Productions animales : Une filière déstructurée et des prix hors de portée

Bien que l’économie d’élevage occupe une place prépondérante dans la pratique agricole et absorbe d’importants financements sous forme de subventions, les viandes constituent une part insignifiante dans le système alimentaire de l’Algérien.
Avec un cheptel ovin dépassant les 22 millions de têtes, selon les statistiques officielles, soit une tête par 1,6 habitant, la viande de mouton atteint, (ou dépasse même), les 1000 dinars/kg, sans surprise.
Le poulet, lui aussi, prend son envol, dépassant les 400 DA/kg par endroit. C’est le même constat qui se dégage pour les autres types de produits carnés. Autant de paradoxes qui caractérisent le marché des viandes.
Le président du directoire de la SGP Proda (productions animales) semble trouver des éléments de réponse à ces contrastes estimant que la hausse des prix des viandes est due à des insuffisances en termes de capacités de stockage sous froid qui sont actuellement de 140 000 m3 seulement, alors que les besoins en la matière dépasseraient les 10 millions de m3, selon le responsable en question.

Des filières déstructurées

Le président de l’association de la filière avicole, de son côté, explique la flambée des prix de poulet par ce qu’il qualifie de « désorganisation totale du marché de la volaille ».
L’instabilité du marché des viandes peut être imputée en partie à cette hypothèse mais assurément pas dans le sens soutenu par le président de l’ANAF. Sinon, comment parler de « désorganisation » d’un marché qui n’existe pas réellement.
Autrement dit, l’élevage avicole, avec son fonctionnement actuel, est loin de constituer une filière agricole structurée.
Dominée par l’informel à tous les niveaux, l’activité d’élevage de poulet évolue dans une anarchie à tel point que même les pouvoirs publics ne sont pas en mesure de cerner l’état réel de cette filière, (le nombre d’éleveurs de volaille, la production réelle, les besoins en intrants, en alimentation, en produits vétérinaires, etc.).

Traiter le mal en amont

En tout cas, les deux acteurs de la filière ne font que donner des explications à un problème conjoncturel.
Or, la problématique nécessite un traitement à la base avec des réponses à des contraintes qui se posent plutôt en amont, avant de se pencher sur la défaillance des circuits de commercialisation.
En effet, tant que la filière demeure étroitement dépendante du marché international pour l’approvisionnement en matières premières pour la fabrication d’aliments et en produits vétérinaires, les prix de viandes demeureront hors de portée des bourses moyennes.
Le problème se pose avec plus d’acuité pour l’élevage bovin et ovin, dès lors, que les cultures fourragères continuent à être marginalisées, voire exclues, des objectifs tracés au terme des politiques agricoles mises en œuvre.

16 Réponses to “Productions animales : Une filière déstructurée et des prix hors de portée”

  1. Agronome Says:

    à Mr Aït Abderrahim.
    Vous dites que l’urée n’est pas disponible. Khouya vous confondez avec l’ammonitrate. Avec l’urée, du sel et des dattes et du ciment vous pouvez faire un nouvel aliment: le BMN. Il y a un business hallal à faire pour le bien de nos éleveurs.

    Auteurs
    Brahim Hadjsmail, Rabéha Chabaca, Aristide Larwence
    Institut national agronomique Hassan Badi 16200 El Harrach Algérie, Institut national agronomique Hassan Badi Département de zootechnie El Harrach Algérie, SupAgro Institut des régions chaudes Service Industrie agroalimentaire régions chaudes 34093 Montpellier France

    Mots-clés : bétail, datte, élevage, fourrage, nutrition, zone aride
    DOI : 10.1684/sec.2010.0260
    Page(s) : 266-71
    Année de parution : 2010

    Ce travail a pour but d’étudier la possibilité de fabriquer des blocs multinutritionnels (BMN) à base de rebuts de dattes (RD), à lécher, et destinés à des ovins. Les ingrédients fixes ont été du sel (2 %), de l’urée (10 %), de l’aliment minéral (8 %), du ciment (15 %) et de l’eau (30 litres/100 kg de mélange). Les éléments variables ont été des RD (à la dose de 65 ; 50 et 35 %) et du son de blé (à la dose de 0 ; 15 et 30 %). Il en est résulté trois formules de BMN : BMN1 (RD : 65 % ; son : 0 %) ; BMN2 (RD : 50 % ; son : 15 %) et BMN3 (RD : 35 % ; son : 30 %). La matière sèche (MS) a été dosée sur une période de 10 jours. La dureté et la densité des BMN ont été mesurées parallèlement, à l’aide d’un pénétromètre digital. L’appétibilité des blocs en présence de paille de blé a été testée sur animaux pendant 15 jours. Il apparaît que la fabrication de blocs à lécher avec des RD est facilement réalisable. Le bloc est rapidement accepté par les animaux et aucun incident sanitaire n’a été observé. La MS est passée de 68 % à la fabrication à 78 % après 10 jours de séchage à l’air libre. La dureté et la densité des blocs étaient en moyenne respectivement de 1,41 ; 1,57 et 1,44 kg/cm 2 et de 2,61 ; 4,75 et 2,57 kg/cm 3 pour BMN1, BMN2 et BMN3 avec des valeurs plus élevées (p < 0,01) pour BMN2. De même, l'ingestion de bloc seul a été meilleure pour BMN2. Cependant, la consommation de paille par les animaux a été meilleure avec le BMN1. Une trop forte consommation de bloc, déprimerait la consommation de paille.

    Sources:
    http://www.jle.com/fr/revues/sec/e-docs/blocs_multinutritionnels_a_base_de_rebuts_de_dattes_pour_ovins_dans_les_zones_arides._1._caracteristiques_physiques_et_appetibi_286683/article.phtml

  2. Agronome Says:

    Mr Naïli parle de filière destructurée. Quand on pense qu’il n’y a pas de stratégie nationale quant aux espèces fourragères à encourager localement alors qu’on importe des milliers de génisses, l’expression « destructurée » est faible…

    3 RECOLTES/AN? YES, WE CAN!

    Djamel BELAID Ingénieur Agronome 28.03.2014.

    Arriver à 3 récoltes fourragères par an sur une même parcelle? Oui, cela est possible sur de petites surfaces fourragères à proximité d’étables. Mais à condition de les doter de kits d’aspersion afin de procéder à une irrigation d’appoint.

    Le choix de la parcelle consacrée à l’intensification fourragère est primordial. L’idéal est de disposer d’un sol profond, voire en dépression afin de bénéficier du maximum d’humidité.

    La méthode? Début septembre semer du colza fourrager. La petite taille des graines nécessite un roulage. Une irrigation d’appoint permet une levée rapide. Les pluies automnales viendront progressivement prendre le relais de l’irrigation d’appoint. Ce fourrage donne rapidement une forte masse de feuilles durant l’automne. Il est possible de le faire pâturer jusqu’aux premières gelées. Gare cependant à l’effet « tassement du sol » en conditions humides. Etant donnée sa richesse en eau, le colza fourrager ne peut être conservé. Son exploitation passe uniquement par le pâturage. En novembre, avec un chisel ou par semis direct, implanter de la vesce-avoine, pois-avoine ou sulla-avoine (comme en Tunisie). La fauche est à réaliser de façon précoce au printemps. Cela présente deux avantages. Le premier est de permettre de maximiser l’énergie et la matière azotée du foin récolté. On obtient alors de belles bottes de foin à la couleur verte et non cet horrible « foin » couleur paille. En effet, trop souvent le foin est récolté trop tardivement et alors il a plus la composition de la paille que d’un véritable foin. Une partie du foin peut être récoltée en vert au début du printemps. Le second avantage est de libérer assez tôt en saison la parcelle.

    Aussitôt le foin récolté, installer dans la foulée le sorgho fourrager. Choisir une variété multi-coupes qui permet de couvrir tout l’été.

    Le maïs fourrager constitue également un aliment de choix pour les vaches laitières. Cependant, il est gourmand en eau et ne permet qu’une seule coupe. Sa culture peut être envisagée par goutte à goutte comme cela se pratique déjà dans le grand Sud ou au Maroc.

    DE L’EAU, MAIS AUSSI DU FUMIER!

    Une telle intensification fourragère nécessite une certaine technicité et une disponibilité en semences. Il s’agit également de disposer du matériel adéquat afin pour une implantation rapide des fourrages sans labour. Enfin, le sol doit être copieusement amendé avec le fumier en provenance de l’atelier lait. Avec le fumier de leur étable, les éleveurs laitiers ont en main un atout stratégique. Trop souvent le fumier part vers le maraichage ou l’arboriculture. Etant donné la difficulté de produire des fourrages verts, la priorité doit être donnée aux surfaces fourragères. Les éleveurs en hors-sol peuvent procéder à des échanges fumier contre foin ou paille. Il est même indispensable de rechercher d’autres sources d’amendements: boues de station d’épuration, composts urbains, composts de déchets verts, … Seul un sol fertile est à même de retenir un maximum d’eau et d’assurer une alimentation minérale correcte aux plantes. Il est même envisageable d’améliorer un sol pauvre en installant une prairie de légumineuses pérennes. Des expérience réalisées en Tunisie montrent un spectaculaire enrichissement en matière organique du sol.

    Afin de pouvoir récolter une partie du mélange céréale-légumineuse et du sorgho, la disponibilité en ensileuses et faucheuses de faibles capacité est intéressante. Des faucheuses adaptables à des motoculteurs peuvent permettre à de petites exploitations de gagner en autonomie fourragère. Ce petit matériel peut permettre un affouragement en vert sans passer par l’ensilage ou l’enrubannage.

    Il existe des variantes à ce calendrier fourrager. Les rotation peuvent être imaginées sur deux ou trois années et comprendre de la luzerne ou des graminées pérennes. Des éleveurs marocains utilisent de la betterave fourragère. Pourquoi ne pas la tester?

    Le drame en Algérie, c’est que personne ne travaille pas sur la succession d’espèces fourragères; même pas l’ITGC. Quant aux mémoires des étudiants en agronomie consacrés aux cultures fourragères, ils sont nombreux. Cependant, en général, ils ne concernent qu’une seule espèce à la fois et sur 6 mois au maximum. Par ailleurs, des espèces fourragères aussi stratégiques telle le sorgho fourrager, le maïs ou le colza fourrager ne font pas l’objet d’essais variétaux locaux.

    En attendant, il serait bon de proposer à chaque acquéreur de génisses un kit d’aspersion Anabib. En absence de références techniques locales, l’analyse des pratiques des éleveurs les plus performants peut permettre à l’avenir de trouver les voies d’une intensification fourragère.

  3. Agronome Says:

    Mr Naïli aborde les insuffisances de notre élevage. Alors jeune ingénieur affecté, à ma demande, au début des années 80, dans un domaine autogéré, j’avais remarqué que les vaches laitières sortaient un à deux fois par jour pour aller boire. Plus préoccupé par le millier d’hectares à emblaver et à suivre, je ne m’étais pas assez penché sur ce troupeau laitier. Une réflexion qui servira peut-être aux congénères de ces bêtes si chaleureuses…

    ALGERIE : NOS VACHES ONT FAIM MAIS ELLES ONT AUSSI SOIF !
    Il est connu que nos vaches laitières ont faim. La cause ? Des agriculteurs qui ont construit des étables sans avoir les capacités de produire des fourrages verts. Mais il n’y a pas que des agriculteurs qui ont été attirés par l’importation massive de génisses. Il y a également des investisseurs possédant des garages. La plupart du temps, les animaux ne sont pas nourris avec des fourrages produits par l’exploitant pour la simple raison que cette nouvelle catégorie d’éleveurs n’a pas ou peu de terres et n’a pas les moyens d’irriguer. C’est le règne de la débrouille. Chacun achète de la paille, du foin, du son et de couteux aliments concentrés ou encore récupère du pain sec. Mais cela a un prix. Souvent la vente du lait couvre à peine le poste alimentation. Conséquences : des vaches algériennes sont insuffisamment nourries. Elles ont continuellement faim. Mais de récentes études montrent que nos vaches ont aussi soif, cruellement soif. Surtout en été avec les fortes chaleurs.

    JUSQU’A 150 LITRES D’EAU CONSOMMES PAR VACHE

    Selon le niveau de sa production laitière, une vache peut boire entre 100 et 150 litres d’eau par jour. On estime globalement que pour produire 1 litre de lait, une vache a besoin de 3 litres d’eau. Ces besoins augmentent en été. Le passage de 10 à 30°C s’accompagne en moyenne de 25 litres d’eau en plus.
    En Algérie, une grande partie des étables ne possèdent pas d’eau courante. Les vaches sont sorties une ou deux fois par jour de leur étable pour boire, et un peu plus en été. Une universitaire note « la disponibilité de l’eau est disparate et très variable. On utilise des puits, de l’eau du robinet, des sources, des retenues collinaires et des oueds ; on achète aussi de l’eau en citerne… ». Peu à peu des éleveurs s’équipent en abreuvoirs automatiques suite à une politique d’importation de ce matériel de sociétés spécialisées telle par exemple ALGERIAN BOVINES.

    Les besoins en eau des vaches sont augmentés par un autre phénomène : la prédominance d’aliments grossiers et riches en matière sèche dans les rations. Celles-ci sont essentiellement composées de paille, foin de mauvaise qualité, son. Les fourrages verts riches en eau restent rares localement. Avec des rations à base de fourrages secs des spécialistes notent que « l’eau bue représente jusqu’à 78 – 90% de la quantité totale d’eau entrant dans le bilan eau des vaches laitières par contre, avec des fourrages verts, la quantité d’eau bue représente ne représente que 28% de la quantité totale d’eau entrant ». Pour un kilogramme de matière sèche ingérée, c’est un litre et demi d’eau qui est nécessaire à l’animal.

    Sortir de l’étable les vaches pour aller les faire boire dehors est loin de suffire. En effet, comme les humains les vaches préfèrent alterner aliments et eau. Par ailleurs, elles aiment prendre leur temps pour boire. Un chercheur s’est même amusé à compter le temps consacré à cette activité et a trouvé une durée de 18 minutes. Les buvées peuvent être au nombre de 14 avec à chaque fois une consommation moyenne de 6,4 litres d’eau. En plus des abreuvoirs individuels les spécialistes vont jusqu’à proposer des abreuvoirs collectifs « Il faut prévoir un point d’eau collectif pour 20 vaches, avec un minimum de 2 abreuvoirs autonomes afin de prévenir une panne éventuelle ».

    Bien sûr les vaches ont besoin d’une eau propre. Gare aux bassins non régulièrement nettoyés. En outre la température de l’eau ne doit ni trop être froide ni trop chaude. Les vaches préfèrent alterner aliment et eau. Les sortir donc une fois ou deux par jour pour boire est donc une grave erreur. Cela handicape d’autant plus la production laitière que 40% de l’eau est absorbée entre 15h et 21h avec un pic 3 heures après la traite. Or, c’est le moment où le vacher part. Dans les élevages sans abreuvoirs automatiques les bêtes sont donc en carence hydrique jusqu’au matin.

    LA CHALEUR, UNE CALAMITE POUR VACHES, VEAU ET MOUTONS

    Il est bien connu que les vaches laitières donnant le plus de lait viennent de contrées tempérées telles la Suisse. Chacun a déjà vu ces images de vaches paissant dans des alpages suisses avec de l’herbe jusqu’au jarret. Or dans nos étables, ce ne sont pas des races locales qu’on trouve, mais par exemple des Brunes des Alpes, Holstein pie noir.
    Et le développement de l’élevage s’étend aujourd’hui à tout le pays, même dans le grand Sud. Aux mois les plus chauds de l’année, comme au Nord, les animaux souffrent énormément de la chaleur. A Ghardaïa, Ouarfli Lazoumi, chercheur de l’université de Ouargla, a déterminé le stress occasionné par la chaleur. La température corporelle d’une vache laitière est estimée à 38,5°C. Lorsqu’elle passe à 39,5°C, c’est que l’animal est en stress thermique. Ce jeune chercheur à montré que dans la région en question, les animaux souffrent des températures d’avril à octobre avec un stress thermique plus grave entre juillet et septembre.
    La consommation d’aliment chute de même que la production de lait et l’aptitude à la reproduction. Or, est-il nécessaire de rappeler que pour donner du lait, il faut que la vache ait donné naissance à un veau. Que faire dans ces conditions ? La solution passe par un aménagement adéquat des bâtiments. Il est évident qu’une toiture en tôle n’est pas la plus appropriée. Faut-il construire des étables avec des murs en terre sèche ou à moitié enterrées ? Par ailleurs, il semblerait logique de faire correspondre la phase annuelle de moindre production de lait des animaux avec les périodes les plus chaudes. Quid alors de l’état de gestation de la vache ? Une solution pourrait être de disposer de brumisateurs. De tels engins peuvent réduire la température de 10 à 15°C. On pourrait à terme imaginer de les faire fonctionner à l’énergie solaire et envisager des croisements entre les races importées et les races locales mieux adaptées à la chaleur.

    Afin de diminuer la pression sur le lait en sachet, on peut également envisager de produire des desserts chocolatés à base de soja, de poudre de caroube et d’agar-agar (www.youtube.com/watch?v=luQBxXHEvlw). La société française SojaSun propose de tels produits dans les rayons des supermarchés français (www.sojasun.com/produit-les-desserts-Plaisir-24.html‎)

    Ce plaidoyer pour plus de bien être des animaux d’élevage serait incomplet si nous n’abordions pas le cas des moutons. Chacun a pu constater en été, dans les champs en bordure de route le comportement des troupeaux de moutons. Les animaux sont regroupés immobiles côte à côte écrasés et hébétés par la chaleur du milieu de journée. Afin d’essayer de réduire la température de leur corps, ils baissent la tête à la recherche de l’ombre crée par le flanc de leur voisin. Comme pour les vaches, pour un mouton, lutter contre la chaleur consomme de l’énergie. Cela est autant de production en moins. Ne faudrait-il pas imaginer des abris provisoires durant les heures les plus chaudes ? Pourquoi ne pas envisager une sorte de khaïma dressée pour quelques heures au milieu des chaumes ?

    Que ce soit pour l’eau ou la lutte contre la chaleur, les animaux d’élevage, et en particulier les vaches laitières sont soumises à des stress thermiques considérables. Pour la premières fois ceux-ci ont été quantifiés par des universitaires algériens. Le manque d’eau et les chaleurs excessives sont à l’origine de baisses de production considérables. Face aux spécificités climatiques du pays, des solutions originales sont à trouver. Elles ne viendront pas bien sûr des pays d’origine des vaches importées. Sachons être curieux et imaginatifs afin de mettre au point les procédés adéquats. En tout cas, imaginer des ranchs de plusieurs milliers d’hectares dans le Sud est une hérésie.

    NOTES:

    OUARFLI Lazoumi 2013. Impact de la nature de régime, des quantités d’eau consommées et des conditions climatiques (température) sur les performances des vaches laitières dans la région de Ghardaïa. UNIVERSITE KASDI MERBAH- OUARGLA FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE DEPARTEMENT DES SCIENCES AGRONOMIQUES. MEMOIRE En vue de l’obtention du diplôme de Magister en sciences agronomiques Option – Elevage en zones arides (EZA)

    KHERZAT Bahidja 2005. Essai d’évaluation de la politique laitière en perspective de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l’Union Européenne. Institut National Agronomique -ELHARRACH-Mémoire En vue de l’obtention du diplôme de magister en sciences agronomiques Spécialité : Economie rurale

    ALGERIAN BOVINES. Email : b.rehiou@abovines.com

  4. descanuts Says:

    Juste par curiosité le lait de chamelle c’est comestible mais est ce que ça peut faire l’objet d’une production industrielle ?

  5. EL HAKIKA Says:

    Pourquoi, se crever la cervelle,les responsables de ce secteur ne font qu’à leur tete, les reponses pour sortir de ce marasme sont universelles.Ces gens sont devenus esclave de leur poste et previléges, c’est pour cette raison qu’ils maintiennent le statut- quo sur le secteur, à chaque sortie mediatique ils annoncent des productions et des taux de croissance imaginaires….

  6. ait abderrahim mahmoud ( agriculteur-eleveur-arboriculteur ) Says:

    Bonjour

    Je ne suis pas contre la subvention du sucre et des denrées essentielles à nos citoyens les plus démunis , mais encore une fois il faut justement se méfier des bonnes intentions

    Je suis père de famille et j’ai égallement des employés .

    Mais pour permettre de subventionner le sucre la semoule l’huile ( 3 denrées que nous ne produisons pas suffisament) aux personnes qui ont en ont le plus besoin et de développer une politique qui se dit nutritionnelle , il faud essayer d’etre sérieux et ne venir en aide uniquement aux Algériens dont les revenus nécessitte cette aide.

    Comment le faire dans un systeme qui fonctionne à 80 % dans l’informel ? finalement ses aides ne sont que du soupoudrage et au final nous avons surement 4 millions de diabétiques et surement de 4 millions de malnourris dont nos enfants issues des familles les plus pauvres.

    Nos handballeurs ont au moins 10_15 cm de moins que les handbaleurs européens ceci explique surement nos résultats malgré nos efforts et technicité

    Mon idée est de conditionné ses aides dans un premier temps aux salariées ou a ceux qui se déclarent à la casnos ou à la cnas
    ( diriger ou commander c’est surtout faire des choix , des choix courageux , justement pour préparer l’avenir et encourager nos concitoyens au travail et faire de notre pays , un pays de salariées et non de rentiers , nous pouvons prendre l’exemple des pays nordiques , oui oui je sais c’est pas la meme culture mais on peut essayer)

    La steevia étant une plante tropicale , je ne sais pas si on pourra developper cette culture aussi facilement et il faudra tenir compte du lobby du sucre qui freinerra surement cette possibilité encourageante ( bien entendu il utilisera une dialectique hypoccrite en nous faisant croire que la subvention aide les plus démunis , certes ! mais elle enrichie de gros rentiers et elle coutte trés chère au trésor public , pourtant on n’est jamais assez riches pour jetez son argent dans des betises , c est juste du bon sens et de la responsabilité )

    Le sucre raffiné francais n’a que 200 ans , confronté à l’indépendance de st domingue et au blocus imposé par ses ennemis, Napoléon encouragea la production de sucre de betterave et inaugura la première fabrique en 1812 , depuis l’europe et la France sont de tres gros producteur de sucre, malgré la politique hasardeuse de démantellement de l’union européenne .

    La technique de l’emploi de l’urée ( ou de l’ammoniac) est certes trés peu connue , mais elle nécessitte que l’urée soit disponible , il est pour le moment soumis a autorisation par la subdivision et son usage est trés controlé pour des raisons de sécurité , et son prix est loin d’etre encourageant.

    Je préfere donner des brisures de lentille ( riche en azote) en mélange avec l’orge , certes je ne maitrise pas encore tres bien ma production de lentille , mes rendement sont encore moyens voir faible , mais ma formule brisure de lentille-orge + brisure ou déchets de blé tendre donne de trés bons résultats , je garde la paille de lentille pour mes brebis et vaches.

    Je n’achète pas de cmv , mais je mets a la disposition de mes betes des pierres a léchér , + paturage à l’herbe. donc si vous avez compris mon raisonnement , il faud surtout pas subventionné les lentilles ni les pois chiches pour que justement nous soyons encouragé à les produire localement idem pour le reste

    De toute les facon ce choix politique s’imposera tot ou tard à nos dirigeants mieux vaut le plus tot possible

    Cette année je fait paturé mes ovins dans mon verger d’abricots

    On ne pourra structurer et organiser la filiére ovine que lorsqu on aura mis en place une fiscalité pastorale et une fiscalité verte qui incitera et encouragera les agriculteurs et eleveurs à diversifier leurs sources de revenus et à developper l’agroforesterie

    j espere que la pluie va etre au rendez vous ( in chaa allah) et souhaite a tous une bonne récolte

    Pour info le maghreb uni serait le plus gros producteur de phosphates dans le monde et le plus gros importateur de blé dur , en utilisant intelligemment les marchés a terme des denrées des produits agricoles nous pourrions etre un acteur incontournable de l’agriculture mondiale , qui vivra verra

  7. Concernant l’alimentation des volailles, nous avons fait des travaux de recherche sur la substitution partielle du mais par l’orge dans les années 90. Nos travaux ont été même publiés dans une revue internationale indexée « British Poultry Science ». Ceci pour vous dire que le fossé entre la recherche et la valorisation des résultats par les pouvoirs publiques est une utopie en Algérie, car dans ce pays , le scientifique a été toujours marginalisé. D’autres part l’intérêt de certains lobby réside toujours dans la perrinité de l’importation des matières premières afin de se remplir les poches. Le moment est venu pour écouter nos chercheurs et de leur faire confiance.

    • Agronome Says:

      Les fabricants d’aliments de bétail ont tout à gagner de vos recherches. Barak Allah ou fik.
      – j’ai lu dans la presse (El Watan) que l’ONAB met maintenant 20% d’orge dans son aliment volaille (vos travaux ont apparemment été lus par l’ONAB).
      Suggestions:
      – faire des fiches techniques sur supports papier et les diffuser vers les grands fabricants d’aliments (suggérer au MADR de faire un site de fiches techniques simples),
      – faire un blog de vulgarisation ou publier un article de vulgarisation sur des sites vers le large public,
      – questions: quelle est la vitesse de croissance si on remplace partiellement le maïs par l’orge? Par quel produit pourrait-on remplacer partiellement le soja dans l’aliment volaille?

      • Pour les fiches techniques:
        1/ format PDF sur un site
        2/ simplifier au maximum
        3/ réponses à des questions du types quel mélange pour la volaille? l’ovin ? le veau ?

  8. En complément de votre article, je voudrais apporter quelques précisions :

    Conjoncturel ou structurel ?
    A chaque nouvelle crise, l’explication est toujours la même : c’est un problème de conjoncture, amplifié par la toute puissance des spéculateurs.
    Or quand on analyse en détail, les déclarations des dirigeants concernés, on s’aperçoit rapidement que les choses ne tiennent pas et que les spéculateurs ont bon dos.
    Cette fois-ci, encore les explications ne dérogent pas à la règle pour essayer de transformer, des problèmes structurels, en difficultés conjoncturelles.

    La hausse de prix :
    Selon le Président de la Proda, la hausse des prix est imputable à un déficit des capacités de stockage mais aussi à la hausse des prix des intrants et plus grave à la cessation d’activité de 60% des éleveurs de viande blanche.
    Sur le prix des intrants, les cours sont restés relativement stable sur l‘année 2010, cet argument ne tient donc pas.
    Pour les capacités de stockage, leur déficit devrait normalement favoriser la baisse des prix, puisque si vous ne pouvez pas stocker, vous êtes toujours contraints de vendre au prix du marché.
    On voit bien un non-sens dans cet argument, d’autant plus que les prix des viandes blanches ou rouges ont toujours été soutenus par une demande supérieur à l’offre au point d’importer des quantités d’appoints pour stabiliser les prix.
    Les capacités de stockage ne sont donc pas en cause non plus !
    Au contraire, une augmentation des capacités de stockage profitera aux importateurs qui disposeront ainsi d’infrastructure, leur permettant de mettre en œuvre des stratégies de dumping, (comme ça a déjà été le cas dans de nombreux pays d’Afrique) qui mettront à mal la production nationale.
    Mais alors, pourquoi profiter de cette crise, pour plaider autour d’une augmentation de 100 fois nos capacités actuelles de stockage, si ce n’est parce que c’est la Proda qui bénéficiera du budget pour assurer leur réalisation…
    La cessation d’activité de 60% des producteurs de viande blanche pourrait être un argument, mais alors comment expliquer la hausse des prix des viandes rouges ou même des légumes ?
    La propension des prix à augmenter inlassablement touche tous les secteurs et ceux où les prix sont réglementés comme le pain suivent le même chemin.
    Nous avons bien un problème structurel d’inflation qui maintiendra les prix à un niveau élevé avec des pics comme celui que nous connaissons actuellement.

    Des filières déstructurées ?
    Ces filières ne sont pas plus déstructurées que les autres filières Algériennes, au contraire elles adoptent le même modèle :
    Un producteur, des intermédiaires, un commerçant, une voie formelle et une autre informelle, et au bout du compte un consommateur qui ne sait plus sur quel pied danser.
    Mais peut-on parler de filière quand on sait que 60% des producteurs cessent leur activité du jour au lendemain ?
    Peut-on imaginer ce qu’il se passerait si 60% des bureaux de postes fermaient leur porte du jour au lendemain ?
    On se rend bien compte que la politique actuelle n’a créé que des résultats éphémères qui ne sont assis sur aucune base solide malgré les milliards dépensés, et que nous sommes bien en présence de difficultés structurelles et non pas conjoncturelles
    Ces problématiques ne sont pas propres à cette filière puisqu’en dehors de la production de pomme de terre, toutes les autres productions agricoles ont régressé.
    La production laitière a augmenté et encore grâce à l’importation massive de vaches (plus de 60000 en 3 ans), mais quand on voit la facilité déconcertante avec laquelle les éleveurs abandonnent leur activité, on peut à juste titre s’interroger sur le nombre de vaches qui seront toujours en production dans 2 ans !
    En matière de semences ou de produits phytosanitaires, nous restons également tributaires dans tous les domaines de l’importation.
    Et comme vous le rappelez dans votre article, une impasse a été faite sur la majorité des cultures fourragères mais également sur toutes les cultures sucrières ou oléagineuses.
    La quête de l’autosuffisance alimentaire restera une utopie, tant que la politique de l’autosatisfaction primera au Minagri.

  9. ait abderrahim mahmoud (AGRICULTEUR) Says:

    La vache est une usine a rendement négatif , le seul moyen d’ etre rentable ( du pont de vue comptabilité nationale ) en intégrant toutes les contraintes environnementales que pose une politique de nutrition équitable pour tous c’est de faire en sorte que le produit de cette dite usine naturellement non rentable soit chère et donc surtout pas subventionné.

    Il faud donc partir nécessairement du postulat que le lait doit etre vendue chère , pourquoi et bien je vais essayer de vous donner les raisons

    Pour produire du lait :

    – IL faud des races locales adaptées à notre climats et nos conditions climatques et donc mettre en place une politique de séléction de vaches un minimum rustiques et robustes et un minimum productrice de lait ( kheir el ooommoour aousatouhoum)

    – Pour produire du lait la vache a nécessairement besoin de :

    . Beaucoup d’eau ( produit rare et non renouvelable ou a fort contraintes )
    . De fourrage riches et en quantité suffisante ( produit rare , semences chères, et fortes contraintes foncière)
    .D’ombre ( rare)

    . . De paturage ( seulement le paturage est en concurence avec l’ les ovins et le dit paturage est déja surexploité

    . De soins et de main d’oeuvre qualifié ( rare , chère voir introuvable)
    . De plus nous importons la majorité des médicaments vétérinaires ( nos vétérinaires ne servent d’ailleurs en grande majorité qu’a administré ses dits médicaments importés sinon aucuns éleveurs ne feraient appels a eux)

    . La production de lait necessitte des vétérinaires compétents sans parler de leurs motivations et disponibilité , dans ma région la majorité des vétérinaires bien qu’equipées en véhicules refusent de se déplacer , préférant les grandes campagnes de vaccination et surtout rester dans le bureaux… vendre leur médicaments

    . Cette filière lait necessitte une organisation de la filière au niveau local et régional et donc nécessitte des personnes compétentes , motivés , courageuses et responsables avec l’aide et le suivi et le controle d’une administration locale fortes ( rares )

    La question a poser à notre ministre de l’agriculture ou à notre ministre des finances est :

    Combien revient à l’Algérie le litre de lait subventionné , mais attention il faudra qu’il intégre la totalité des couts directs et indirects y compris les couts de fonctionnements des différentes structures qui s’occupent soit disant de cette politique du lait dans notre pays , les couts d’importations etc etc

    S’ils sont capables de nous donner le cout de revient de cette politique rapporté au litre de lait .

    La prochaine politique sérieuse du lait en Algérie sera tout simplement de donner au producteur algérien le meme prix de revient au lait produit localement , le reste n’est que blablabla

    On peut éventuellement réfléchir à une politique de distribution du lait à l’école pour les enfants ( ca pousserra peut etre certains à laisser leurs enfants le plus longtemps possible)

    Et deuxiemement prévoir éventuellement une aide directe en fonction des revenus et du nombre d’enfants aux personnes nécessiteuses a conditions que celles ci soient salariées ou affiliées a une caisse Casnos ou cnas , tant pis dans un premier temps pour ceux qui ne sont pas déclarées et donc on peut avec cette aide directe on pourrait encourager les gens a se déclarer aupres des institutions afin de bénéficier des aides directes ( qui resteront sous le controle de l’administration en fonction des revenus)

    Ca tombe bien nous sommes en trains de refaire completement les cartes d’identités et revoir le code communal

    Bonne récolte et que la pluie soit aux rendez vous In chaa allah

  10. ait abderrahim mahmoud (AGRICULTEUR) Says:

    Bonjour A TOUS

    Vous avez raison sALAM , je crois que l ‘une des principales raisons est psychanalitiques , nos dirigeants se déplacent souvent à l’étranger et compléxé et sous instruits ile veulent nous faire croire que nous pouvons avoir le meme type de conssomation alimentataire que les occidentaux ( un modéle qui se casse la geule d’ailleurs , à la moindre sécheresse)

    Je suis tout a fait d’accord le plat complet de nos ancetres est le couscouss avec un peu de lait ou un oeuf pour chacun et surtout le pois chiche qui fait que ce plat est meme sans viande un plat complet.

    Y’a t’il des dirigeants ou responsables de ce pays qui ont gérer ou vécus grace à la production de leur exploitation agricole , j ‘en doute.
    Nos dirigeants nous font vivre sur un nuage , nous importons de la semoule et du blé tendre pour qu ils finissent en zlaabiaa et kelbellouzz et patisseries , quant au sucre subventionné une grande partie est utilisé par l’industrie de la limonade et autres cochonneries qui au final nous fait hériter de 4 000 000 de diabétiques a qui il faut subventionner l’insuline…. et tous les autres médicaments qui vont avec

    On mange mal faute d »une bonne agriculture , on importe
    On tombe malade car on mange mal , on importe
    Certains se remplissent les poches au détriment des Algériens

    D’ailleurs l’Algérie est l’un des rares pays a former ( a coups de centaines de millions de dinars ) des medecins pour qu ils finissent visiteurs médicaux pour distribuer des medicaments importées et avec quelles arrogances .

    Dans sa  » nouvelle formule » l’onab introduit de l’orge , mais est il produit localement ou est ce de l’orge importé comme celui que l’on sert aux gros éleveurs et aux transformateurs ( en priorité) , ses gros éleveurs qui détruisent la totalité de la steppe ( et meme les foret en cas de sécheresse) en toute inpunité et ne payent pas un kopec d’impots , allors qu il bénéficient d’avantages considérables ( routes , pistes , puits , éléctricité , maisons rurales etc ete )

    Je livrais chaque année à l’oaic en moyenne 1000 qtx d’orge , mais cette année j’ai préférer garder ma production pour la vendre moi meme et tant mieux car la ccls locale a refuser de me donner la quantité de semences que je souhaitais emblaver et a refuser de me donner ma quote part pour mes brebis , par contre le transformateur local ( qui ne produit rien) recevait tout les mois 300 qtx d’orge au prix de 1500 da /qt.

    Nous devons faire des choix courageux et impopulaires et surtout réfléchir sérieuesement a qui doivent etres déstinés les aides , comment et pourquoi

    Est il normal de subventionné le lait , le pain ,la semoule , l’huile a tout le monde , non seulement cette subvention est contreproductive , pille nos ressources en devises et de plus cette solution ne peut etre durable.

    De plus payer le producteur à 40 da le litre de lait et le subventionné pour la collecte puis le subventionné dans l’alimentation etc etc etec

    N’est il pas plus simple de libéraliser le prix du lait comme celui du pain et de la semoule et

    • Agronome. Says:

      Votre contribution est très intéressante. Concernant le sucre, quelques remarques:
      – la subvention du sucre permet aux ménages à faibles revenus de se procurer des calories à bas coût,
      – vous soulignez cependant la surconsommation de sucre, cause de diabète,
      – pourquoi ne pas ne pas édicter des normes quant au taux maximum de sucre dans les sodas?
      – pourquoi ne pas rassembler les prescripteurs (diététiciens, médecins, éditeurs de livres de recette, …) afin de changer l’approche vis à vis du sucre (forte consommation malgré une sédentarisation),
      – pourquoi ne pas encourager les éduclcorants tels le Stévia?
      Pour en revenir au lait, vous avez raison, il faut une main d’oeuvre qualifiée et motivée.

    • Agronome. Says:

      « Avec un cheptel ovin dépassant les 22 millions de têtes, selon les statistiques officielles, soit une tête par 1,6 habitant, la viande de mouton atteint, (ou dépasse même), les 1000 dinars/kg, sans surprise »
      ======================================
      Cet extrait de l’article amène à se poser la question du comment améliorer la productivité de notre élevage ovin?
      – vous qui êtes éleveurs de moutons, pourriez vous donner votre avis?
      – vous parliez d’orge, utilisez vous de l’urée avec cette orge? L’urée apporte de l’azote. Un peu comme du soja ou de la luzerne. Il y a une riche documentation sur le Net. A 500 grammes d’orge, ajouter 20 gr. d’urée. J’ai testé, ça marche du tonnerre pour l’engraissement. Attention, il faut habiter progressivement les animaux. Vous pouvez même diluer l’urée dans un arrosoir et mouiller les pailles.
      – donnez vous des CMV à vos moutons (exemple, pierre à lécher)?

  11. Agronome. Says:

    Quelques remarques::
    – structurer les filières est fondamental. Il faut faire apparaître des responsables professionnels directement impliqués qui discuterons avec les pouvoirs publics,
    – valoriser les résultats de la recherche agronomique. Il est affligeant que la technique de l’emploi de l’urée chez les ruminants introduite dès les années 70 par le Pr Khouri reste à ce jour pratiquement ignorée alors que notre industrie fabrique ce produit.
    – réaliser une agriculture durable: la steppe objet de toutes les convoitises est sur-exploitée et est en cours de désertification.
    – l’ONAB introduit justement 20% d’orge à la place du maïs dans son aliment volailles. Processus à encourager: substitution des produits importés par d’autres produits localement.

  12. Agronome. Says:

    Salam,
    Sur cette question, il faut distinguer le fait principal:
    1- le climat: nous n’avons pas ces pâturages verts même en plein été comme en Normandie.
    2- or, la télé, les films, notre proximité avec la France nous conduit vers un modèle de consommation alimentaire occidental riche en produits laitiers.
    3- le plat adapté à nos conditions climatiques est le plat de couscous aux pois chiche (il est équilibré et apporte les protéines nécessaires).
    Ceci dit, une certaine production est possible par:
    – steppe: actions de mise en défens contre l’érosion,
    – organisation de la profession des éleveurs
    – la valorisation de la recherche nationale agronomique,
    – la production locale de produits vétérinaires,
    – la production de fourrages adaptés à notre climat.
    – la mise à disposition des éleveurs organisés en filière des techniciens de terrains chaussant des bottes et ne restant pas dans les bureaux.

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