutenable sur les terres agricoles qui va à l’encontre des ambitions agricoles que nous avons; comment peut-on croire que celui qui achète un terrain agricole à 2000Da le m² a des projets agricoles ?
    Mais le plus grave c’est qu’on ne cherche même plus à être crédible comme l’a dénoncé El Watan, dans son édition du 21/08/11, avec l’histoire de la fausse mosquée de Chebli (Blida) ; on se sert c’est tout !
    D’un coté, on a le sentiment qu’il y a une volonté de faire avancer les choses, comme peuvent en témoigner les nouvelles règles de la concession qui, il faut le reconnaître, apportent des réponses concrètes aux vrais agriculteurs et sont une vraie opportunité.
    Et de l’autre on se dit que ces nouvelles règles vont conduire à la création d’un nouveau commerce sur les concessions, qui vont devenir l’objet de marchandages spéculatifs renforcés par leur valeur hypothécaire qui ouvre droit à un prêt de 1 million de Da par hectare et 100 millions de Da (en dinar pas en centimes) si la concession porte sur plus de 10 hectares.
    Autant dire que c’est presque une invitation à l’escroquerie ; d’une concession gratuite, vous obtenez un financement important et si vous ne remboursez pas, vous ne risquez que la perte de votre concession….
    Non seulement, les sommes en jeu sont faramineuses, mais la banque risque de se retrouver propriétaire de nombreuses concessions et dans le même temps dans une impasse juridique puisque selon la loi, nul ne peut détenir plus d’un seul et unique droit de concession.
    Toutes ces concessions vont se retrouver à l’abandon, le temps de la procédure de recouvrement ; et le plus grave c‘est que si ce phénomène se développe, cela pourrait conduire le pays à une crise alimentaire grave puisqu’il sera devenu plus rentable de détourner le financement que de cultiver sa concession.

  7. HAMMICHE Says:

    Afin d eviter les tracasseries administratives et les perversions en tous genres et les detournements que sucitent toutes les convoitises chaquue fois qu il ya financement en tant qu elu de L APW de BEJAIA DEPUIS 05 NOUS AVIONS PROPOSE UNE DEMARCHE QUI COUPE COURT A TOUTE VELIETE DE RISTOURNES…. une demarche qui consistait en la creation de grands chantiers de regeneration des patrimoines arboricoles(( olivier… figuier.. caroubier. fresne) dans les 52 communes de la wilaya de bejaia afin de contourner les eceuils du a la parcelisation des terres et a la specificite lie a la nature de la propriete en vigueur dans la region de kabylie ou les dipositifs du P N D R A et des PPDRI s averent inneficaces et infructueux ( sauf pour certains fonctionnaires)….ce projet de 50 a 80 ouvriers ( de 20 a 70 ans)par comunes sous l egides des A P C devaient pendant 06 mois par an de janvier a juin ratisser syestematiquement le territoire de la commune en taillant les oliviers et figuiers et caroubiers greffant les oleastres. creusant des reservoires pour chaque olivier plantant des frenes sur les berges et le long des haies amenageant les pistes agricoles existantes et les points d eau .Ces chantiers devraient s etaler sur 03 ans en creant de 2500 a 3000 emplois saisonniers auraient permis la multiplication par 4 de la production de l olive et des figues tout en permetant une remise a niveau du monde rural…curieusement tous les fonctionnaires en rapports avec le monde rural se sont retranches derrier des arguments falacieux d identification des propretaires des oliviers vvoulant obliger ainsi un emigre possedant 30 figuiers ou oliviers a venir de PARIS faire la chaine aux services agricoles pour faire constater qu il a taille ou greffer ses oliviers… ainsi ont ils creer toutes les conditions pour toutes les malversations…document remis a l APW DE BEJAIA ..WALI DE BEJAIA D S A DE BEJAIA ..MINISTERE DU DEVELOPEM%ENT RURAL…..

    • Cher Hammiche,

      N’espère rien de personne, et surtout pas de l’état, tous ce que tu peux faire toi-même fait le (Justice non inclus), le reste verse le dans la fatalité,
      Mais surtout n’oublie pas de tous raconter à ton fils, lui peut être grandira et vivra âpres que les gueux qui nous gouvernent soient tous mort, là peut être il reprendra tes chantier…

      • cher Bidjou MERCI POUR TA SUGESTION VAIS JE FAILLIR A MON DEVOIR ET MON ENGAGEMENT,,,???? …….TOUTE LA PROBLEMATIQUE EST QU ALLONS NOUS LAISSER A NOS ENFANTS.UN DESERT ,,??? SANS UN ARBRE ,,,,????SANS SECURITE ALIMENTAIRE,,????….LE PRINCIPE CARDINAL EST QUE NOUS N AVONS PAS HERITE DE CE PAYS MAIS QU ON L A EMPRUNTE CHEZ NOS ENFANTS.. ET ARRIERES PETITS ENFANTS…..CEUX QUI DETIENNENT LA DECISION SE CONDUISENT COMME S IL S ONT DES PAYS DE RECHANGE……LES NOTRES N AURONT MEME PAS UNE WILAYA DE RECHANGE…….. MAIS LE PEUPLE A DE LA MEMOIRE…..!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :