La régulation du commerce agricole et ses ratés

Au-delà de l’amélioration des niveaux de production, le succès d’une politique agricole requiert la maîtrise du processus en aval, (les différents maillons de la chaîne de commercialisation).
Sur ce point, il devient illusoire de prétendre que l’agriculture algérienne est en voie de modernisation.
Le constat se vérifie à partir d’une simple comparaison entre le dispositif de régulation du marché des produits de large consommation actuellement en vigueur en Algérie et les concepts qui se développent dans les pays voisins.
Le seul exemple du marché français des produits agricoles laisse déduire que l’Algérie semble entamer sa marche vers le développement agricole dans le sens inverse.

La paysannerie et les circuits courts

Après l’échec avéré du concept de la globalisation et les libéralisations démesurées, le développement agricole en France est entré dans une nouvelle phase qui prône essentiellement la promotion des spécificités locales de chaque territoire au niveau de la production et le développement des circuits courts et la réhabilitation de l’agriculture paysanne au niveau de la commercialisation.
Cette nouvelle politique se traduit par deux objectifs-clé : Le premier est au niveau de la production et consiste à valoriser les atouts de chaque territoire. Cette option reflète le retour aux terroirs.
Le second objectif de cette politique est au niveau de la commercialisation et vise à rapprocher l’agriculteur du consommateur en réduisant le nombre d’intervenants dans la chaîne de la distribution à un seul intermédiaire au plus à travers les circuits courts.
Il ne faut surtout pas minimiser la place de ce concept dans les mutations que subit actuellement l’agriculture française.
Pour mieux saisir son ampleur prépondérante, reprenons la définition que lui confèrent les spécialistes en la matière :
« On entend par circuit court des systèmes de distribution mobilisant un intermédiaire au plus entre la production de la matière première agricole et la consommation du produit qui en est issu. Plus largement, il s’agit d’étudier dans quelles mesures ils offrent de nouvelles perspectives à l’activité agricole pour répondre aux enjeux de compétitivité économique des entreprises et des territoires, au service d’un développement régional durable, en complémentarité avec les circuits longs ».

Retour à la décision centralisée

Dans l’ensemble, cette nouvelle démarche suggère plus de décentralisation et le transfert des prérogatives aux pouvoirs locaux (collectivités pour la conception des politiques de développement des territoires et associations d’agriculteurs, de consommateurs et coopératives diverses impliquées dans la gestion et l’organisation des circuits de distribution).
En revanche, ce nouveau modèle fait son apparition au moment où en Algérie les politiques de développement agricole et territorial sont de plus en plus centralisées, conçues au niveau gouvernemental avant de les parachuter sur la base loin de tenir compte de la réalité du terrain.
Même le débat sur les préoccupations des acteurs du secteur est centralisé à travers les conseils interprofessionnels pour les céréales, les fruits et légumes, le lait ou les viandes.
Le Syrpalac (système de régulation des produits de large consommation) et la manière dont il est géré ou les subventions allouées aux producteurs reflètent aussi la volonté des pouvoirs publics à maintenir la décision au haut sommet de l’Etat.

29 Réponses to “La régulation du commerce agricole et ses ratés”

  1. le développement de l’agriculture passent par un développement des personnes, quand le secteur et gangrener par bni oui oui opportunistes voleurs saboteurs et le comble 90% des ingénieurs agronomes qui travail dans l’administration agricole n’ont d’ingénieur que le diplôme, les compétence existante sont marginaliser humilier mal traiter, nous les bureaux d’études agricoles nous avons essayer de dénoncer les agissement du directeur de l’ONTA de Laghouat (il est ingénieur agronome) mais rien n y fait tous le monde se tait , quelqu’un de malhonnete qui bloque 2 programme c’est graves (acquisition des acte de concession,et programme crédit Ettahadi)
    nous avons essayer de publier cet article mais………. donc on le met ici peut être il avoir un écho:
    Agent du BNEDER ou directeur de L’ONTA :

    Le développement de l’agriculture et notamment le programme de création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage plus communément appelé ETTAHADI ,connait un sérieux problème de démarrage à Laghouat à cause de l’excès de zèle et de l’abus de pouvoir du directeur de l’ONTA (Office national des terre agricoles) local qui a outre passé ces prérogatives et sa mission de s’occuper de la validation de nouveaux projets et de les confirmer par une attestation de validation et un cahier des charges signé entre les deux partis, conformément à la circulaire 108 du 23/02/2011 cosigné par le ministre de l’agriculture et le ministre de l’intérieur.
    Aussi, Il oblige les agriculteurs à réaliser leurs études de faisabilité auprès du BNEDER autrement ils n’auront pas leur cahier des charges sachant que ce même responsable a validé 17 projets et a sollicité par la suite leur blocage auprès de la BADR ,en exigeant une validation du BNEDER sous prétexte que c’est le DG du BNEDER qui l’exige laissant ainsi, les bureau d’études locaux comme simple figurant ou à défaut sous traitant du BNEDER en les traitant d’escrocs et de voleurs.
    Par ailleurs ,ce directeur s’occupe d’envoyer lui-même les bon de commandes au BNEDER pour la réalisation d’étude refusant le droit aux agriculteurs de payer eux mêmes leurs études sachant qu’une étude chez le BNEDER est gratuite mais c’est le trésor public qui paye(Argent du contribuable) .
    Pour conclure, les agriculteurs de la wilaya de Laghouat se posent la question sur la fonction du directeur de L’ONTA : est ce qu’il est un employé de l’administration publique ou représentant local du BNEDER ?
    Le collectif des BET agricoles de Laghouat

  2. BELHABLA Says:

    la réalité se qui pousse a la production est la comercialite du produit, exemple du miel, il ne trouve pas sa place, malgres être réputé bio, est suivre un circuit court de commercialisation, les coopératives qui se trouvent hors champs par une nouvelle espèce d apiculteurs qui n ont de foi que celle du dinars , alors que l université est en déphasage, cette abeille meurtri par les hommes, modernisation oblige, environnement impitoyable rendent tous producteur algérien victime dune importation impropre a la consommation des algeriens, la politique du moins disant, fusse t elle factice a eu le derniers mot.
    arrêtez de consommer étranger et se qui nui a votre sante et une démarche digne, le consommateur fort de ses connaissances régulera le marche( transgénique, les hormones, les antibiotiques etc……)chaque personne doit éduqué son prochain sur l urgence de la securite alimentaire.

    • Très raisonnable ce que dit Mr Belhabla , je crois que nos apiculteurs sont bien informés du procédé dans cette noble culture de l’abeille et du miel sacré qu’elle offre à l’humanité . Faut il comme l’huille d’olive elle soit entre les mains qui n’ont font pas un commerce de produit de luxe et profiter d’un enrichissement malsain .
      L’absence de l’état dans la régulation de ce marché devenu la proie de la spéculation , c’est vrai qu’un commerçant de biens quand il n’a pas le sens de l’honneur ressemble à un corbeau qui se prend pour un aigle dans un pays d’indiens .

  3. EL HAKIKA Says:

    Comment voulez vous, développer un secteur avec des mentalités anciennes. L’équipe dirigeante actuelle est dépassée (Ministére), elle travaille dans le sens d’accentuer la dépendance alimentaire du pays vis à vis de l’étranger.
    Leur stratégie de developpement ne répond plus aux exigences du terrain.

  4. écolo06 Says:

    Merci pour l’auteur de cet article.
    C’est un débat qui me plait à plusieurs points de vue que je vais pas exposer ici d’une façon sommaire. Je voulais surtout saluer l’auteur d’avoir évoqué cette question de produit de terroir tellement importante. En ma qualité d’universitaire s’intéressant à la biodiversité et son rôle pour garantir le developpement durable des territoires, j’accorde une grande importance aux variétés végétales et races animales locales. Pour les variétés typiques à une région ou territoire, donnant donc un produit de terroir, elles peuvent constituer parfois et pour certaines régions la seule culture possible, au vu de son adaptation particulière aux conditions écologiques locales (climat, sol, pente, maladies) ou au vu de ses qualités alimentaires et organoleptiques ou même comerciales.
    De ce fait, il est apparait primordial de connaitre (par inventaire et cartographie), de preserver et surtout de valoriser toutes les ressources génétiques (variétés végétales et races animales) dont dispose chaque région écologique pour prétendre garantir la sécurité alimentaire.
    En évoquant aussi la paysannerie française, je croix que c’est aussi un bon exemple au vu de la complémentarité du système dans lequel il évolu. Je croix aussi et beaucoup plus au système paysan algérien, particulièrement kabyle (que je connais le plus), qui a aussi ses caractéristiques propres et valorisables. Dans ce sens, parmis les pratiques méritant le plus d’être valorisées, voire d’être réhabilitées, c’est les marchés locaux où effectivement les paysans et petits agriculteurs vendent eux mêmes leurs produits directement aux consommateurs, cela est surtout aidé par l’ouverture de pistes agfricols et forestières. Merci.

  5. ben oui, ppdri, snadr et je ne sais quoi encore, de la pure fiction qui n a de sens que dans la tete de ceux qui l’ont annocée pour se donner une raison d’occuper des postes de résponsabilités. je crois que la politique agricole, la sécurité alimentaire et le developpement rural pnt pris un coup fatal durant ces 3 dernieres années. il faut reconnaitre qu on a fait que théoriser durant cette période, au moment ou nos voisins pronaient une politique plus pragmatique. ou va t-on comme ca, il faut mettre un terme a cette mascarade, ce n’est pas avec des gens qui ont mis en place toutes les politiques destructrice du monde agricole qu on pourait relancer ce secteur. les loobies de l’importation continuent a applaudir, il suffit de constater le retour aux affaires des anciens cadres du secteur de l’agriculture pour comprendre parfaitement les liens etroits établis entre les personnes qui gerent ce ministére et ces affairistes peu zelés, et on nous parle de sécurité alimentaire…mon dieu c’est horrible ce qui se passe.

  6. Bravo pour l’article. Je suis agriculteur et j’applique déjà ce concept de vente directe a mes clients. C’est le meilleur moyen de ce protéger contre la concurrence déloyale et des parasites qui vivent sur notre dot. Ce concept je l’ai appris tout simplement grâce a la parabole, j’était admiratif envers les Paysans d’Europe qui vendent leur légumes directement aux consommateurs qui viennent se servir eux même. Malheureusement la plupart de nos petit agriculteurs de l’intérieur du Pays sont en train de mourir a petit feux. La plupart savent a peine lire et sont encore très loin de l’internet. C’est à l’état de les encourager a créer des coopératives même plusieurs par commune, chaque coopérative devra créer son label ( pour la labélisation il faut créer des lois d’abord. Qu’est ce qu’un label ? Qui a le droit de dire que c’est la pomme de Kabylie ou orange de la mitidja ? ) Savez vous si la tomate de votre boite est de Chine ou d’Algérie ? Je veut manger de la tomate d’Algérie, mais ai je les moyens de le savoir ? Y’a t’il une loi qui oblige le producteur a inscrire l’origine de la tomate de mon concentré ? Ce concept de vente directe plus la labélisation et est le meilleur moyen de protéger les petit agriculteurs Algériens.

  7. jamal agronome Says:

    je pense que la comparaison au modele francais n’est pas dev mise chez nous.tant que l’on pensrera pas à raisonner filiere ,le circuit de commercialisation agricole en algerie ne pourra guerre se porter mieux et sera de tout temps livré au gré des speculateurs et autres mandataires.et cette organisation en filiere et constitution en cooperatives de commercialisation ne pourra emaner que de la bonne volonté des agriculteursvà s’organiser et defendre leurs produits et leur profession;mais ce type d’organisation n’arrange guerre les trabendistes de l’agriculture;et puis faudrait aussi redefinir le role des chambres agricoles qui se contentent uniquement à fournir des chiffres alors que le role qui devrait etre leur assigné est tout autre: accompagnement technique,formation et aussi organisation du circuit de commercialisation.

    • Pour les chambres agricoles c’est un autre débat il y’a tellement de choses a dire la dessus. Savez vous qui élit les membres du conseil c’est les associations ( la plupart ne représentent que leurs Présidents) et pas les agriculteurs. Savez vous que les Présidents de chambres sont maintenant choisis par le ministre parmi les membres du conseils ? Savez vous que les secrétaires de chambres sont nommés par les Directeurs de l’agriculture ? Alors que les textes prévoient la nomination d’un Directeur indépendant par les membres du conseil ? A vrai dire il ne faut plus parler de chambres agricoles en Algérie mais de DSA bis. Nos chambres agricoles ne n’en portent que le nom. C’est des annexes des Directions de l’agriculture.

      • Pour les chambres d’agriculture il y’a un nouveau texte fixé par le décret exécutif publié au JO N°54, je trouve que la presse n’en a pas assez parlé donc ce que j’ai dit précédament est légal aujourd’hui. Personne ne m’a corrigé mais je me corrige moi même pour ne pas induire les lecteurs en erreur. Merci

  8. les algeriens ne travaillent pas en agriculture. ils ne sont pas interesses par des secteurs tertiaires comme l agriculture. c est trop salissant et puis trop penible.
    ils preferent le secteur speculatif du commerce et du business, alors que la vraie richesse , c est le travail de la terre.
    si les gens ne prennent pas conscience de cet etat fait, on continuera a faire travailler les paysans des autres pays qui n ont que l agriculture comme principal secteur economique.
    mais le jour ou il n y aura plu de petrole chez nous, ca sera trop tard………..
    a bon entendeur(ou plutot lecteur ) salut

  9. le secteur agricole n’est pas malade, mais c’est l’Etat qui veut le rendre malade, des milliers d’agronomes sortent chaque année dans des universités et écoles et pas de travail, si l’Etat veut vraiment que le secteur agricole s’améliore, elle fait sortir ses ingénieurs aux terrains pour améliorer la production au lieu de les punir dans les bureux où y’a rien à faire pour un salaire ou je ne sais quoi de 9000DA, c’est quoi cette ploitique qui nous rend chaque jour malade, c’est quoi ce pré-emploi de 9000DA et pourquoi cette différence avec l’ANEM qui est de 15000DA, un ingénieur agronome est censé travaillé sur le terrain pas dans des bureaux, je pense que Mr ben aissa comprendra pafaitement c’est quoi la différence entre bureau et cahmps puisque c’est un vétérinaire.les bureaux ne produisent pas, c’est le champs qui produit, tant que la politique insiste à ce que les ingénieur réchauffent les chaises rien ne va se dévelloper, le développement d’un pays est lié à la production agricole et pas à l’exportation du gaz ou du pétrol, il faut réagir un jour, jusqu’à qaund les agronomes supportent l’humiliation!!!

  10. Comparaison n’est pas raison! La France monopoliste voit mourir son agriculture sans rien faire pour la sauver ( il la prépare à l’intervention massive des Monsanto et autres, après que les paysans et éleveurs auront abandonné la terre); le retour au terroir est une illusion tant que durera la fiction de l’agriculture biologique§
    En Algérie, il y plus de littérature que de résultats pour une bonne raison, connue de tous: les paysans ne travaillent plus la terre comme il se doit! Ils plantent et sèment saisons après saison et vendent sur pied la « production » , ils sont devenus aussi charognards que les intermédiaires, grossistes etc.
    Il n’y a qu’à voir les villes nouvelles qui parsèment le territoire; cette richesse n’est pas seulement le résultat du marché de la drogue…
    L’agriculture algérienne est marquée par deux phénomènes:
    1- Le développement des cultures sous serres, c’est à dire de la culture intensive avec utilisation massive de produits chimiques: on applique à la terre les mêmes principes que la production en batteries de poulets aux hormones  » C’est de la M…! » dirait l’autre
    L’autre opération juteuse est la soi-disant mise en valeur des terres des zones steppiques et semis désertiques: beaucoup d’argent pati en fumée; quelques oliviers…
    Et des bilans tellement surchargés qu’ils en sont illisibles.
    Enfin: quelqu’un peut(il faire un portrait d’un paysan algérien de 2011 ? Un vrai !pas celui qui a tué la Mitidja!

    • Je suis assez d’accord avec votre commentaire;
      Les vrais fellahs disparaissent au fur et à mesure que la terre meurt….
      La mitidja n’est plus qu’un fantome; la fertilité de ces terres a disparu depuis longtemps…même l’oued souf a des rendements supérieurs!
      Mais le plus grave, c’est que le pire est devant nous, si nous continuons ainsi c’est bientôt l’eau qu’il faudra importer

      • TOUT à fait d’accord avec vous!
        N’étant pas un spécialiste…Le mieux serait que des personnes compétentes éclairent régulièrement le citoyen; le blog est un exemple de ce travail!
        Courage à tous.

    • un paysan de la mitidja est un agriculteur qui a subi de plein fouet les effets de la socièté dans laquelle il est parti prenante .L’homme facteur important du developpement doit etre constamment orienté et épaulé pour faire face aux enormes difficultés dans lequelles il est confronté quotidiennement.A ce rythme il n’y aura plus d’agriculteur dans un avenir proche: une main d’oeuvre vieillissante le remplacement difficile et le politique tourné vers l’illusion soufienne les contraintes et les charges de production n’ont jamais été mis en relief.LA PROTECTION DE LA MITIDJA EST UNE NECESSITE ABSOLUE SOURCE DES GENERATIONS FUTURES.LE CHOIX ENTRE LE BETON ET LA CHLOROPHYLE L HUMUS ET LE KILO WATT DOIVENT CESSER AINSI QUE LA DISPUTE CONSTANTE ET PERMANENTE DE LA TERRE DE SES HOMMES DE SES MOYENS IL FAUT QUE L AGRICULTURE SOIT CONSIDEREE COMME UNE HAUTE PRIORITE DE L ETAT.Le tableau de bord soit identifié: un recensement du secteur (identification du cheptel, foncier,le cadastre general,une loi foncière définitive qui ne change pas au gré des hommes) l’agriculture a pour objet de tirer du sol le maximum de produit avec un minimum de frais c’est la premiere définition de l’agriculture

  11. Bonjour,
    Il faut dire également que ce type de dérèglement du commerce ne touche pas seulement aux produits agricoles. En algérie, la spéculation domine le commerce entier en raison de l’absence de l’Etat régulateur et d’associations de consommateurs, l’insuffisance de la production locale par rapport aux besoins et l’ignorance du consommateur de ses propres droits.

  12. djebar abdelhamid Says:

    Le secteur agricole chez nous est vraiment malade.Tout ce qui a été fait jusqu’à maitenant n’est que de l’activisme et de la gesticulation.Sous le régne de Mr BENAISSA le secteur n’a pas connu d’amélioration,notre pays vit toujours sous la contrainte de l’importation massive des produits agricoles de premiéres nécéssités.

    • tu as raison
      c est la faute a tout le monde . les algeriens ne travaillent pas en agriculture. ils ne sont pas interesses par des secteurs tertiaires comme l agriculture. c est trop salissant et puis trop penible.
      ils preferent le secteur speculatif du commerce et du business, alors que la vraie richesse , c est le travail de la terre.
      si les gens ne prennent pas conscience de cet etat fait, on continuera a faire travailler les paysans des autres pays qui n ont que l agriculture comme principal secteur economique.
      mais le jour ou il n y aura plu de petrole chez nous, ca sera trop tard………..

  13. Ces nouveaux modes de commercialisation se sont développés sous l’effet conjugué des producteurs locaux qui souhaitaient une alternative au diktat des réseaux de distribution, et de la prise de conscience des consommateurs sur la nécessité de modifier leurs habitudes alimentaires !
    En Algérie, il suffit de voir dans quelles conditions sont commercialisées de nombreux produits alimentaires pour s’apercevoir que nous sommes encore loin de voir les consommateurs évoluer vers un critère de sélection autre que le prix.
    Quand aux producteurs, ils sont nombreux à avoir quitter le métier d’agriculteur au profit de celui de négociant agricole, bien plus rentable….

    Le SYRPALAC, ce n’est pas un outil de régulation mais un moyen de soutenir les prix à la production.
    En dehors de la pomme de terre, il n’y a aucune autre production locale à « réguler ».
    Grâce à ce système, le producteur est assuré de percevoir un prix minimum même pendant les périodes de surproduction !
    Conséquence d’une incitation trop massive à produire de la pomme de terre qui au final coûte très cher en frais de stockage et n’empêche pas la fluctuation des prix !
    Quand on voit le prix de la pomme de terre sur le matif (marché à terme) à 7 euro le quintal (moins de 10Da le KG), on peut se demander si la pomme de terre est bien le produit qu’il faut encourager à la production locale !
    Il faut faire du chiffre à tous prix et peut importe ce que ça coûte !

    Ce n’est qu’une des nombreuses hérésies que l’on peut constater au quotidien :
    – On lutte contre l’érosion mais on encourage le labour profond
    – On lutte contre le désert en plantant des espèces inflammables
    – On pousse à plus d’engrais et de pesticides alors que nos ressources en eaux sont limitées et le lessivage des sols extrêmement faibles
    – On prône l’autosuffisance alimentaire en utilisant des semences hybrides qui nous rendent dépendant des semenciers !
    – On parle de terres agricoles de « hautes qualités » mais les rendements sont extrêmement faibles malgré les tonnes d’engrais déversés.
    La liste est longue…

    Le consommateur dispose d’un pouvoir important qui peut faire changer les choses, et les médias ont souvent été à l’origine d’une prise de conscience collective.
    On peut par exemple imaginer un encart quotidien dans un journal qui indiquerait les prix des légumes et viandes aux principaux marchés de gros, permettant ainsi au consommateur de mesurer les écarts avec les prix au détail.
    C’est en informant les consommateurs que l’on peut provoquer une prise de conscience collective.

    • Vous avez tout à fait raison !
      Il y a également un ouvrage qui s’appelle « CARNETS DE VOYAGES NATURALISTES AU MAROC ». Ses auteurs sont biologistes et entomologistes. Certes, l’exemple est marocain mais il y a des similitudes pour la qualité des sols et leurs utilisations.

  14. mais de quoi vous parlez?agriculture?elle est décédée en Algérie, avec ses fénéants ministres, hier je me suis déplacée de tizi ouzou à Alger pour assister au salon agro filaha organisé au palaix des expositions, ils ne m’ont pas laissé entré parce que monsieur le monistre n’est pas enore arrivé, et il va arriver à 15h00, j’ai attendu quand même, je usi arrivé à 11h00 et je suis restée debout sans manger ni boire de 11h00 à 15h00, quand monsieur, plutôt messiers les ministres(3) arrivés, ils sont entrés et moi j’ai essayé d’entrer, ils ont refusé d’entrer avec le ministre(les policiers), c’est un ordre, quand il est sorti c’e’st interdit aussi jusq’à ce que les ministres partent, l’heure est 15h40et il est temps pour revenir chez moi, moi en tant qu’ingénieur en agronomie et je veux m’approondir dans ce domaine interessant, quelle encouragement j’ai reçu?alors je vous en prie d’arrêter de parler de quoi quece soit sur l’agriculture , elle ne développera jamais tant les ministres arrivent à 15hoo pour inaugurer un simple salon(international), le soir la route est barrée à si mustapha et je suis arrivée à 23h30 à la maison à cause d’un ministre de l’agriculture, quelle honte pour l’agriculture.

  15. En France les agriculteurs et les éleveurs dans leur mode de conception du travail agricole ont découvert que le rendement et la qualité de leur production est liée à la spécificité des produits du terroir , avec la recherche scientifique et la documentation , les moyens de l’information aidant , ils sont parvenus dans une large mesure à couvrir les besoins essentiels de l’enveloppe alimentaire . Le reproche est que le vignoble est détourné de sa vocation première pour fructifier des caves et enivrer la population pour avoir du palais comme on dit.Savez vous ce que nous disons de ces marchands de cette sorte de boisson ? Les marchands de la bouteille ! Comme si le vin ou l’alcool est plus essentiel que le pain.
    En Algérie les stuctures de base d’organisation du soutien , du contrôle à la production ont été démantelées pour assouvir des appétits de personnes à l’affut du gain facile et de la spéculation .
    Aujourdhui les terres en friche dans le relief montagneux au nord et la steppe ainsi que les terres du sud sont abandonnées à d’autres générations de pionniers .
    La difficulté réside donc dans l’occupation des grandes superficies arables et la lutte contre la désertification .

    La politique de renouveau agricole que prone le Ministère parviendra peut être à la longue à restaurer la tradition et surtout relever le défi contre l’exode rural .

  16. Bonsoir,
    le salut de la commercialisation des produits agricoles, réside dans la création,la formation,le soutien et l’accompagnement des pouvoirs publics à la création de coopératives digne de ce nom dans toutes les branches de la profession. Par cette action on pourra assurer aux professionnels de vivre du fruit de leur travail, ainsi que le développement d’un réseau de distribution connecter à ces coopératives. De cette manière on pourra aussi réguler les prix à la consommation et par conséquent impliquer pleinement les acteurs de la terre dans le développement du monde agricole en Algérie.
    Mes salutations à la profession.
    Lacen.

    • Bonjour
      je suis persuadé que c’est l’intervention la plus raisonnable et je pense en tant qu’agriculteur que c’est la seule solution qui parviendra à éliminer les charognards qui s’enrichisse sur le dos du producteur

  17. agronome Says:

    C’est un excellent sujet mais qui se caractérise par sa complexité.
    d’abord pour ce qui est de la décentralisation.A mon sens toutes les Décisions de financement des projets sectoriels du ministére de l’agriculture sont réalisées sur proposition des directeurs des services agricoles des wilayas .le dossier comporte une fiche technique , une fiche synoptique, l’échéancier de réalisation en sus de l’intitulé de l’opération.Il s’agit d’aller au détail en citant la localité et le lieu dit.Lors de l’élaboration de la fiche synoptique l’enquêtede terrain prend en compte les attentes des explotaitants et riverains.Je vous parle en tant qu’ingenieur et homme de terrain.la mise en oeuvre devient plus facile.Autre projets d’initiative concertée localement par les acteurs du developpement local les PPDRI avec deux outils le SNADDR et le SI/PSRR.iL n ‘enb demeure pas moins qu’en sus des grands projets structurants qui sont centralisés par nature , il ya les divers fonds qui exigent une adhésion des exploitants donc la formulation vient de la base sur financement des fonds alimentés par le budget d’état.
    le fond du théme voulu par l’auteur du papier que je trouve pertinent au regzard du recous à l’exemple français pour ce qui est de la commercialisation.En france il y al’organisation delaprofession (exploitants par filiére) et la PAC.chez nous les mécanismes des filiéres et des chambres de l’agriculture sont en place mais la chaine entre le producteur et le consommateur est gorgée de spéculateurs de tous bords.Les systémes régulateurs (syrpalac) neccéssitent un rodage mais il faut savoir que les spéculateurs sont des génies.Le débat par spéculation produite est interréssant .Merci

    • Hélas, ou non, la PAC est en voie de disparition telle qu’elle était initialement proposée, après guerre ,ou presque.
      Il s’agissait de permettre l’achat des surplus agricoles afin de garantir un revenu stable aux exploitants.
      Puis, le succès de l’industrie agro-alimentaire aidant et les exportations prenant de l’ampleur, la PAC à joué le rôle de contrôle des cours des matières agricoles.
      Avec les accords finalisés avec l’OMC, le rapport de force entre producteurs et industriels, la PAC prétend s’intéresser à l’écologie (moins de pesticides, moins d’exploitations intensives etc …). La commission AGRI du parlement européen travaille sur un texte de propositions du député Georges Lyons.
      Les circuits courts relèvent de propositions de producteurs agricoles afin de retrouver une certaine indépendance envers les industriels ou les centrales d’achat des supermarchés qui fixent les cours des produits (à cause des volumes traités) tout en s’y référents pour négocier les achats …
      Les collectivités territoriales et les populations promeuvent ces circuits courts afin de promouvoir la profession agricole mais aussi pour accèder à des produits de qualité (à la suite des affaires de vaches folles ou de lait contaminé en chine) sans payer d’inutiles intermédiaires. Le circuit court a quelque chose de « militant », d’écologiste voire de BoBo (bourgeois bohème).

    • Ce que dit le Monsieur c’est pas du tout compliqué et je l’ai bien compris, mais les PPDRI , SNADDR et SI/PSRR etc. c’est encore plus compliqué😉

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