Ressources naturelles : La Kabylie et le gain facile

La semaine dernière, en évoquant dans cet espace l’agriculture urbaine, qui se révèle comme une alternative efficace en matière de sécurité alimentaire dans les villes, nous disions que le sujet est un mythe dans une société comme la nôtre.
Aujourd’hui, si nous parlons d’agriculture de montagne et la mise en valeur des produits forestiers, il y a un risque d’aboutir à un constat identique : Un sujet sans aucun rapport avec la réalité algérienne.
Pourtant, les potentialités en la matière ne manquent pas.
Pour mieux cerner le rôle de ce type de produits, il est utile d’explorer le territoire de Kabylie dont la diversité du paysage et du climat offre d’importantes opportunités d’investissement dans ce créneau.
Plus d’un tiers de la superficie totale de la wilaya de Tizi Ouzou est constitué de forêts (112 000 hectares, selon la conservation des forêts).

Des potentialités appréciables

Outre le liège et le bois, la surface forestière offre une gamme diversifiée de produits de très haute valeur (d’usage et d’échange).
Un jeune spécialiste des produits du terroir nous en donne un exemple édifiant : Après avoir développé tous les sous-produits d’apiculture, de la production de diverses variétés du miel jusqu’au pollen, la cire, la gelée royale et les essaims, M. Guechida Hacène, ingénieur agronome et apiculteur de profession, a désormais l’ambition d’aller vers l’exploration des produits forestiers.
Mais un seul exploitant ou une seule volonté reste très en-deçà des moyens nécessaires pour faire des produits de la forêt une réelle activité économique en mesure de contribuer au développement local.
La question demeure ainsi posée : Qu’en est-il de l’exploitation de l’espace forestier et quelle est la place de la forêt dans l’économie locale ?
En tenant compte de l’état des lieux de ce secteur, la tendance est au pessimisme: Non seulement le secteur n’est pas exploité mais il est dilapidé.

La maffia du sable

Le massacre du Sébaou continue. Photo El Watan Economie

Des réseaux de prédateurs s’adonnent au massacre pur et simple de l’espace naturel dans son ensemble.
Il suffit de voir ce que la maffia du sable a fait des lits des oueds comme le Sébaou, pour se rendre compte des dégâts causés aux richesses naturelles dans la région.
La situation devient plus inquiétante lorsque ces forces du mal agissent dans une impunité avérée à la faveur d’un pouvoir local dont certains cercles osent même partager des intérêts occultes avec ces réseaux.
Lorsque nous nous retrouvons face à des groupes d’individus encouragés implicitement par l’Etat à verser dans le gain facile, comment inciter des jeunes à développer des activités économiquement viables et requérant une exploitation rationnelle et contrôlée des richesses naturelles ?

43 Réponses to “Ressources naturelles : La Kabylie et le gain facile”

  1. pour étayer la thèse de la critique sans action, je reproduis le commentaire d’un lecteur « blindcavleur » dans la rubrique « point zero » de Chawki Amari, titrée: l’equation de l’erreur.

    Mais où est donc passée la disquette…

    Dans cette logique de l’équation de l’erreur, je compare l’Algérie à un vieux PC (ordinateur), qui après avoir essuyé plusieurs erreurs dans le système d’exploitation (de type MS-DOS bien sûr) fini par afficher le message suivant : » erreur système, veuillez insérer la disquette d’installation ».
    L’un : monsieur, je crois qu’on ne peut plus gérer la situation, nous avons une erreur système.
    L’autre : allez insérez la disquette système, puis redémarrez.
    L’un : mais nous n’avons plus la disquette monsieur.
    L’autre : comment ça ?
    L’un : c’est comme ça depuis 1962, monsieur.
    L’autre : et c’est maintenant qu’il tombe en panne, et puis qui a écrit le système d’exploitation ?
    L’un : le système fut écrit en 1956 au congrès de la soummam, par Abane et les autres.
    L’autre : alors appelez Abane et les autres.
    L’un : mais ils sont tous morts.
    L’autre : et Ait ahmed ou Benbella ?
    L’un : ils étaient en prison en France.
    L’autre : mais qui a la disquette maintenant ?
    L’un : je crois qu’on l’a perdue en 62.
    L’autre : alors contactez Bill Gates ou Steve Jobs, ils ont inventé le MS-DOS.
    L’un : mais Mr. Ils vont nous accuser d’ingérence de la main de l’étranger. Et puis Jobs est mort depuis une semaine, et Gates est versé dans l’humanitaire aujourd’hui.
    L’autre : alors appelez Zarkossy, il se pourrait qu’ils aient la disquette dans leurs archives.
    L’un : allo !! Mr. Zarkossy ? Avez-vous notre disquette d’installation dans vos archives ?
    L’autre : alors que répond-t-il ?
    L’un : il dit que s’ils avaient la disquette nous ne serions jamais indépendants.
    L’autre : alors que ferons nous ?
    L’un : il faut réécrire tout le programme.
    L’autre : par qui ?
    L’un : je ne sais pas Mr., il n’y a personne dans notre sérail qui en est capable.
    L’autre : appelez la SAFEX, et organisez la 1ere foire nationale pour l’écriture du système d’exploitation du pc « Algérie ».

  2. Le véritable problème de l’Algérie résulte de l’absence d’un réel projet de société et d’une multitude de plan de développement accessoirement nécessaires à l’évolution et comme vous pouvez tous le constater ici et là, autant le pouvoir que la pseudo opposition ne parlent que de paternalisme et nous on ne cesse de critiquer juste pour critiquer sans jamais agir beaucoup plus par traîtresse que par peur.
    A mon avis, il est temps de donner aux collectivités locales tous les pouvoirs et les moyens y afférents pour qu’elles puissent prendre en charge, chacune le développement de son territoire de compétence, car avec cette centralisation aveugle on ne peut avancer.

    • sincerement Mr. Kamel, que voulez vous dire par traîtrise?

      est ce qu’un lecteur qui critique, fait de lui un traitre?
      et où se trouve l’objet de sa trahison?

  3. D’un article général, on en fait un raccourci vers la Kabylie…..Cet article aurait pu s’intituler « Ressources naturelles : l’Algérie est le gain facile », cela n’aurait rien changé au fond !
    Le gain facile c’est la devise de l’Algérie ! C’est un trait d’union entre toutes les régions de l’Algérie !
    Sous le couvert du régionalisme, certains commentaires entrent dans la doctrine du « nationalisme Kabyle » avec la propagande habituelle du complot qui accompagne cette politique !
    Pourquoi ne pas aller plus loin dans ce modèle nationaliste?
    Pourquoi se limiter aux régions ? Entrons au cœur de ce qui a constitué notre nation : le tribalisme !
    Puisqu’il faut bien le reconnaître, l’Algérie actuelle n’est que le résultat de la politique colonialiste !
    Elle ne pourra pas évoluer tant qu’elle restera dans ce modèle artificiel créé par des colons qui continuent à exercer leur influence et qui n’hésitent pas à envoyer les enfants des harkis, avec des titres de ministre, pour venir pervertir notre jeunesse !
    Après 50 ans d’indépendance, on ne peut que constater notre échec et nous devons revenir au modèle qui existait avant l’arrivée des colons ainsi nous créerons une société qui sera heureuse comme le furent nos ancêtres !
    La portée de ce discours sera plus forte puisque nous puiserons au cœur de nos racines ; la revendication sera facile et tout contradicteur un traître à sa tribu !
    Le discours sera clair avec un ennemi commun facilement identifiable par tous !
    Il suffira de proclamer que l’Islam sera notre guide et les prêcheurs seront nos messagers !
    Vous voyez, le discours nationaliste est facile et dangereux, il ne conduit qu’à la division et à la haine !
    L’identité culturelle est importante mais ce n’est pas de la politique mais de l’art ; et c’est à travers son patrimoine culturel qu’il faut la vivre et non pas à travers des revendications politiques !
    Battons-nous pour que ce patrimoine subsiste, pour que notre artisanat continue à se transmettre à travers les générations, car aujourd’hui le plus grand risque est là !

    • Nos aimables lecteurs et visiteurs de ce site l’on certainement constaté : le débat qui a suivi le présent article sur le gaspillage des ressources naturelles vient de prendre une autre tournure et beaucoup de nos amis lecteurs ont soulevé des questions d’ordre politique.
      En tout cas, nul ne peux occulter le fait que les blocages auxquels sont confrontés les différents secteurs de l’économie nationale (non seulement l’agriculture) sont d’ordre politique, mais si le choix a été porté sur la Kabylie (qui est une région de l’Algérie comme toutes les autres, chacune avec ses particularités) pour évoquer ce sujet ce n’est que pour mieux illustrer le fléau du manque de rationalité dans l’exploitation des ressources naturelles en Algérie. Donc rien ne justifie tout amalgame régionaliste, pro-colonial, ou autre.
      Mes vifs remerciements

    • algérienne Says:

      vous n’avez pas tout à fait tort surtout au début, mais vous avez tout massacré vers la fin. Nous sommes tous différents y compris sur le plan religieux, c ce qui devrait faire notre force. Arrêtez de nous mettre tous dans le même sac.

  4. Pour mener à bien une transition démocratique pacifique et intelligente en Algérie, pourquoi pas un mouvement des indignés algériens ?

    Un vieil indigné, animateur des blogs :

    http://contreleclandoujda.centerblog.net

    http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net

    E.mail : toubalrabah@yahoo.fr

    Facebook : rabahtoubal@yahoo.fr

  5. Combien ça sent le moisi entre les lignes de certains écrits, dont les auteurs au lieu d’aborder le fond technique des questions, nient l’énoncé et versent dans la propagande sans merci.
    Une telle attitude ne peut rien apporter comme solution, car au moment ou des continents entiers s’unissent de plus en plus, les nôtres évoquent la Kabylie tout comme si elle est encore colonisée.
    Arrêtez vos conneries et soyez certains que ces autres que vous croyez, ne sont autres que les numides d’hier et qu’il n’y a que le nom qui a changé.
    Aujourd’hui et a vrai dire nous manquons de savoir faire dans tous les domaines confondus y compris dans l’art de commenter.

    • @Kmel.Pourquoi voulez-vous aséptiser et circonscrire le débat au thème central de l’article alors qu’une bonne approche de cette question voudrait qu’on l’examine dans sa globalité à travers la problématique de la régionalsiation et sa perversion en régionalsime, comme l’a fait le clan presdientiel depuis 1999.

      La Kabylie a été isolee, punie, stigmatisée voire martyrisée parce que ses enfants ont dénoncé le régionalisme primaire du clan de prédateurs imposé au pays en 1999 et reconduit en 2004 et en 2009.

      • tres vrai merci

      • Je voudrais poser une question a Kamel et Benyoucef : la Kabylie pourrait elle être pour l’Algérie ce que la Catalogne est pour l’Espagne, c’est à dire la locomotive qui permettra au train poussif « Algérie » de rouler à une allure respectable ?

        • je peux oser une reponse même si la question ne m’est pas posée:

          moi je pense que oui, nous avons déjà 2 locomotives qui roulent. le groupe Haddad & le groupe cevital de Rebrab, il faut juste accrocher les bons wagons, et de se debarasser des vieux wagons rouillés.

    • je ne vois pas où se situe le moisi dans les écrits, tout le monde a raison.
      par le regionalisme: nous ne verrons jamais des projets de grandes envergures en Kabylie,

      aucune solution ne peut etre envisagée pour l’exploitation des forets, puisque elle est déjà exploitée par ceux qui nous terrorisent. le souci quotidien de chaque villageois est de rentrer sain et sauf chez lui avant la tombée de la nuit, de peur de se faire dechiqueter par une bombe, se faire delapider dans un faux barrage, ou qu’une balle perdue d’un soldat ne l’acheve. ça c’est une question d’ordre national, elle est insoluble, même dans l’eau, comme le dit Fellag.

      concernant l’art de commenter, certe il y a un manque de savoir faire, moi je trouve déjà pas mal de faire des commentaires meme si ils sont anodins. parceque sur des millions d’habitants il y a quelques milliers de lecteurs, sur ces lecteurs il y a 23 commentaires, le taux est au millionnième, donc même s’il ya du moisi dans ces ecrits , ils sont les bienvenues.

      • Moi aussi, Liès, je ne vois pas où se trouve le « moisi », dont parle notre ami Kamel, qui est devenu apparemment maso.

        Un grand MERCI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! à El Watan qui nous fournit gracieusement cette tribune pour nous permettre de dénoncer efficacement les maux et fléaux qui minent notre societé brimée et étouffée par un pouvoir tyranique et obscurantiste.

  6. Pourquoi voius n’écrivez pas en tamazight ? Est-ce que les Français font leurs blogs en tamazight ? Ou bien c’est ça votre noble combat ?

    • hebbache Says:

      L’informatique n’admet pas le tifinagh,comme d’autres langues d’ailleurs.A cause de…cherchez,vous n’êtes pas loin de l’explication.Quand à la langue française,elle est encore pour nous l’autre moyen d’exister, et notamment à travers internet ….n’en déplaise à certaines cervelles..!

  7. toutes les interventions sur ce cite nous poussent a faire un constat sur l’etat catastrophiqhe de notre agriculture et de nos forets il est temp de se remettre en question d’une facon generale sur le fond du probleme et de travailler dans le sens d’une reconnaissance politique de la region et donc d’une veritable et durable relance economique de la region de kabylie

  8. Je trouve très intéressante cette façon d’approcher la problématique algérienne dans sa réalité régionale, car le pays est vaste et chacune de ses nombreuses régions a ses propres spécificités naturelles et environnementales, néanmoins en évoquant le cas de l’agriculture de montagnes, l’inclusion des autres régions aux caractères similaires et identiques s’impose d’elle même. Revenons au cas précis de la Kabylie, je crois fort bien et avec constatation à l’appui, je dirai tout bonnement que c’est sa partie nord qui offre le plus d’opportunités en l’état actuel des choses. Il s’agit de la bande côtière qui s’étend sur plus de 130 km. Cette zone dont la largeur dépasse les 30 km et qui est traversée par de nombreux oueds, peut par sa mise en valeur devenir le grenier de la capitale et la richesse première de la Kabylie.
    Pour cela, il suffit d’y créer un réseau de petits barrages pour capter les centaines de millions de mètres cubes d’eau de pluie qui des monts de Kabylie, vont chaque année en mer se déverser.
    Économiquement parlant, rien que cette zone peut facilement permettre la fixation de la moitie des populations des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaia.

    • y a un probleme là!

      les oueds appartiennent à la mafia du sable, faut pas y toucher;

      il faut contourner les obstacles!

  9. Ghandi a dit: « de la consideration des obstacles vient l’echec, de la consideration des moyens la reussite ».

    arrettons de parler de mafia , de manque d’eau, de terrain accidenté, etc… regardons ce qui peut etre exploité maintenant.

    la figue de barbarie pousse partout en kabylie, sans le moindre soin phytosanitaire. savez-vous que l’huile de pepins de figues de barbarie est plus chére que l’huile d’argan, utilisé en cosmetique et dans d’autres applications pharmaceutique.

    pourquoi ne pas exploiter ce filon? c’est déja fait au Maroc, l’huile de pepins de figues de barbarie est trés convoitée en Europe.

    • youcef gabi Says:

      Vous me faites rire en comparant le Maroc à l’Algérie !! J’aime bien cette idée de conditionnement d’huile de pépins de figues de barbarie ; mais savez vous que vous ne trouverez personne pour cueillir, ramasser et traiter ce fruit !! Je dis bien personne !!! Donc arrêtons les comparaisons inutiles, surtout celles faites avec nos voisins car tant de paramètres diffèrent !!En Algérie il faut savoir que ceux que l’on dit Arabes comptent sur l’Etat pour vivre et les kabyles sur l’émigration !!

    • Merci j’ai eu plaisir à lire vore message avec en prime une des nombreuses sagesse léguées par Gandhi pour l’humanité entière !!!
      Cette sagesse est lourde de sens: elle éclaire à plus d’un titre quand nous analysons ce qui se fait chez nous.
      S’il existe une mafia de telle chose …………….ou d’autres choses, il ne faut pas se tromper de cible : chacun de nous est permissif et ce du plus haut sommet jusqu’au …………….nouveau né (même s’il n’a rien fait, mais il en fera le moment venu),
      on dit chez nous « que quiconque ne sachant pas coudre n’a qu’à suivre en s’inspirant de ce qui s’est déja fait », …………… mais on ne fait jamais ce qui se fait …………… quand on copie on copie soit mal ………………ou bien après des massacres et c’est déja trop tard………. Salut

  10. Bonjour,

    J vous remercie pour la pertinence de vos contributions qui pourraient être salvatrices si tout le monde se mettait à en tirer profit. J’ai déjà tenté à contribuer à ma façon dans la vie de mon village que je n’habite plus depuis très longtemps mais qui représente un grand intérêt à mes yeux vu son potentiel et à travers son exemple, celui de tous les villages de Kabylie et d’Algérie en général.

    Voici quelques idées que juste l’amour de mon pays m’a fait écrire. Dommage, cela n’a pas eu l’écho que j’y escomptais mais de toute manière, je n’arrêterai pas d’y penser tant que la misère cotaoye nos villes, nos villages et surtout nos coeurs et têtes. Madhelmagh staghfirALLAH (oul yella, thazmarth oulach).

    http://clubcoeur.e-monsite.com/blog/vivre-ensemble.html
    http://clubcoeur.e-monsite.com/blog/quelques-idees-de-projets.html
    http://clubcoeur.e-monsite.com/blog/macons-du-coeur.html

    • A Zouhir – Une nouvelle fois l’amour que nous portons pour notre village nous réunit et comme tu viens de le dire le nôtre aurait pu décoller si l’agriculture ancestrale qui y était pratiquée depuis des siècles avait été encouragée par les pouvoirs publics. Les vergers de Taghzout ont nourri mes ancêtres depuis toujours : on y cultivait le poivron, la citrouille, l’oignon,l’ail,la tomate, l’haricot, le mais, les figues,les raisins,les coings…La pêche royale ( unique en Algérie ) était cueillie en août et cette variété n’existe malheureusement plus. L’Etat devrait s’inquiéter de la disparition de cette agriculture vivrière.

  11. ould ferhat Says:

    je salue tous ceux qui se sont exprimaient.

    je suis d’accord avec eux.Mais oàn oublis que la jeunesse

    kabyle pense plus a la vie facile ,(tous patron) je le constate depuis
    des annees dans ma region les lopins de terre que nos aieuls
    on defréchis sont en jacheres, parce que il n’ya pas de volonte
    de travailler la terre.

    MAKHLOUF

  12. François Gauthier Says:

    Je souhaite recevoir une adresse de messagerie où je pourrais vous envoyer (occasionnellement) des communiqués sur la situation au Québec.

    François Gauthier
    Président du FFI-Quebec

  13. zineouali zinedine Says:

    Tizi Ouzou, la Kabylie plus généralement, région à vocation agricole par excellence, ne remplit plus son rôle, et ce, depuis la mise en œuvre des multiples réformes agraires induites par des politiques incohérentes dans le domaine. L’abandon des terres par leurs exploitants atteste de cette situation, aggravée par l’avancée du béton générant souvent des litiges et actions en justice entre agriculteurs qui cessent, dans ce cas, tout travail de la terre ; le détournement des terres de leur vocation initiale pour en faire des lots bâtis en durs d’activités commerciales, plus lucratives aux yeux des propriétaires, problèmes de surcoûts des produits phytosanitaires, des matériels agricoles, des contraintes bancaires dans l’octroi de crédits, de la rareté et de la mauvaise qualité des semences. A la place de la culture des céréales et de la pomme de terre, on est agressé par des parkings auto, des garages de mécanique automobile, des projets dits d’utilité publique qui peuvent bien être construits ailleurs, des dépôts divers : en fait des zones urbaines anarchiques et non bénéfiques pour l’économie. De l’avis même de responsables du secteur dans la wilaya de Tizi Ouzou, la conversion des terres agricoles en foncier urbain a eu bien lieu et la non application des textes de lois a encouragé ces dépassements dangereux pour la «sécurité alimentaire». Une étude datant de plusieurs années du CREAD (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement), en vue du lancement d’un programme d’intensification des productions stratégiques, telles que les céréales, les légumes secs et la pomme de terre, a pourtant choisi la région de Kabylie comme zone pilote en raison des potentialités agro-pédologiques dont elle dispose, notamment pour l’implantation du programme de reproduction de semence de pomme de terre dans la vallée du Sébaou qui s’étend de Draâ Ben-Khedda, à l’ouest de Tizi Ouzou, jusqu’aux plaines de Fréha, à l’est, sur environ une cinquantaine de kilomètres. Ce qu’il faudra relever dans ce tableau très peu reluisant de la production agricole est la faible présence des services de l’Etat pour la «relance» de l’agriculture dans la région de Kabylie, mis à part les déclarations à effet médiatique et les promesses tenues devant les amoureux du travail de la terre durant les périodes d’élections ou de crises. A titre d’exemple, les aides aux petits agriculteurs se font rares et leur octroi passe par des contraintes administratives insoutenables. L’ouverture de pistes agricoles est constamment réitérée par les agriculteurs.

    Les cultivateurs abandonnés à leur dénuement
    Pour se faire une idée sur ce topo, il suffit de se pencher sur le vécu des agriculteurs dans les zones montagneuses de la Kabylie où les cultivateurs sont abandonnés à leur propre dénuement. La wilaya de Tizi Ouzou, caractérisée par une agriculture de montagne traditionnelleà avec les produits du terroir, l’arboriculture, l’huile d’olive, le miel, les différentes figues, l’élevage bovin et ovin, le lait de vache, les produits d’origine animale…, il serait judicieux d’exploiter ce segment de l’agriculture pour essayer de rattraper les retards dans la production agricole. D’ailleurs, un rapport présenté récemment par la commission de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement, des forêts, de la pêche et de l’artisanat de l’APW de Tizi-Ouzou souligne que l’exploitation des terres de montagne, représente une alternative pour le développement du secteur de l’agriculture dans wilaya de Tizi-Ouzou. Et que «des mesures doivent être arrêtées pour permettre une stabilité et une amélioration des conditions de vie de la population agricole, particulièrement en zones de montagne, restée en marge du développement depuis l’indépendance», ont ajouté les membres de ladite commission, sachant que dans les communes de montagne, les agriculteurs sont les agents économiques exclusifs locaux. La réalité est autre. Amère ! Les plaines sacrifiées et la montagne, déjà enclavée, est marginalisée. Les arbres fruitiers dont regorgent la Kabylie respirent mal et leurs jours sont menacés par des facteurs humains et naturels en l’absence d’une réaction à la hauteur du défi de la part des responsables du secteur. Ce sont les vergers et les oliveraies qui retiennent le plus l’attention des cultivateurs acharnés qui tiennent encore à donner des fruits du terroir, bio et sain et à des prix abordables pour les petites bourses qui constituent l’essentiel de la demande. Les cerisaies de Kabylie (la wilaya de Tizi Ouzou, avec 42%, est classée la 1er wilaya en matière de concentration des vergers en Algérie), notamment de Larbaâ Nath Irathen, Aïn El Hammam et Aït Ouacif, pourraient servir d’exemple pour illustrer le déclin de l’agriculture de montagne dans la région. Dans la daïra de Larbaâ Nath Irathen où se tient chaque été la fête de la cerise, le cerisier occupe un peu plus de 1200 hectares, l’équivalent d’environ 3% de la superficie arboricole de ses quatre communes.

    «Une fête des cerises sans cerises»
    Le rendement des cerisaies qui était de 22 quintaux par hectare durant les années 2000, a chuté de presque moitié par la suite pour atteindre le seuil alarmant de 14 quintaux par hectare. Les raisons ? Depuis l’an 2000 jusqu’à l’été 2011, 44% du verger est parti en fumée à cause d’un parasite appelé le Capnode, un parasite bien connu des services agricoles, des mauvaises conditions d’entretien des cerisaies qui les mettent à mal. «Nous avons été à une fête des cerises sans cerises», «la fête de la cerise est une fête sans la mariée (cerise, NDLR)», ne cessent de répéter agriculteurs, participants et élus à chaque édition de la fête annuelle de Larbaâ Nath Irathen et qui ne rencontrent, en face, que des promesses de programmes de réhabilitation et de plantation de nouveaux cerisaies, de la part des autorités. les visiteurs, et ils sont nombreux comme à chaque fois, auront relevé que les stands réservés à la cerise étaient plutôt garnis de bijoux et autres articles traditionnels de décoration et de joaillerie. Des élus de l’APC de Larbaâ Nath Irathen ont affirmé, lors de récentes éditions de ladite fête, qu’un programme de plantation d’un millier d’hectares de cerisiers est en chantier et que le traitement de plus de 12 000 hectares de cerisaies est inclus dans ce plan de sauvegarde et de
    relance de la cerise dans cette région propice à cette culture millénaire. Au village Aït-Allaoua, dans la commune montagneuse et pauvre d’Iboudrarène, à une cinquantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, même schéma de la déchéance des cerisaies. Les villageois ont, eux aussi, tenté de redonner de l’espoir à la nouvelle génération en créant des attaches à la terre mère par l’organisation d’une fête similaire dédiée à la cerise en 2010, grâce à l’APC éponyme, le comité de village d’Aït-Allaoua, l’Association pour l’environnement d’Iboudrarène et le Parc national du Djurdjura (PND). Les mêmes contraintes matérielles et les mêmes dangers et maladies menacent et ravagent les récoltes. D’autres fellahs n’ont pas omis de souligner les dégâts qu’occasionnent les incendies criminels, devenus monnaie courant en Kabylie depuis l’été 2007. Il s’agit, pour les propriétaires des lots de cerisaies de haute Kabylie, de sauver de la disparition ce qui reste encore de leur culture. Labelliser ce produit local dans cette situation est-il possible ? Les perspectives sont pessimistes malheureusement.
    LA TRIBUNE/22.08.2011/CORRESPONDANT A TIZI OUZOU,LAKHDAR SIAD.

    • zineouali zinedine Says:

      Malgré tout ces inconvénients, il ne faut pas baisser les bras pour autant, il faut toujours être optimiste ,rien ne nous différencie des autres nations. RIEN N’EST IMPOSSIBLE…..

  14. L’ ALGÉRIE EST TRÈS VASTE , ON PEUT PAS PARLER DE L’AGRICULTURE EN KABYLIE RÉGION MONTAGNEUSE.
    Il faut parler de l’agriculture à lEST OUEST de l’Algerie des etandue de terrains plats de centaines de kilometres de BORDJ BOUARRERIDJ jusqu’a ANNABA et de BLIDA jusqu’ MEGHNIA soient 1500km de plat.
    En kabylie il y arien meme pas de l’eau domestique pour se laver le visage. je vis à BOUDJIMA nous avons de l’eau 1 heure par mois.
    Comment parler de l’agriculture.

    • Tadrart Says:

      C’est pas l’eau qui manque en Kabylie, mais cette eau est mal gérée. par exemple à Aokas w- Béjaia on nous pompe l’eau de la rivière au bord de la mer et on laisse l’eau des source dans les montagne disparaître dans la nature.
      Pour les cultures vous avez raison ; les grandes cultures c’est dans l’ouest et les plaines. tout de même il faut développer l’arboriculture et les petites cultures domestiques.

  15. De nos jours, le mythe se définit comme une croyance erronée ; mais à l’origine, le mythe se voulait fondateur d’une pratique sociale.
    La régression continue de l’agriculture Algérienne se place à « merveille » entre ces deux définitions ; depuis la perte de nos pratiques sociales agricoles jusqu’à l’illusion du tout chimique intensif comme solution miracle à l’auto suffisance!
    Dans notre économie, il n’existe qu’un seul horizon de temps : le court terme !
    Dès lors, comment peut-on espérer voir émerger la sylviculture ? Une branche de l’agriculture dont l’horizon de temps se situe autour des 40 ans !
    Et pourtant comme vous l’indiquez, c’est un des secteurs les plus rentables, avec très souvent des ressources complémentaires à forte valeur ajoutée, comme les plantes aromatiques et médicinales, les champignons, les truffes….
    En parallèle, on pourrait citer les modèles d’agroforesterie qui associent sylviculture et grandes cultures comme le blé, et qui permettent dans un horizon de temps de 20 à 40 ans de doubler les revenus d’une exploitation.
    Pour voir émerger ces pratiques, il faudrait changer d’une part notre relation à la nature et ne plus la considérer comme un fournisseur « gratuit » mais comme un parent dont il faut prendre soin ; et d’autre part faire évoluer notre vision économique vers un horizon de très long terme qui implique nécessairement de se soucier de l’héritage que nous laisserons aux générations futures.
    Mais cela impliquerait de tenir compte des réalités actuelles et de se projeter dans le futur pour définir une vraie politique de changement.
    Or si nous sortons du monde du mythe pour rejoindre celui de la réalité Algérienne, nous nous retrouvons forcément dans le monde de l’illusion, l’illusion d’un état laïque mais dont la justice condamne un non jeûneur à 2 ans de prison, l’illusion d’un état islamique qui ferme les bars, mais laisse les banques faire des prêts avec intérêts et oublie que le fromage est fabriqué à partir de graisses animales non halal, l’illusion d’un état libéral mais où tout investissement reste soumis à l’accord d’un état qui reste solidement attaché à son administration socialiste, l’illusion de devenir un état touristique alors que l’insécurité et la pollution sont omniprésentes…..
    Quand on vit dans un environnement à court terme, comment peut-on espérer voir le peuple avoir une vision à long terme ?

  16. Parce qu’elle a osé dire NON à la dictature de Bouteflika et de son clan de prédateurs et d’imposteurs , venus dailleurs, la Kabylie fière et rebelle, a été mise honteusement en quarantaine économiquement et socialement depuis 2001.

    Elle a, une fois encore, triomphé des maquignons de la politique, qui ont juré de la dompter et qui vont bientôt rentrer chez eux la tête basse et buvant le calice jusqu’à la lie.

    Sa foi et sa confiance en ses jeunes lui permettra de récupérer rapidement le retard que son développement a connu, durant la décennie maudite de Bouteflika.

    Ma yabka fi el oued ghir ahdjarou.

    • Les prédateurs venus du Maroc passeront et la Kabylie éternelle, qu’ils ont voulu humilier et détruire économiquement, socialement et culturellement sera toujours la, plus belle et plus forte que jamais. D’ailleurs, si l’on observe bien l’état de précarite dans lequel se trouve l’écrasante majorité du peuple algérien aujourd’hui, on comprendraque le clan d’Oujda ne s’est occupe que du developpement d’une seule wilaya, Tlemcen.
      Les autres n’ont eu que des promesses jamais tenues.

      • Parceque Bouteflika et son clan de prédateurs ont fait de Tlemcen le symbole de leur népotisme et régionalisme primaires, cette ville risque de connaitre le même sort que Tikrit de Saddam et Syrte de Kadhafi.
        Nos frères et soeurs de Tlemcen doivent vite se démarquer et condamner le clan de Oujda qui parle et agit en leur nom.

      • youcef gabi Says:

        Pensez vous qu’une région fait un pays ??

  17. hebbache Says:

    Là du sable d’oued,et ici des gisements de calcaire qui sont exploités à flanc de montagne,blessant à tout jamais des forêts,et leur faune et flore qui ne demandaient pas tant.Ce sont toujours les mêmes : en général,des spéculateurs .
    Il n’est certainement pas interdit de travailler,il convient de le faire avec art,respect des lois et de la nature.C’est possible et mieux.

  18. Merci infiniment à El Watan pour le role d’éveilleur et d’aiguiseur de conscience qu’il joue admirablement au sein de la societé algérienne sciemment minée par des maux et fléaux sociaux terribles visant à détruire la cohésion sociale, la stabilité, la sécurité et au bout du compte l’unité nationales, entretenus par un pouvoir aux abois, qui pratique une fuite en avant suicidaire, depuis l’émergence du printemps arabe.

    Ce n’est pas par hasard si les baltaguias, à la solde d’une frange de ce pouvoir et de ses alliés, les barons de l’informel, voulaient incendier l’imprimerie d’El Watan et d’El Khabar, qui imprime également d’autres quotidens nationaux indépendants.

    Nous savons que vous subissez toutes formes de pressions et de chantages mais SVP, continuez votre noble combat, continuez comme l’a dit Belhouchet à être « Impertinents », c’est à dire « Justes ».

    Le peuple algérien et vos propres enfants vous en seront éternellement gré et seront fiers de vous.

    Vive l’Algérie unie!

    Vive la République libre et démocratique !

    A bas les mercenaires et les prédateurs !

    • quelle économie peut on construire dans un pays où on a l’esprit que ans le profit personnel voire destructeur
      revenons à nos forêts surtout en kabylie où elles sont transformées volontairement en champs de cendre et ou transformées en pieds droits pour les constructions de villas particulières.
      de quelle économie forestière parle t -on?
      quelle protection de l’environnement et de la nature garantit -on en Algérie
      il faut une nouvelle éduaction culturelle, écologique et politique pour venir à bout de ces esprits prédateurs.

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