Dépendance alimentaire : Les artisans de « l’échec programmé »

Parmi les questions que plusieurs de nos lecteurs se posent il y a celle de savoir pourquoi certaines cultures n’existent pas en Algérie alors que les besoins en la matière sont exclusivement couverts par le recours systématique à l’importation ?
La betterave sucrière, le maïs et le soja sont entre autres produits de base dont l’Algérie est en dépendance chronique et qui contribuent chaque année à l’aggravation de la facture alimentaire.
Certes, la sécurité alimentaire n’est pas autosuffisance alimentaire, comme cela est fredonné avec récurrence par les pouvoirs publics pour justifier ce recours à l’importation.
Bien de pays dont les exportations agricoles constituent le pilier central des sources de revenu, mais demeurent toujours de grands importateurs de certains produits non disponibles au niveau local.
Mais l’Algérie est loin de faire partie de cette catégorie de pays parce qu’elle est devenue un importateur exclusif de matières de base qui, dans un passé récent, sont produites au niveau local.

La betterave sucrière en Algérie

Une étude sur l’Algérie (1) menée en 1986 par deux chercheurs universitaires français souligne : « Les cultures industrielles sont peu importantes. La production de betteraves à sucre varie de 300 000 à 700 000 quintaux par an, principalement dans la région d’El Asnam. Par contre, la production de tomate industrielle augmente plus ou moins, régulièrement, 1,2 million de quintaux en 1983, surtout dans la plaine d’Annaba ».
Déjà, avec ces niveaux, la production n’est pas jugée satisfaisante selon les auteurs de l’étude en question, pourtant, les besoins exprimés à l’époque sont moins importants avec une population dépassant de peu les 20 millions d’habitants.
Que dire aujourd’hui où l’Algérie doit au marché international la couverture de la totalité des besoins exprimés en sucre ?
Même constat pour les autres cultures de matières de base à haute utilisation industrielle, comme les produits oléagineux et les intrants destinés à la production d’aliments de bétail.
En tout cas, c’est lorsqu’il y a des repères indiquant que, dans un passé récent, ces cultures stratégiques représentaient un potentiel appréciable au niveau local avant qu’elles ne disparaissent complètement de la carte agricole de l’Algérie que la question mérite d’être examinée de près.
La réponse à des interrogations de ce type n’est surtout pas dans le prétexte de l’incompatibilité de ces cultures aux conditions climatiques ou autres critères pédologiques des terres, invoqué dans le discours officiel justifiant le recours massif aux importations.
Pour la betterave sucrière, à titre indicatif, le professeur Cherfaoui (2) dément ces arguments en mettant en étalant les potentialités dont jouit cette culture.
Le même constat pour ce qui est des cultures oléagineuses dont le démantèlement au niveau local est motivé par la volonté de livrer le pays aux sphères spéculatives et lobbies de l’import import.

Le bras long des fanatiques de l’import-import

Une vue d’ensemble sur l’agriculture algérienne, avec ses prouesses et ses échecs, rend ce constat difficile à démentir :
Toutes les spéculations (productions) où les opportunités d’affaires sont importantes deviennent paradoxalement difficiles à développer en Algérie.
Outre le maïs, le soja et la betterave sucrière que nous venons d’évoquer, même la production laitière est confrontée à des handicaps « invisibles ».
Sinon, comment admettre une facture d’importation de près de 1,3 milliard de dollars (importations de lait et produits laitiers en 2008) alors que la production locale dépasse les 2,4 milliards de litres par an (statistiques officielles), soit plus de 65% des besoins exprimés ?
Mais la parade est toujours trouvée : la défaillance au niveau de la collecte qui fait que le lait cru produit localement n’est intégré dans le cycle de la transformation qu’à hauteur de 10 à 15% seulement.
Si le problème de la collecte demeure ainsi insoluble malgré tous les fonds injectés sous forme de subventions diverses, serait-il donc plus judicieux de démanteler la filière élevage pour se contenter uniquement des importations ?
Décidément, le mal qui ronge l’agriculture algérienne dans son ensemble est de nature exogène, il faut le chercher ailleurs.
Mais, qui peut oser ?…

(1) « L’Algérie, volontarisme étatique et aménagement du territoire », 1986, Jean-Claude Brulé (université de Franche Comté, Besançon) et Jacques Fontaine (URBAMA, université de Tours).
(2) Enseignant à la faculté d’agronomie, université de Tizi Ouzou.

44 Réponses to “Dépendance alimentaire : Les artisans de « l’échec programmé »”

  1. Agronome Says:

    ALGERIE : CONTRE LA CRISE, REHABILITER LA SOUPE AUX LEGUMES

    Djamel BELAID 25.02.2016
    Avec la chute du pétrole, la presse algérienne regorge d’articles sur la crise économique qui menace. Même Le Figaro en France qui en fait sa Une ce jour. Dans un éditorial, le journal de la famille Dassault suggère même à la diplomatie de passer à la loupe l’opposition au gouvernement algérien élu et de l’aider. C’est dire combien la crise fait écrire. Simple observateur de l’actualité agricole algérienne, nous aimerions apporter une contribution, certes minime, mais une contribution sur le plan alimentaire.

    SURPRODUCTION ACTUELLE DE LEGUMES
    Le retour à l’agriculture qu’on observe aujourd’hui se traduit notamment par une surproduction saisonnière de différents légumes dont la pomme de terre. Trop souvent la conservation des pommes de terre n’est considérée que sous forme d’entrepôts frigorifiques. Or, la durée de ce type de conservation est limitée à quelques mois. Par ailleurs, l’inexistence de coopératives maraichères ne permet par aux agriculteurs de préserver leur marge. Ce sont les grossistes et autres mandataires qui en profitent aux dépend de l’agriculteur et du maraicher.

    Afin de remédier à ces deux difficultés, une solution pourrait consister dans le développement de la transformation des légumes. Une transformation sous un conditionnement hermétique permettrait de réduire les effets de la saisonnalité. Cela pourrait être un moyen pour les agriculteurs de se fédérer en groupement de producteurs même si de petites installations artisanales paysannes ou rurales sont possibles.

    LE TETRA PACK, REMEDE A LA CRISE ?
    Actuellement le conDItionnement en brique TetraPack fait une percée remarquée en Algérie. C’est le cas pour les jus de fruit et le lait. Or, ce conditionnement peut servir à conditionner des légumes. Non pas des légumes en morceaux, mais des légumes sous forme de soupe. Le prix de revient est minime. Produire de la soupe sous forme de TetraPack pourrait être une des solution à la crise alimentaire, notamment pour les ménages à faible revenu. Par ailleurs, dans la mesure ou de plus en plus de femmes travaillent, la formulation de légumes sous forme de soupe s’avère plus pratique.

    Certes, l’actuel mode de consommation alimentaire laisse plus de place à l’omelette-frites et aux plats frits. Cependant, il existe une tradition locale de consommation de soupe. C’est le cas avec la traditionnelle chorba ou hrira. Il serait possible d’imaginer des variantes de ces soupes en y adjoignant plus de légumes. A l’étranger, des sociétés telles que Liebig ou Knor proposent une grande diversité de soupes dans les linéaires des grandes surfaces.
    Des formulation de soupe aux légumes en y incluant une part étudiée d’huile d’olive permettrait d’établir un lien avec les traditions familiales et du terroir. Il y a là tout un pan du marketing alimentaire à explorer en réalisant des enquêtes et des tests de dégustation auprès des consommateurs ciblés. Le potiron qui pousse bien sous nos climats se trouve être également un légume particulièrement intéressant pour la confection de soupes.
    Pour la confection de soupes de légumes les fabricants à l’étranger n’hésitent pas à ajouter des rehausseurs de goût tel le glutamate. L’adjonction de crème fraiche ou d’extraits de sauces de plats cuisinés à base de viande de volaille permet également de donner plus de goût. C’est le principe des cubes de marque Maggi.

    Pour des industriels du secteur des boissons tels que NCA Rouiba, il y aurait là un moyen de rentabiliser l’utilisation de leur chaîne TetraPack. Pour un Slim Othmani toujours prêt à donner des leçons d’ultra-libéralisme, ce serait le moyen d’aller vers plus de patriotisme économique en travaillant avec des légumes algériens au lieu d’importer des concentrés de jus brésiliens ou espagnols.

    TETRAPACK MAIS EGALEMENT BOCAUX ET CONSERVES
    Outre le conditionneMent en TetraPack, la forme bocaux en verre est intéressante. Une fois remplis de soupe, il suffit de pasteuriser ces bocaux grâce à une autoclave. Du fait des capacités industrielles actuellement existantes, ce matériel de stérilisation peut aisément être fabriqué localement. Des ateliers artisanaux pourraient ainsi être créés. Il y a là tout un champs d’action pour des coopératives agricoles paysannes de l’intérieur du pays et du Sud.
    L’industrie de la tomate industrielle capitalise également une grande expérience du domaine de l’appertisation. Dans quelle mesure cette industrie pourrait-elle permettre d’offrir aux ménages à bas revenus des produits à base de légumes ? Il s’agit là de pistes à creuser. L’invitation d’experts étrangers et des partenariats avec des PME/PMI étrangères peut s’avérer intéressant pour booster la production locale.

    DES LEGUMES CONTRE LES EMEUTES DE LA FIN
    Les émeutes de 2008 liées à l’augmentation des prix alimentaires de première nécessité montrent l’importance des produits alimentaires de base pour les ménages à faible revenu. Outre, le pain, les Algériens sont devenus de gros consommateurs de pomme de terre. Dans un pays où la population croît assez vite, la production de légumes à toute période de l’année est cela sur de petites surfaces facilement intensifiables (fertilisation, irrigation, mécanisation) est une opportunité pour les pouvoirs publics. Reste à trouver les moyens de réguler les prix sur le marché et de trouver des formes permettant leur plus grande consommation. Concernant les pommes de terre, leur conditionnement en frittes congelées, en pomme de terre épluchées sous vide, en flocons ou en soupe avec d’autre légumes est une voie à explorer. Aussi, les pouvoirs publics gagneraient à orienter les investisseurs publics et privés vers la production de mélanges de légumes sous forme de soupe. En période de crise un tel créneau devient prioritaire.

  2. Agronome Says:

    NICOLAS BAVEREZ : L’ALGERIE EN SURSIS, DEUX ANS POUR SE REFORMER

    Djamel BELAID djamel.belaid@ac-amiens.fr 15.02.2016

    Selon l’économiste Nicolas Baverez, suite à la chute des prix du pétrole, l’Algérie est en sursis. Elle n’a que deux ans pour se réformer. Cela est peu et face au risque de déstabilisation du Maghreb, l’Europe ne peut se désintéresser du sort de ce pays. L’essayiste français réputé pour ses positions ultra-libérales et qui s’exprime dans les colonnes du Figaro de ce jour indique que les seules solutions sont des réformes économiques encore plus libérales. Que faire en agriculture afin de relever le défi ?

    DU PAIN ET DES LEGUMES

    L’essayiste s’inquiète des importations alimentaires et du sous emploi des jeunes Algériens. En matière d’importations alimentaires, il est vrai que ces dernières années, tout et n’importe quoi a pu être importé. Différents exportateurs étrangers dont les turcs ont pu exporter à foison vers le marché algérien. Les mesures actuelles prises par les pouvoirs publics peuvent permettre de réduire ces importations et ainsi encourager la production locale.
    Un des postes qui grève les finances publiques concerne l’importation des céréales. Même si les Algériens sont de gros consommateurs de pain, il faut tenir compte de la contrebande vers les pays limitrophes. Pour réduire ces importations, mais également pour des raisons de santé, il est évident qu’il s’agit de donner plus de place aux légumes et réformer le soutien du prix du pain aux ménages à faible revenu en introduisant la carte à puce comme l’ont fait les Egyptiens..
    Or, si l’Algérie peine à produire des céréales, son agriculture sait produire des légumes. Que ce soit au Nord ou dans le Sud, les paysans locaux ont fait des progrès conséquents. Vue d’avion, la région de Biskra ressemble aux régions d’Espagne spécialisées dans la culture sous serre.
    La question est donc de rendre ces produits encore plus disponibles mais aussi d’augmenter leur présence dans les rations quotidiennes. L’industrie agro-alimentaire peut y remédier en proposant différentes formes de conditionnements. La forme TetraPack permet notamment la commercialisation de soupes de légumes. Des accords devraient être passés avec des firmes telles Bonduelle afin d’installer des usines de transformation au niveau des bassins de production légumiers. Cela permettrait également de réguler l’offre. Celle-ci est parfois pléthorique à certaines périodes de l’année. Cela vaut également pour la pomme de terre dont la consommation fait aujourd’hui jeu égale avec les céréales.
    Concernant, les besoins en protéines, les apports alimentaires peuvent être couverts par des légumes secs et par la production de plus de fourrages à travers les produits laitiers. D’énormes réserves de productivité existent à ce niveau.

    L’IRRIGATION MAIS AUSSI L’AGRONOMIE

    Afin d’augmenter la production de céréales et face à des sécheresses printanières récurrentes, les services agricoles misent sur l’irrigation d’appoint. Il s’agit là d’un geste salutaire. Cependant la demande en eau potable des villes et du secteur agricole croit de façon exponentielle. Dans la région de Tipaza, les producteurs d’agrumes protestent contre des quotas de livraisons d’eau qui ne couvrent pas les besoins de leurs vergers. Par ailleurs, il faut compter avec l’envasement des barrages et des retenues collinaires. Il s’agit d’un véritable fléau dans un pays où chèvres et moutons s’attaquent à la moindre touffe d’herbe et sont la cause de l’érosion des sols. A chaque orage, des tonnes de terre aboutissent dans la moindre retenue d’eau.
    Dans la lutte contre ces sécheresses printanières, le deuxième levier consiste en de nouvelles façons de travailler le sol. Ces techniques de non-labour avec semis direct mises au point par les agriculteurs des grandes plaines américaines et adoptées en Australie sont peu développées en Algérie. Une réponse rapide des autorités pourraient donc être de favoriser l’importation mais aussi la fabrication locale de ce type de matériel adapté à l’agriculture en milieu semi-aride.

    AGIR RAPIDEMENT

    Comme le note Nicolas Baverez, les pouvoirs publics doivent agir rapidement. Les récentes inaugurations en matière agro-alimentaires montrent qu’entre la signature et l’entrée en production les délais se comptent en années. C’est le cas des usines issues des accords Sim-Avril (aliments du bétail) ou Cristal Union-La Belle (raffinage de sucre roux). Le motif ? Non pas la sacro-sainte du principe des 49-51% mais des questions administratives liées à l’importation des machines et à la rémunération des sous-traitant étrangers. Aussi, la solution pourraient être le recours à des zones franches.
    Toujours afin d’agir rapidement, il s’agit de favoriser le transfert de technologie et de management. On pourrait penser à des fermes pilotes (terres publiques) pilotées par des chefs de cultures étrangers ou à réformer la loi qui restreint à 3 mois le titre de travail des ouvriers spécialisés marocains qui sont à l’origine du développement local de la culture sous serre. De même que, par exemple, il s’agirait d’intégrer une prime variable indexée sur l’activité du personnel de l’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC) chargé de la vente d’intrants agricoles ou de la collecte de céréales.

    L’EXPORT, UNE ILLUSION

    Concernant le remplacement de la manne pétrolière par des rentrées financières liées à d’éventuelles exportations agricoles, il s’agit là d’un manque flagrant de réalisme. Le montant de ces exportations ne couvriraient même pas 1% de la rente pétrolière. Par ailleurs, il s’agit de tenir des concurrences marocaine et espagnole. Enfin, les ressources locales en sols et en eau sont limités. Aussi le potentiel en terre agricoles doit plus servir à produire de quoi satisfaire les besoins locaux que les besoins alimentaires européens.
    Alors que l’agriculture saharienne est présentée comme un exemple de réussite, différentes voix s’alarment de la baisse du niveau des nappes phréatiques et de leur contamination par les nitrates et les pesticides systématiquement utilisés dans des sols filtrants car sableux. Alors que les populations du Sud s’étaient levées contre les projets publics d’exploitation des gaz de schiste, aujourd’hui la menace rampante provient d’une agriculture débridée et non durable. L’urgence serait de renforcer dans ces régions Sud les équipes d’hydrauliciens afin d’envisager les mesures permettant de favoriser l’infiltration des eaux de pluie et de préserver ces nappes.
    En fin de compte, les services agricoles seraient mieux inspirés d’orienter les agriculteurs dégageant des productions excédentaires vers les secteurs déficitaires que de leur laisser croire dans le mirage des exportations.

    UN EMMANUEL MACRON ALGERIEN ?

    On peut se demander s’il existe l’équivalent d’un Emmanuel Macron en Algérie. Car même si le pays fait l’objet d’une dynamique porteuse en matière agricole et a pour la première fois un ministre de l’agriculture de formation agronomique les choses n’avancent pas assez vite.
    A la politique d’ouverture des pouvoirs publics, les investisseurs locaux, mais aussi étrangers, répondent présent. La demande des consommateurs est importante, elle augmente en quantité mais aussi en qualité avec un appétit pour les produits laitiers. Un vaste marché de 38 millions d’habitants est présent. L’investissement dans la formation a permis l’apparition de cadres compétents. Reste le management. Aussi, des réformes sont plus que nécessaires. Elles doivent permettre de libérer l’initiative, d’organiser l’aval, d’assurer les besoins du plus grand nombre et l’emploi des jeunes. Les entreprises françaises et leur savoir faire organisationnel ont toute leur place afin de relever ce défi.

  3. Agronome Says:

    OLEAGINEUX EN ALGERIE, LES STRATEGIES DE CEVITAL ET DE SIM 
    Djamel BELAID 17.01.2016 djamel.belaid@ac-amiens.fr

    En Algérie, le secteur agro-alimentaire est en constante évolution. Après le secteur de la transformation des céréales, c’est le marché des huiles de table qui pourrait faire l’actualité. L’approvisionnement local est entièrement assuré par les importations d’huile brute. Avec la baisse des revenus pétroliers cette situation n’est plus tenable. CEVITAL et SIM pourraient profiter de la volonté des pouvoirs publics de développer la trituration locale1.

    DEUX GROUPES AUX POTENTIALITES OPPOSEES

    Comme en Tunisie et au Maroc, le choix d’une stratégie d’importation est devenue pénalisante pour le développement d’une filière territorialisée. Dans le cas de l’Algérie, comme le note des observateurs2 « la dépendance externe et le déficit de création de valeur locale sont aggravés du fait que les importations se situent non pas au stade de la matière première (graines oléagineuses), mais du produit industriel intermédiaire (huiles brutes) ».

    A l’avenir, le développement de la trituration locale pourrait être favorisé à l’avenir par les dispositions de l’avant-projet de loi de finances complémentaire pour 2015. Selon Chérif Benameur du Soir d’Algérie, « l’article 68 dudit projet prévoit que les importations des graines de soja, de colza et de tournesol sont exonérées de droits de douanes et soumises à taux réduit de 7% de TVA ». De leur côté, les importations des huiles brutes ainsi que des tourteaux de soja, tournesol et colza devraient être soumises à un droit de douane de 15% et un taux réduit de 7% de la TVA.

    Bien que le marché local des huiles soit très disputé, deux groupes se distinguent du lot ; il s’agit de CEVITAL et SIM. Le premier possède l’antériorité des projets de développement d’une trituration locale des graines d’oléagineux. Depuis des années Issad Rebrab le dynamique PDG de Cevital explique sur les plateaux de télévision et devant les micros ses projets de développement d’une filière oléagineuse locale. Selon l’industriel, l’approvisionnement pourrait être assuré en partie par la culture locale de plantes telles le colza et le tournesol. Mais le projet serait en stand-by.

    Encadré : l’industrie du raffinage d’huiles en Algérie. IPEMED
    • Cevital (Bejaia, marques Elio et Fleurial, entre 50 et 60% du marché algérien des huiles de table) ;
    • Afia International Algeria (filiale du groupe saoudien Savola, une raffinerie dans la wilaya d’Oran, marques Afia et Oléor, environ 20% de part de marché) ;
    • Groupe La Belle (Alger, sociétés des corps gras de Bejaia et Annaba, ex-établissements de l’entreprise nationale des corps gras ENCG, marques Goutte d’or et Huilor, 15%) ;
    • Prolipos (société de production des corps gras, Aïn M’lila, filiale du groupe Bareche, 6%) ;
    • Safia (division agroalimentaire du groupe Cogral, 4 unités de raffinerie d’huile, marque Safia).

    Cevital possède l’énorme avantage de maîtriser la production de différents produits gras (huiles, margarines), leur conditionnement et leur distribution. Il dispose à cet effet à Béjaïa d’installations modernes et d’un management impeccable faisant appel notamment à des cadres de haut niveau d’origine algérienne ou française.

    Si le projet d’I. Rebrab semble tenir la route, il repose cependant sur le développement rapide de nouvelles cultures que connaissent pas les agriculteurs locaux. Cela suppose donc de fortes incitations financières ainsi qu’un solide réseau d’appui technique aux agriculteurs. Or, à part dans le cas de la tomate industrielle, ce type d’approche initié par le groupe Benamor, est quasi inexistant en Algérie. La réussite d’un tel projet ne peut reposer que sur une lente montée en cadence. Les références techniques concernant les itinéraires culturaux étant absent, cela suppose des partenariats avec des référents étrangers. Dans la région seule les marocains à travers le partenariat Lesieur-Avril et de grands groupes agricoles français maîtrisent ce type de culture. Or, Cevital n’a jamais détaillé comment le groupe compte développer de zéro la culture des oléagineux et sur quels partenariats il compte s’appuyer.

    Faire tourner les presses d’une usine de trituration nécessiterait donc de s’approvisionner sur le marché extérieur en graines d’oléagineux.

    DES CONTACTS CEVITAL AVRIL-LESIEUR

    Des contacts entre Cevital et la filière française des oléagineux ont eux lieu dès 2003. En témoigne ce compte rendu d’Agropol la division de la filière oléagineux française chargée du développement à l’international. Il est question d’une rencontre avec «  le principal huilier privé », c’est à dire Issad Rebrab.
    « Une délégation algérienne a été reçue en avril 2003 pour une série de rencontre avec la filière française ayant pour thèmes : l’expérimentation agronomique et le développement des cultures ainsi que l’expérimentation technologique sur les graines dans les différents sites du CETIOM, l’organisation de la collecte à la Coopérative de St Jean d’Angely, et le fonctionnement de l’interprofession par une présentation de PROLEA et de la FOP.

    Ces mises en relations ont d’ailleurs donné lieu à de nouvelles visites en Algérie par quelques uns des organismes visités.
    Par ailleurs, le Président de la FOP participant à la visite officielle de Jacques CHIRAC en Algérie a pu rencontrer le Ministre de l’Agriculture et le principal huilier privé et a eu l’occasion de leur expliquer l’intérêt que la filière pouvait trouver dans le soutien au développement des oléagineux en Algérie ».

    Notons au pasage cet aveu : « L’Algérie reste le meilleur client des huiles françaises (colza et tournesol) et il est de l’intérêt de notre filière de fidéliser ce marché à nos produits en soutenant cette relance du colza et du tournesol en Algérie ».

    A ce jour, et malgré des contacts qui remontent au début des années 2000, il est étonnant qu’aucun projet de production locale d’oléagineux n’ait pas aboutit. Par ailleurs, on peut se demander si le groupe Avril, lassé de voir l’impossibilité de Cevital à concrétiser des projets de terrain, n’a pas doublement changé de « fusil d’épaule » en s’associant à SIM et en donnant la primauté à l’écoulement de ses excédents de tourteaux de colza au lieu d’aider au développement local de la filière oléagineux.

    SIM UN REDOUTABLE OUTSIDER

    A côté de Cevital, le groupe SIM apparaît être un redoutable outsider. Taïeb Ezzraïmi ne semble pas ouvertement décidé à investir dans la production d’oléagineux. Le métier de base de ce dynamique industriel est avant tout la transformation des céréales. Le groupe se targue en effet de dominer le marché national en produits transformés et d’être le leader concernant les exportations de pâtes alimentaires.
    Le groupe a acquis en concessions 5 000 hectares de terres agricoles dont 3 000 ha sont consacrés aux céréales et 1 000 ha à la production d’huile. Cependant, il s’agit d’oliviers et non pas de colza ou de tournesol. Comment dans ces conditions penser que SIM puisse être bien placé pour démarrer une activité de trituration ?

    SIM possède un atout considérable, contrairement aux autres groupes agroalimentaires, il est l’un des premiers groupes à s’être orienté vers des alliances stratégiques avec des partenaires étrangers. C’est notamment le cas avec le groupe français Avril dont la filiale Sanders participe à hauteur de 49% à un projet de construction de trois usines d’aliments du bétail. La première de ces usines a d’ailleurs été inaugurée en présence de l’ambassadeur de France à Alger.

    Outre les aliments du bétail, Avril possède l’énorme avantage d’une réelle expertise des oléagineux. Ce groupe (ex-SofiProtéol) est d’ailleurs la cheville ouvrière de la filière oléagineuse française.

    SIM TETE DE PONT D’AVRIL EN ALGERIE

    Sans se douter des possibilités de développement en matière d’oléagineux, SIM a conclu une alliance stratégique de premier choix en travaillant avec Avril. « Bonne pêche » pourrait-on dire.

    Pour le groupe français, la conjoncture française est morose. La France est un marché mature et la concurrence entre grands groupes agricoles européens oblige à un rédéploiement à l’étranger. Or, Avril mise sur l’Afrique. L’implantation au Maroc, sa première d’envergure sur le continent, a permis à Avril de mettre un pied sur ce « marché gigantesque », explique Jean-Philippe Puig, qui ambitionne de faire de l’Afrique subsaharienne le « terrain de jeu » du groupe. Ce groupe s’est déjà associé au Maroc et en Tunisie avec des acteurs locaux afin de développer le secteur des oléagineux. Selon Jean-Philippe Puig, directeur général du groupe Avril, « le développement de la consommation d’huile de tournesol et de colza au Maroc devrait signifier également des débouchés supplémentaires pour les agriculteurs français3 ». Toujours selon la même source, l’installation au Maroc, la première de cette taille sur le continent, permet à Avril de mettre un pied sur ce « marché gigantesque », explique Jean-Philippe Puig, qui ambitionne de faire de l’Afrique subsaharienne le « terrain de jeu » du groupe.

    Outre la concurrence entre grands groupes agricoles, le marché français est saturé par les huiles de soja et les tourteaux de colza. Les premières sont un sous produit des usines de production de tourteaux de soja entrant dans l’alimentation azotée des animaux d’élevage et les seconds sont des co-produits4 provennant des usines de fabrication d’agrocarburants (diester) à base de colza. Or, Avril est fortement engagé dans cette dernière activité. Il est donc essentiel pour ce groupe de les exporter sur des marchés tiers donc le Maghreb. A ce titre, pour Avril, SIM constitue une tête de pont idéale en Algérie. Avec les 3 usines d’aliments de bétail SIM-SANDERS dont il détient 49% Avril pourra exporter vers l’Algérie les excédents français de tourteaux de colza. Cette politique est également visible au Maroc. En effet, en signant un partenariat avec des opérateurs marocains, Avril a prévu la possibilité d’achat en commum de matières premières sur les marchés extérieurs.
    « Aujourd’hui, Lesieur Cristal achète à l’international d’une «manière différente», selon ses dirigeants. Le Maroc achète en effet 98% de ses besoins en matières premières à l’étranger. Lesieur Cristal négocie désormais ses achats sous la bannière Sofiprotéol, avec ses 25 sites de raffinag »5. Si des achats groupés peuvent permettre de meilleurs prix, on peut penser que ces achats profiteront avant tout aux paysans français.
    Par ailleurs, la filière oléagineux française produit essentiellement des huiles de colza et de tournesol ; or, les consommateurs algériens sont habitués à consommer ce type de produits.

    AVRIL UN SAVOIR FAIRE INCONTESTABLE EN MATIERE D’OLEAGINEUX

    On peut se demander dans ces conditions comment Avril pourrait être un partenaire intéressant pour le développement locale de la production d’oléagineux. En fait, le marché maghrébin des oléagineux est convoité par plusieurs producteurs : français, Ukrainiens, Russes et Argentins. Ces pays développent une forte production de tournesol. Dans ces conditions, le groupe Avril a tout intérêt à des accords gagnant-gagnant.

    Depuis longtemps les experts français ont analysé que le marché maghrébin sera toujours importateur de produits agricoles de base (céréales, huile, sucre). De ce fait, contribuer au développement partiel des productions locales n’empêchera jamais ces pays de continuer à importer massivement des produits alimentaires. Il s’agit pour les paysans français représentés dans les grands groupes agricoles tel Avril de s’assurer de débouchés permanents vers le Maghreb, l’Egypte et l’Afrique Sub-Saharienne. A ce titre, ils sont prêts à céder une partie de leur savoir. La situation marocaine est une « aubaine pour la ferme France », assure Jean-Philippe Puig à l’AFP. Même si la production devrait nettement augmenter à l’horizon de 2020, « il n’y aura jamais assez de tournesol et de colza, donc on va le faire venir de notre réseau » d’agriculteurs français6.

    Le gouvernement marocain a vite compris ce nouveau contexte. Ainsi, en matière de céréales, ces dernières années, le royaume chérifien a été un des premiers pays du Maghreb à délaisser les céréales françaises pour un approvisionnement bien moins cher en provenance de la Mer Noire. Les services agricoles marocains ont récidivé en demandant, lors de la signature du partenariat Avril-Lesieur d’un accord cadre prévoyant, pour la partie française un appui technique aux producteurs marocains d’oléagineux. « Concernant la filière, d’ici à 2020, le but du plan est d’atteindre une production de 230 000 tonnes de graines d’oléagineux dans le pays (deux tiers de tournesol et un tiers de colza) sur 127 000 hectares. En 2015, la filière devrait produire 25 000 tonnes, après 15 000 tonnes en 20147 ».

    ALGERIE, SUIVRE L’EXEMPLE MAROCAIN ?

    Le programme impliquant Avril dans le développement de la filière oléagineux au Maroc mérite d’être suivi attentivement en Algérie ; ce type de partenariat pourrait constituer une voie d’avenir. Ce sont en fait deux entreprises qui en sont les chevilles ouvrières : le leader Lesieur Cristal et son concurent les Huileries du Souss Belhassan. Elles sont engagées dans ce contrat-programme sous la forme d’un groupement d’intérêt économique : le groupement des industriels oléagineux du Maroc (GIOM).

    Selon Abdelali Zaz, directeur adjoint responsable de l’amont agricole, le groupe Lesieur exerce la fonction d’agrégateur. L’agrégation est une méthode très utilisée par les services agricoles marocains. Il s’agit pour un gros industriel de la transformation ou un gros producteur de prendre en charge un rôle d’animateur ou « agrégateur ». Recevant un soutien financier de l’Etat, l’agrégateur coordonne les producteurs, les soutient, leur fournit assistance technique, et annonce même le prix fixe en début de campagne.

    La première campagne de tournesol et de colza a eu lieu en 2014. « Pour l’instant 25 000 à 28 000 ha sont plantés en tournesol, et en colza (seulement 1 200 à 1 300 ha). 42 agriculteurs font du colza et nous agrégeons un peu plus de 4 000 agriculteurs pour le tournesol. En 3 ans, nous sommes passés de 3 000 à 25 000 hectares. L’an dernier, nous avons pu produire 10 600 tonnes de graines, soit 4 200 tonnes d’huiles8 », détaille Abdelali Zaz.

    Agronomiquement, la culture du tournesol présente un intérêt pour les agriculteurs. Elle permet d’éviter la mono-culture de céréales et les inconvénients qui en résulte (développement des ravageurs des cultures). « D’autres cultures, comme le maïs peuvent faire de même, mais elles n’offrent pas un marché stable, contrairement au tournesol, car dans le cadre du contrat programme nous annonçons un prix unique en début de campagne, ainsi qu’une assistance technique et l’approvisionnement en semences, engrais … Bien sûr, ce sont les agriculteurs qui paient. On leur assure également l’achat des récoltes sur champs et ils sont payés dans les 48 heures », explique Abdelali Zaz à la même source.

    En contrepartie de son rôle d’agrégateur, Lesieur Cristal a reçu des subventions pour ses investissements. Sur 148 millions de dirhams investis, près de 20 millions ont été offerts par l’Etat9.

    DECIDEURS DZ, JOUER FINEMENT

    L’Algérie constitue un marché intéressant pour les paysans français aujourd’hui organisés dans de puissantes coopératives. Celle-ci sont de devenues de puissants groupes suite à des fusions et au rachat de sociétés devenues autant de filiales spécialisées. L’Algérie n’ayant pas su créer de tels groupes paysans, le secteur agroalimentaire local se trouve aux mains de grands groupes privés. L’amélioration de la production locale d’oléagineux pourrait être de favoriser les partenariats entre groupes locaux et étrangers.

    Nul doute qu’en matière d’intégration de filière le groupe SIM présente des atouts indéniables : possibilité de valorisation de sous-produits et de tourteaux vers ses usines d’aliments du bétail et partenariat avec un groupe étranger possédant un réel savoir-faire. De son côté, Cevital a toujours possédé la volonté d’investir en amont.

    La position des décideurs pourrait être d’autoriser les projets de ces investisseurs, voire de les encourager comme semble indiquer la Loi de Finances Complémentaire 2015. La trituration n’impliquant pas d’investissements industriels aussi lourds que dans le cas de la filière betterave sucrière, le marché local pourrait comporter plusieurs opérateurs. Ainsi, dans le cas de Cevital surtout installé en zone littoral l’approvisionnement pourrait se faire à partir de colza bien adapté à l’étage climatique sub-humide tandis que dans le cas de SIM, déjà plus tourné vers l’intérieur des terres, les approvisionnements pourraient provenir de la culture du tournesol. La culture de ce dernier est plus adapté à l’étage semi-aride. Ainsi, à l’image du principe d’agrégation développé au Maroc pourrait se mettre en place une politique de contractualisation entre groupes agroalimentaire et agriculteurs. Comme dans le cas de certaines laiteries souhaitant sécuriser leur approvisionnement en lait frais, ce sont les services d’appui technique de ces grands groupes qui assureraient le suivi des agriculteurs. L’expérience ayant montré, par exemple dans le cas de la tomate industrielle, qu’un tel schéma est bien plus efficace que l’action des services de vulgarisation agricole dépendant du MADR.

    Quelle carte jouer pour les agri-managers locaux souhaitant suivre l’exemple, à un niveau plus modeste, de la paysannerie française ? Celle-ci a su en effet se constituer en coopératives de collecte puis de transformation ; structures qui sont inexistantes en Algérie. Les CCLS auraient pu être le creuset d’investissements paysan en amont. Dans le contexte actuel, l’apparition à terme de grands groupes tels Avril encourageant le développement de la production locale d’oléagineux pourrait permettre à ces agri-managers d’acquerir un savoir faire technique. Sachant produire des oléagineux, ils pourraient alors réaliser de meilleures marges en investissant en amont en s’équipant progressivement en ateliers coopératifs de trituration permettant de produire huile et tourteaux. Aussi, comme pour la production de céréales, on peut se demander si pour le producteur d’oléagineux, l’émancipation ne passe pas par l’acquisition de moulins ?

  4. je vous lance un SOS et je ne sais plus qui contacté voila mon problème je suis bénéficiaire d’une parcelle de terre a houche loskare depuis 2002 délivré par l’apc et voila que les gendarme s’aprrétent a démolir le peut que j’ai pu construire depuis se temps j’ai 5 enfants a ma charges et j’habite dans un garage que des gens mon prêter je vous demande une solution s’il vous plait je vais finir par me retrouvai a la rue !!!!!!!!!!!!!!!c très urgent merci !!!!!!!!!!!!

  5. Poser la question c’est y rrépondre. Est-ce que le simple citoyen a intérêt a voir les produits agricoles manquer sur les étals des marchands? Que non! Est-ce que le simple citoyen a intérêt a voir les prix des produits alimentaires pointer vers le haut? Que non! Est-ce le simple citoyen est en mesure d’aller importer lui-même ces produits alimentaires? Que non, étant donné les embûches semées sur la route pour y parvenir. Cela dit, celui qui peut importer ça est celui qui a les moyens de surfer sur ces embûches (lois, réglements…). Et ces gens là leur adresse est connu de tous les Algériens : Les Tagarins. Soit qu’ils simportent eux-même ça, soit qu’il donne le quitus à ceux qui payent pour pouvoir importer ça.

  6. je vais pas faire la victime, mais quand un gouvernement lache son peuple agricole, ca devient grave, a court terme, en misant sur les nouveaux moyens monnétaires(médias, finances, ect…..); IL arrivera le moment ou vos IPAD, et tte technologie confondue ne feront plus manger le peuple;;;;;meme vous a plus long terme, alors continuant et chacun mangera son portable pour eviter la famine,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

  7. Je pose certaines questions.

    – Pourquoi les graines et semences de certains légumes ne sont pas produites ici en Algérie.
    – Qui a intérêt pour que cela ne se fasse pas dans notre pays.
    – Qui est en train de se sucrer sur le dos des algériens.
    – Qui prouve si ces graines et semences importées de l’étranger ne soient pas des OGM.
    – Pourquoi personnes n’a cherché à savoir sur le pourquoi et le comment de cette affaire des graines et semences et quand à leur production chez nous.
    – Jusqu’à quand allons-nous rester à dépendre des étrangers de notre bouffe, et de tout importer de chez eux.
    – Que font ces milliers d’hectares de terres qui dorment sont en friche et ne demandent qu’à être travaillées et exploitées.
    – Si ces terres en friches étaient attribuées à des jeunes, le chômage serait résorbé en partie.
    – Je repose la question, qui a intérêt pour que cette anarchie s’installe dans l’agriculture et sa gestion.
    Dépendre de l’étranger en graines et semences, nous met dans une position de faiblesse. Il suffit d’un embargo pour que l’on crève de faim. Rappelez-vous de l’embargo contre l’Irak sur les médicaments. Pourquoi ces paramètres quand à l’auto suffisance ne sont pas pris en considération.

  8. Y a t-il un secteur qui tourne dans ce pays? Avec tout ça il est étonnant que l’Algérie soit encore debout. J’ai encore beaucoup à dire mais mon fils m’appelle pour manger. Au fait que vais-je manger? Comment savoir si OGM ou pas? Ce ne sont pas nos rois de l’ import – import qui me répondront.
    Une nation qui ne mange pas ce qu’elle produit peut creuser sa tombe.
    Merci pour cet article.

  9. thazamurth Says:

    arretons de nous faire avaler les pillules,l’agriculture en algerie est inexistante,quand un pays a des dollars il arrete de penser
    comme disait le gouverneur de la banque d’algerie,et pour les pays agricoles ou voulez vous qu’ils exportent leurs produits…c’est bien des pays comme algerie,quatar,bahrein,arabie saoudite……
    les produits cultives en algerie ou importés sont dépourvus de leurs jus et tout le monde peut imaginer la suite ……..
    sauf l’huile d’olive cultiver par des particuliers dans quelques regions de kabylie….zith el houdhe…et merci.

  10. 0 propos de sécurité alimentaire en Algerie!
    je trouve bien plein de tricherie toutes les allégations des responasables de l’agriculture et de l’industrie en ce qui concerne tout plan de strategie visant a ce que l’ALGERIE soit mise a l’abri d’une hégémonique dépendance alimentaire !
    Nos fellahs sont completement ecartes de tout devellopement ou bien etre les concernant! Nos importateurs trouvent toutes leurs astuces a ce que tout produit agricole soit plutot ramené de l’Etranger que d’étre semé cultivé et récolté dans les exploitations agricoles nationales!
    Les chambres de l’AGRICULTURE de l’INDUSTRIE les BANQUES associées aux décideurs agricoles -DSA-FELLAHS-APC- en commun accord seront encourager a asseoir une stratégie globale de production agricole ,de transformation des produits et de commercialisation ! Tous ces Cadres agricoles (agronomes et ingénieurs qui tournent en rond et toutes ses superficies en friches qui ne demandent qu’a être fécondées n’est ce pas une autre marque d’ABANDON tout aussi que la dilapidation de la manne pétrolière ! à bientôt

  11. ait abderrahim mahmoud Says:

    Bonjour messsieur

    La culture de pois chiche et de lentille necessitte la maitrise du désherbage qui et à la portée des agriculteurs actuel , certain désherbants ( pas tous ) sont disponibles aujourdhui , la maitrise du dosage du semis , et la connaissance des ravageurs de ses plantes

    Pour le pois chiche , il faud s’assurer que les semences ont bien recu une dose d’inoculats de bactéries qui vont rendre capable la plante de fixer l’azote

    Pour bien vérifier que vos plantes fixent l’azote il suffit lorsque celle ci ont poussées de deterrer certaines et d’observer les nodules
    ( sortes de petites boules fixées sur les racines ) si ces nodules sont rouges les plantes fixent l ‘azote de l’air et donc il ne faud surtout pas rajouter de l’azote dans vos parcelles , sinon celles ci s’arretrraient imédiatement d’ etres utiles et de fixer l’azote de l’air ( tiens ses plantes ressemblent aux algériens !!!)

    Il y’a quelques ravageurs qui peuvent causer des dégats , mais les insecticides existent aussi

    D’autres part le prix de vente est tellement intéressant et ses plantes améliorent tellement la structure du sol et l’enrichissent en azote qu effectivement l’administration agricole ( qui est d’une nullité abracadabrante et les ccls aussi d’ailleurs ) devraient exiger un quota de jachère travaillé avec ses plantes .

    Le prix de vente d’un quintal de lentille triée et propre produit sur mon exploitation est de 12 000 da/qt
    le prix de vente du quintal de pois chiche ( avec pourtant un petit qualibre) produit sur mon exploitation est vendu aux négociant de karen tita 14 000 da /qt

    Sachant que 10 ha de pois chiche avec un rendement de 10qtx /ha = 100 qtx de pois chiche x 14 000 da soit : 1 400 000 DA BARAKA FELKLIL

    Le morcellement des terres certes reste un problème , mais je pense qu il fait juste partie des innombrables problemes que vivent les agriculteurs courageux et travailleurs

    Pour relancer l’agriculture, il faud tout simplement mettre en place et vite une fiscalité immobilière MODERNE qui décourage la spéculation et surtout QUI ENCOUAGE les investisseurs a investirent dans des créneaux de production de richesse et d’emplois

    Mettre en place une fiscalité agricole
    Une fiscalité pastorale
    Arretter immédiatement les subventions aux produit dits de premiere nécessité et au contraire mettre leprix du lait à 120 da le litre , o,n peut envisager de donner du lait à nos enfants à la cantine mais uniquement aux enfants et adolescents , je ne voit vraiment pas pourquoi on subventionnerait le lait pour tout le reste de la population dont la productivité est légendaire…. surtout pour le voir finir en yoghourt , mhalbi et onneries en tt genre

    cette reflexion etst valable pour la semoule qui finit en zlaabia , makrout et gateaux , plus sucre et huile importé , pour finit par avoir 4 millions de diabétiques dont en doit subventionné aussi les médicaments

    Les agriculteurs sont loin d etre responsable de ce marasme

    ET la liste desinsufisances serait tres tres longue

    I

    • Agronome. Says:

      Merci pour ce témoignage instructif. Produire de la lentille et du pois chiche est fondamental en Algérie. Car, ces produits constituent des protéines végétales qui peuvent compenser les protéines animales si difficiles à produire en Algérie sans irrigation.
      Nous ne pourrons produire:
      – céréales,
      – légumes secs,
      – huile (colza, carthame, …),
      – sucre (betterave à sucre, vignoble pour le sirop de glucose),
      – et en même temps consacrer de grandes surfaces à l’irrigation de fourrages.
      Nous avons à faire un choix;
      Seuls les légumes secs permettront d’apporter, à faible prix, les protéines dont tout Algérien a droit dans sa ration alimentaire.

      • ait abderrahim mahmoud Says:

        c’est exact ,nous devons changer de mode alimentaire
        c’est un choix politique , nous allons devoir faire des choix politiques douloureux mais courageux , mais ce n’est apparemment pas le moment

        Pour faire des choix politiques courageux , il faud avoir une certaine légitimité , des compétences connues et reconnus et avoir les moyens de sa politique

        Le peuple Algérien est pour le moment sur un nuag et le réveil risque d’etre trés douloureux

  12. jusqu’a quand nous aalons etre dépendant des europeen et american pour nous nourrirent si demains il ya pinurie de pétrol ou chute du prix du pétrol vous allez voir que nous allons nous devorer comme des zombie parceque il n’y aura rien a mange pour nous et pis encore pour nos enfant ,les gens de l’emport export partirons comme de fisée a l’étrange nous l’aisson nous entre retuez comme de chiens ici bas de ce paye .
    alah yahdina et j’espére que les gens qui sont responsable vont apyé un jour pour tous cela

  13. Le bras long des fanatiques de l’import-import

    Une vue d’ensemble sur l’agriculture algérienne, je le souhait bien du font du coeur

  14. j’ai juste une question a faire est ce que vous croyez vraiment que l’agriculture va se développer dans ce pays, ma repense est NON et je parle en connaissance de cause,j’ai un bureau d’études agricoles et je vois la réalité en face,ils veulent tous de l’argent tapante et trébuchante personne ne veut travailler (la preuve on importe tout même les engrais et les semences pour rien produire)

    • Agronome. Says:

      Excusez moi mais j’ai envie de rigoler quand je vous lis. Quand vous dites qu’ils veulent de « l’argent tapant ».
      Mais, ici, en France c’est la même chose. Il faut voir comment les gros céréaliers-betteraviers du bassin parisien raflent toutes les aides de la P.A.C européenne.
      L’agriculteur réalise une activité économique afin de s’assurer un revenu maximum. Aux institutions de l’Etat et aux cadres agronomes de les orienter afin qu’ils:
      – gagnent des sous,
      – créent des emplois,
      – assurent l’autosuffisance alimentaire du pays.

  15. comment peut on développer l’agriculture quand le ministre dépense tous l’argent du contribuable dans un soutien qui ne ramène rien, toujours les m^mes qui demandent la même chose depuis 2001,aujourd’hui l’état paye même des études pour l’octroi de crédit ss intérêt, est ce que vous croyez que ces gent là vont travailler et rembourser????

  16. EL HAKIKA Says:

    Tant que les decideurs n’acceptent pas les critiques, on n’ira pas loin et on restera dépendant des autres pays.Il faut se poser la question qu’est ce qu’à fait le ministere jusqu’à maintenant? sinon que de dépenser de l’argent sans resultats probants

  17. désolée, mais les algériens ont détruit leur pays eux-mêmes qu’ils soient responsables ou pas c’est des incapables dans tous les domaines le pire est à venir à bon entendeur salut.

  18. HAMOUDI Ali Says:

    Tout le monde parle de l’agriculture, sauf les concernés qui sont sont jamais consultés. L’incompétence règne au niveau central et local (ministère, DSA, subdivision).
    Par exemple, vous avez que si on n’importe pas de la semence de navet, vous ne mangerez pas du couscous au navet. Le plus dangereux c’est qu’on ne produit pas de semences.
    J’ai cité cet exemple, pour vous donné l’ampleur du désastre de
    l’agriculture algérienne.
    Les gens qui maîtrisent le terrain ( ingénieurs- techniciens) sont écartés et ils ne restent pas beaucoup qui sont sur le terrain.
    L’argent du pétrole coule à flot, nos responsables sont complices avec les gens de l’import,
    Qui pense pour ce pays.
    On dépensera tout l’argent du monde, notre agriculture restera
    toujours faible, à cause du morcellement des terres.

    • Complétement d’accord avec vous!
      Le morcellement des terres est un lourd handicap, renforcé par la spéculation et le blanchiment d’argent dans l’investissement foncier!
      Et pourtant en taxant les plus values immobilières à hauteur de 100%, et en contrôlant l’origine des fonds des transations immobilières des 10 dernières années, on aurait un résultat très rapide!
      Pourquoi le gouvernement n’agit pas dans ce sens???

    • Agronome. Says:

      J’ai produit des semences de navet dans une exploitation. Nous avons passé des heures à désherber les navets. Un herbicide nous aurait permis de réduire la main d’oeuvre.
      Question: qu’est ce qui empêche des producteurs de produire ce genre de semences?

      • ait abderrahim mahmoud Says:

        tout simplement la formation technique et de terrain des agriculteurs et des ingénieurs agronomes aussi.
        Mais peut etre que la majorité des gens ont perdu le gout de l’effort et ils arrivent a vivre sans travailer , le manque de vocation et de passion

        Le travail de la semence est un travail de vocation et de passion , il demande du temps , de la minutie de l’organisation et d’un marché , vous allez avoir du mal a vendre votre semence face aux mastodonte de la semence qui vendent leur semences sans trop de difficultés , mais bon courage , c’est un trés trés bon créneau ,armez vous de patience , de courage

  19. la question se pose en terme de capacité des décideurs d’imagner une relance effective de toutes les filiéres agricoles existantes ou qui ont existées par le passée. les mêmes personnes qui ont mis en place toutes les reformes depuia le debut des années 80 continuent a decider pour ce même secteur. l’agriculture algérienne nécessite un nouveau souffle, de nouvelles idées, des aptitudes managériales modernes et non pas des gens qui gérent leurs carriéres et les intérets des loobies de l’importation.

  20. Bonsoir,
    Notre dépendance en matière de produits agroalimentaires nous place dans une situation d’insécurité alimentaire. En plus du sucre et de l’huile alimentaire, notre dépendance concerne, pratiquement, tous les groupes d’aliments, notamment, les aliments de base : céréales, lait et leurs sous produits. En fait, la dépendance risque de se transformer en une domination, d’où la nécessité d’améliorer notre production locale (souveraineté alimentaire).

  21. Sur le fond, je suis assez d’accord avec votre article notamment sur la nécessité de développer d’autres cultures qui trouveraient facilement leur place dans l’environnement Algérien.
    Comme vous l’indiquez l’autosuffisance alimentaire est un idéal impossible à atteindre, par contre l’équilibre budgétaire alimentaire, c’est-à-dire un montant d’exportation de produits alimentaires qui couvre le montant des produits importés, est lui tout à fait à la portée de l’Algérie.
    Nous sommes bien évidemment encore très loin d’un tel équilibre mais ce n’est pas une utopie d’œuvrer dans ce sens !

    Du coté du gouvernement, j’ai le sentiment qu’on essaye de donner des moyens aux agriculteurs pour contribuer à l’essor de l’agriculture Algérienne, comme en témoigne l’accord signé entre le ministère de la formation professionnelle et celui de l’agriculture ces derniers jours.
    Cet accord si il est bien mis en œuvre, pourrait être une fondation solide qui permettra d’ici deux ou trois ans de voir émerger une nouvelle catégorie d’agriculteur mieux formé qui pourrait donner un nouvel élan à l’agriculture Algérienne.
    A l’inverse le modèle agricole extensif qui est mis en avant par le ministère de l’agriculture, à base d’engrais et de pesticides chimiques, est dangereux dans un climat comme celui de l’Algérie et conduira à de graves problèmes de pollution et donc de santé !

    Quand je dis à des amis étrangers, qu’en Algérie, l’état donne une concession de terrain agricole gratuitement ; un prêt à taux zéro nantis sur la concession et que si il cultive du blé dur on lui garanti un prix d’achat de 4500 Da le quintal, ils n’en reviennent pas…..quand je leur précise que tout le matériel, les semences, les engrais sont en plus fortement subventionnés ; ils sont « sur les fesses » et seraient prêt à venir s’installer en Algérie.
    Parce qu’il faut bien le dire, si ces mêmes conditions étaient proposées à des étrangers, nous aurions un afflux massif d’agriculteurs étrangers prêt à venir relever le défi de l’autosuffisance alimentaire !

    En Algérie, nous attendons tout du gouvernement, si la rue est sale c’est parce qu’il n’y a pas assez de ramassage d’ordures, si les prix augmentent c’est de la faute du gouvernement qui ne sait pas réguler les prix….
    Bien sur qu’il faut attendre des choses du gouvernement, la sécurité, le développement du réseau électrique, le traitement des eaux usées, la préservation du patrimoine naturel, le développement de nos ressources en eaux……et sur ces sujets, il n’y a pas besoin d’être un expert pour se rendre compte de l’échec des politiques actuelles !
    Mais pour de nombreux autres sujets, ne devrions pas nous prendre en charge ?
    Aujourd’hui un agriculteur attend tout de l’état : ses semences, ses produits phytosanitaires, ses engrais, le financement……. Et si les choses ne vont pas bien c’est forcément la faute de l’état !
    Un agriculteur c’est quelqu’un qui innove, qui garde une partie de ses cultures pour servir de semences (a condition de ne pas utiliser des semences hybrides), qui prend soin de sa terre….
    Ce n’est pas un travail facile et la rémunération est ingrate, sans compter les problèmes de vols qui sont un fléau….
    L’innovation a un potentiel énorme et on peut citer comme modèle :
    L’agroforesterie, un model idéal pour l’Algérie (évoqué dans le Coran), l’agriculture de conservation qui permettrait de lutter contre l’érosion tout en diversifiant les cultures par la nécessaire rotation des cultures que ce modèle implique !
    La protection des sols devrait être une obligation en développant une couverture permanente des sols ; il n’est pas difficile d’imaginer ce que supporte un sol nu, laissé sans protection face à la force du soleil.
    Mais pour cela, il faut avoir des agriculteurs qui investissent à long terme et non pas des agriculteurs qui sont capables de détruire des centaines d’arbres fruitiers, pour semer des pommes de terre parce que ça paye mieux……

    • bonsoir,vous dites: quand je dis à des amis étrangers, qu’en Algérie, l’état donne une concession de terrain agricole gratuitement ; un prêt à taux zéro nantis sur la concession et que si il cultive du blé dur on lui garanti un prix d’achat de 4500 Da le quintal, ils n’en reviennent pas…..quand je leur précise que tout le matériel, les semences, les engrais sont en plus fortement subventionnés ; ils sont « sur les fesses » et seraient prêt à venir s’installer en Algérie.!? Alors je vous demande,à vous et à aux autres intervenants sur ce site,pouvez vous m’indiquer la démarche à suivre,pour acceder à une concession,car si celà est réel,il n’y a pas besoin d’etrangers, les seuls emigrés algeriens sont assez nombreux pour demander une concession! et etant émigré et désirant rentrer au pays,je désire bénéficier de ces facilités.Merci à vous et à toute personne ou administration de m’expliquer les démarches à suivre,sur ce site ou à cet email: hom42@voila.fr….. bonne soirée et merci à tous ceux qui liront ce message.

      • Bonsoir,

        Pour pouvoir avoir des infos sur les concessions disponibles vous devez vous rapprocher de l’ONTA (office national des terres agricoles) de votre wilaya.
        Ce sont eux qui seront le mieux vous informer sur les disponibilités existantes!
        Normalement c’est la wilaya qui est chargée de diffuser un appel à manifestation d’intérêt, lorsque une concession est disponible, et ensuite une commision au niveau de la daira réalise une préselection des candidats!
        Une fois préselectionné, le candidat se fait établir l’acte de concession par l’ONTA!
        Ca paraît simple mais les procédures administratives sont toujours « difficiles » en Algérie!
        Dans tous les cas, il vous faudra présenter un projet solide (business plan inclus) qui mettra en avant vos compétences dans l’agriculture!

        • Vous dites « Dans tous les cas, il vous faudra présenter un projet solide (business plan inclus) qui mettra en avant vos compétences dans l’agriculture! »
          Vous plaisantez ou vous rêvez !! La plupart de ceux qui travaillent ces terres les ont sous louées et d’autres sont détournées pour d’autres activités.

          • Non, je ne rêve pas!
            Je ne fais que détailler la procédure administrative d’attribution des concessions!
            Après ce que font les gens des concessions c’est une autre histoire….
            Enfin, je trouve dommage de toujours pointer les mauvais élèves!
            Vous ne le savez peut-être pas mais on touve en Algérie, des agriculteurs compétents qui ont une vrai passion pour le travail de la terre!
            Connaissez-vous un homme qui s’appelle Yacouba Sawadogo?
            Cet homme seul, petit paysan Africain, a fait plus que toutes les nations du monde réunies, pour battre le désert et la bétise des hommes!
            Pour noël, je vous offre ça vidéo:

            http://www.dailymotion.com/playlist/x1lpeu_9h42_l-homme-qui-arreta-le-desert/1#videoId=xif4bz

  22. est-ce que la culture des pois chiches et des lentilles nessiste une grande technologie؟

    • L’agriculture en général ne nécessite pas de « grande technologie » ; pour ces deux cultures il faut surtout maitriser le processus de récolte pour éviter les pertes qui peuvent être très importantes.
      Par contre ce sont deux cultures où les vols sont importants….

    • Agronome. Says:

      Non, pas besoin d’une grande technologie: un semoir à céréales suffit. Pour la récolte une moissonneuse-batteuse suffit. Attention cependant à ne pas semer sur un sol caillouteux.
      Pour vous procurer une fiche technique taper sur le Net: « Lentille Maroc », puis « lentilles Maroc récolte », vous saurez tout sur la lentille…

      • ait abderrahim mahmoud Says:

        Il faud un bon semoir en ligne qui reste rare ou chère à la vente ou à la location , il faud aussi une moissoneuse batteuse dont la barre de coupe doit etre basse , ce n’est pas le cas des moissoneuse batteuse de pma-Algérie

        D’autres part le cout d’achat de la semence est de 9000 _ 12000 da/ quintal

        Il faudra désherber juste aprés le semis avec du gésagarde ( désherbant commercialiser en Algérie (mais interdit en europe) sur la base de 2.5l/ha , prévoir 6000da/ha.

        prévoir un deuxième désherbage au printemps avec du fusillade forte 1-1.5 l/ha , prévoir 7000da / ha , de plus ce deuxième désherbage ne détruit que les monocotylédones , votre champ peut sous certaines conditions etre réinféstées de dicotylédones et donc diminuer le rendement

        Je prévois d’ailleurs cette année de changer de désherbant

        La période de récolte est délicate sachant que la lentille n’arrive pas a terme au meme moment , sa moisson est difficile et les pertes à la récolte sont parfois importants

        Il faud aussi prévoir certaines produits contre les ravageurs

        Les rendements moyen dépasse rarement les 15 qtx /ha , si vous dépasser ses rendement , c’est que vous etes un champion et on devrait vous donner une place dans une fac ou dans une école d’ingénieurs en agriculture ca fera du bien à tt le monde

        Malgré toute ses difficultés , je prévois de semer 25 hectares de lentille et 3 ha de pois chiche, les personnes intéressées sont les bienvenues , nous pourrons échanger et partager nos expériences.

        Si vous etes nouveau agriculteurs ,méfier vous comme de la peste de la BADR !!! IL N’YA PAS UN AGRONOME ET ENCORE MOINS UN AGRICULTEUR dans cette banque de C
        a TOUT MOMENT CETTE BANQUE PEUT VOUS LACHER ? VOIR VOUS METRE EN FAILLITTE…. et ils s’enfoute complétement ses coooooooooooons!!!

        bien sure votre vis a vis se réfugiera avec leur phrase fétiche ,laaah gaaleb, on est de simples fonctionnaires…
        dinnnnra….
        il se fait tard et je dois semer justement mes lentilles demain
        Une personne averti en vaux deux

        Bonne récolte a tous

        • Agronome. Says:

          Merci de ce témoignage enrichissant. Il existe sur le Net plusieurs fiches techniques sur la lentille (Ministère de l’Agriculture du Maroc).

          Il est très intéressant d’échanger entre membres de la profession.

  23. bonjour!

    tout ce qui a pu être rapporté sur ces questions est certainement atténué, que dire des dispositions à prendre sur les changements climatiques dont la situation en Algérie c’est aggravé du fait de leur dérèglements
    les mesures et leurs actions sont connues que ferait-on pour leur mise en oeuvre?

  24. Rappelez-vous que le Plan spécial Agriculture est de 50 milliards de $ !
    Qu’il n’y a aucun bilan lisible…
    Ma question est la suivante, rapport assez proche?: Le mais récolté à Ghardaîa et ailleurs est-il OGM?

  25. Parler de betterave sucrière quand la tomate disparait de temps en temps des étalages et n’apparait que pour être vendue au prix du sucre. OUALLAH H’loua

    • Agronome. Says:

      Si, si, il nous faut ré-introduire la betterave sucrière. Elle était présente dans les années 70 à Khémis Milliana.
      C’est vrai que c’est le parcours du combattant:
      – lit de semences impeccable,
      – semences très cher,
      – semoir spécifique,
      – désherbage indispensable,
      – irrigation OBLIGATOIRE,
      – matériel spécifique d’arrachage,
      – transport des betteraves à la sucrerie,
      – sucrerie qui ne fonctionne que qlq mois par an.
      Mais l’indépendance coûte cher.

  26. Et dire qu’on a squaté tout le littoral;on a plus le droit de voir la mer . l’agriculture a envahi même la plage.

    • ait abderrahim mahmoud Says:

      réintroduire labettrave sucrière ,et puis quoi encore ,pourquoi pas du riz a ghardaia

      Il ne s’agit pas de produire , il faud atteindre un bon rendement avec le minimum d’intrants et d’eau
      de plus il existe depuis quelques années une nouvelle plante dénommé steevia à trés fort pouvoir sucrant qui pousse facilement et en tout les cas bien plus facilement que la bettrave

      l’enjeu est autre , il ne s’agit pas de faire de la nostalgie , il faud produire avec un minimum d’intrants et d’eau et de vendre chère ,le citoyen doit payer chère les produits agricole afin de l’encourager a faire des arbitrages rationnels et intélligents,quand on a les moyens d’acheter plusieures paraboles et écran plat ou autres babioles ,il faud pas nous faire chier dés que la patate atteint 50 da le kg

      • Agronome Says:

        Les Marocains proposent 50% de leurs besoins de sucre avec de la betterave sucrière et de la canne à sucre.

        Regardez les vidéos sur you tube en tapant « Maroc betterave à sucre ». Pourquoi faudrait-il que la betterave à sucre soit persona non grata en Algérie? Dans l’intérêt de qui?

        • Mahmoud AIT ABDERRAHIM ( agriculteur-éleveur) Says:

          Je suis franchement étonné de ce commentaire surtout venant de vous , qui avait l’air de maitriser votre sujet

          Je commencerais d’abord par ;
          Ne croyez pas ce qu’on vous dit
          Ne croyez pas ce que vous voyer à la tv ou ailleurs

          La production de betterave sonnera le glas de la petite paysannerie et même la moyenne au profit de grosse coopérative privé et le plus souvent étrangère qui considère le MAROC ET L’ALGÉRIE COMME UNE TETE DE PONT POUR L’AFRIQUE , SANS PARLER DES OPPORTUNITÉS QUE leur offre ses pays en futures acquisitions externes …

          Il s’agit de connaitre les couts de productions de cette culture comparé à d’autres , nous rentrons donc dans un débat d’agriculture comparé et de couts d’opportunités , d’autant que le Polisario riche en phosphates ne restera pas éternellement marocain , à moins que .

          Datons ce email et rdv dans 5 ans in chat allah
          Que dieu préserve la paix dans nos pays

          Cordialement

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