Une agriculture bio par défaut

La levée de la taxe antidumping sur les engrais importés en dehors du marché communautaire décidée par la Commission européenne a réjoui la filière algérienne de production de fertilisants.
Avant sa levée en 2012, cette taxe de 13% a été imposée aussi aux engrais algériens exportés vers le marché européen en raison du prix du gaz appliqué en Algérie.
Depuis l’arrivée sur le marché national en 2005 du leader espagnol en la matière, Villar Mir, pour le lancement de Fertial en partenariat avec Asmidal, la production d’engrais connait un nouveau souffle en Algérie.
En quelques années seulement, la production frôlera le million de tonnes d’engrais azotés, phosphatés ou l’ammoniac.
Un deuxième groupe de production d’engrais est sur le point de démarrer. Il s’agit de Sorfert, une joint-venture entre Sonatrach et Orascom Industrie.
D’ores et déjà, le nouveau producteur table sur une production annuelle de 1,2 million de tonnes entre ammoniac et urée. Sorfert projette aussi une seconde unité de 800 000 tonnes en deuxième étape.

Des engrais inaccessibles et résistance au changement

Il est évident que la disponibilité du gaz constitue un atout capital pour l’essor de l’industrie nationale de fertilisants. Avec les capacités de production installées, l’Algérie est désormais le principal producteur d’engrais dans le pourtour méditerranéen.
Mais paradoxalement, l’agriculture algérienne est la dernière à l’échelle maghrébine en termes d’utilisation d’engrais : La consommation de fertilisants qui ne dépasse pas les 17kg/hectare en Algérie atteint 30kg/ha en Tunisie et 25kg/ha au Maroc.
Ces niveaux de consommation restent, évidemment, très en-deçà des 100kg/ha atteints dans les pays de la rive nord méditerranéenne, comme la France où le débat porte désormais sur la réduction du taux de fertilisation chimique et toute sorte de productivisme en faveur d’une agriculture biologique en vogue dans les sociétés industrialisées.
Mais, il ne faut surtout pas relier ce faible taux d’utilisation de fertilisants en Algérie avec la tendance pour le développement d’une agriculture bio.

Des rendements médiocres

L’agriculteur algérien utilise peu, voire pas, de fertilisants pour des raisons matériels, avant tout. Dans la majorité des cas, les petits exploitants n’ont pas les moyens financiers adéquats pour acquérir des engrais à des prix jugés élevés, oscillant entre 3 000 et 5 000 dinars/quintal.
La seconde contrainte est d’ordre comportemental. A l’exception des quelques exploitations de grande taille, l’agriculteur algérien reste attaché au caractère traditionnel dans l’exercice de sa fonction et continue à faire preuve de résistance au changement en refusant de s’adapter aux nouveaux précédés techniques.
Cependant, le facteur sécuritaire, lui aussi, empêche l’intensification de la fertilisation des terres sachant que la distribution des engrais sur le territoire national nécessite le redéploiement des services de sécurité pour en assurer l’escorte.
Cette situation indique ainsi clairement que l’Algérie est encore loin de l’ère de la promotion de l’agriculture biologique au moment où le défi majeur est la satisfaction des besoins locaux en produits de première nécessité.
C’est pourquoi d’ailleurs les rendements restent d’une médiocrité caractérisée, notamment pour les grandes cultures comme les céréales où sur une moyenne de 3 millions d’hectares emblavés annuellement, les récoltes ne dépassent pas les 40 millions de quintaux, soit moins de 15 quintaux/ha.
En conséquence, faute d’une demande nationale en mesure d’absorber la production locale, l’industrie de fertilisants en Algérie se tourne vers l’exportation.

75 Réponses to “Une agriculture bio par défaut”

  1. ratuma Says:

    pas tout à fait en rapport avec « la terre » (notre terre-mère) – mais peut être intéressant pour les paysans constructeurs :

    http://www.mecoconcept.com/fr/accueil/

    j’ai lu un article sur un magazine « Maisons et travaux » « construire en terre

    si je le pouvais je vous ferais parvenir un peu de toute l’eau qui tombe ici, depuis des semaines – un rayon de soleil est un miracle

  2. karim Says:

    Bonjour

    Je remonte un ancien post pour savoir si depuis des agriculteur BIO sont present sur Alger ? Je viend de m’y installer et je suis perdu car en France j’avais pour habitude de ne consommer que du BIO.

    Merci pour votre aide precieuse
    Karim.ba@hotmail.fr

  3. https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/02/18/foutez-nous-la-paix-isabelle-saporta/

    c’est triste partout pour les paysans – pourtant ils sont les seuls dont on ait réellement besoin

  4. salut tous le monde moi je suis un producteur de composte en algerie de puis 2012 et de composte qualité a baze fiente de volaille et du bovin ….en la tester dans plusiere rejion est donner des resultat positif

  5. Belkacem Says:

    Bonjour et un grand merci à toute l’équipe de ce site à l’écoute des « paysans d’Algérie ». Je saisis cette occasion pour dire encore une fois que l’avenir de notre pays est dans l’Agriculture.
    A propos du bio; nous sommes une jeune équipe qui nous sommes lancés dans la fabrication du compost avec des moyens très modestes et qui avons obtenus des résultats surprenants à la grande satisfaction de nos agriculteurs.
    Ce fertilisant totalement naturel est fabriqué à base de déchets végétaux pour le compost végétal et à base de fiente de volaille pour le compost animal. Notre produit est fabriqué sur la base de règles strictes et analysés auprés d’un laboratoire algéro-français sis à Béjaia. Notre soucis est de satisfaire le fellah et de l’aider à avoir un meilleur rendement et une meilleure qualité de son légume ou de son fruit . La saveur d’antan revient dans la bouche du consommateur grâce à ce fertilisant bio.
    Si vous voulez essayez notre produit vous ne pourrez qu’en être content et en être fier d’un produit local auquel ne se mélange ni produit chimique ni excrément de porc comme nous l’avons lu récemment sur internet.
    Bonne chance à tous .

    • Bonjour chers camarades algériens. Je suis ravie de voir que le « bio » est une question qui préoccupe de plus en plus. Etant personnellement consommatrice de produits bio en France, je compte m’installer en Algérie d’ici 1 à 2 ans et souhaiterais avoir des contacts de paysans et éleveurs dans la région d’Alger afin de me fournir directement chez eux. Merci de bien vouloir m’aiguiller. Et je tiens surtout à vous encourager, les gens n’ont peut être pas encore réalisé à quel point il est primordial de manger saint. Bonne chance. Salam
      PS: Pour les réponses je ne sais pas comment ça fonctionne, je vais essayer de venir faire des tours sur le site en espérant trouver des réponses.

      • Baali Mustapha Says:

        Je suis un technicien supérieur en agronomie, je suis partant pour une agriculture bio, je suis entrain de faire les démarches pour créer une exploitation agricole et d’élevage, j’ai un agenda très riche, agrotourisme, arboriculture fruitière bio, plantes médicinales et aromatiques, apiculture, oviculture, poterie, vannerie… Je suis à Tissemsilt, pour une phytosanitaire bio, a base de plantes principalement, j’essaye de faire un milieu de biodiversité qui favorise l’expansion naturelle des être vivants utiles…

  6. juste un petit apparté:pourquoi en france le bio est cher,et bien tout simplement les producteurs n’ont pas de subventions de l’UE,par contre le conventionnel est subventionné,grace à qui la FNSEA,gros syndicats agricole,tellement puissant qu’il à tendance à ecraser les producteurs bio.Une anecdote la grosse firme doux eleveurs de poulets en batterie, à leur joug plus de 6000 employés,il est en dépot de bilan,et l’UE subventionne à coup de milliards cette firme,qui au salon de l’agriculture avait un stand étincellant de lumieres,spots,bref rutilante ..Et qui paient en finalité cette firme qui se permet des depenses astronomiques,et bien nous par l’intermediaire de l’UE,c’est dégueullasse,il veulent maintenir leurs employes dans une firme en banque route..Voila pourquoi le bio est cher,mais faites les comptes,le bio est presque à hauteur des prix des produits conventionnels.Préféré polluer à mort,toucher des ronds de l’UE,et s’en est fini de vos plages et autres environnement et vogue la galere ou ,plutot de reserver une terre saine pour les futures jeunes agriculteurs de demain..

    • Garfy Says:

      Entièrement d’accord avec vous , le lobby des gros agriculteurs, des céréaliers est puissant – on ne peut avoir que des actions locales, c’est à dire acheter directement au petit producteur.
      Une horreur parmi tant d’atures : le maÏs qui réclame beaucoup d’eau, même en temps de sécheresse évidemment – alors qu’il y a d’autres choses pour nourrir le bétail, le lupin entr’autre.

  7. Garfy Says:

    Il y a autre chose à faire avec les produits des bassins de décantation.
    petite précision, les français n’ont pas attendu l’Union Européenne pour s’intéresser à l’agriculture biologique – d’ailleurs cette même Union aurait bien aimé nous imposer les OGM – supprimer la « luzerne » – et certaines plantes médicinales.
    Il faudrait, d’abord bien se renseigner, faire analyser la terre et faire des expériences sur des hectares dans différents villages.
    Il y a des spécialistes, il faut leur demander conseil, ils ne demanderont que cela : aider

  8. bonjour internotes sud mediterranée;je vend des légumes et primeurs bio en france et depuis bientot 10 ans sur les marches nantais et je cherche des correspondants,pour échangés des idées et aussi savoir comment se comporte le marche bio en algerie,existe t-il des filieres exportatrices de produits frais saisonniers en fruits et légumes,car je serai très interessé de savoir,l’évolution des produits bio,et pourquoi n’y a t’_il pas de résonnance en france sur l’agriculture biologique en algérie,alors que quelques pays du magreb(maroc,tunisie) exportent en france.Si quelqu’un peut me répondre sur le sujet et pourquoi pas me mettre en relation,avec des personnes connaissant bien le sujet..

    • Bonjour,

      nous possédons une ferme de 3 hectares en Algérie et sommes dans le processus de la restaurer pour en faire une ferme de référence dans le bio. Elle se situe à Boufarik à environ 25km d’Alger dans la région de la Mitidja, région agricole de référence et très fertile.
      Si vous êtes intéressés par un partenariat, n’hésitez pas svp à me contacter.
      Je suis basé en France et rentre souvent à Alger pour le suivi du projet.
      Cordialement.
      -Youcef Dahmane
      +33 6 95 06 31 17

  9. Garfy Says:

    L’UE à la solde de Monsanto bloque l’interdiction de la France sur les maïs du criminel de la manipulation génétique…

    • Je vois que t’es hyper documenté à propos du bio…Com
      ment est-ce que tu as vécu la campagne présidentielle,où
      aucun candidat n’a évoqué la détresse de l’agriculture fran
      çaise;et alors que l’agriculture polyvalente en petites exploi
      tations peut très bien « vivre » en vendant en circuits courts;
      en transformant les produits(paysans-boulangers,par exem
      ple)…Tout comme les pêcheurs-artisans(de moins en moins
      nombreux)ou les ostréiculteurs,qui écoulent leurs produits
      directement en les proposant à la vente sur les « marchés à
      l’horloge » ou des marchés municipaux…

      • Garfy Says:

        J’ai très mal vécu cette campagne fantoche – j’ai 70 ans et je croyais dans un monde meilleur et il ne vient pas – et même …..Il empire –
        Je ne me suis même pas dérangée pour voter, pour la première fois de ma vie – le candidat qui a parlé des paysans est François ASSELINEAU – UPR – mais silence sur lui …..

        Par ici, il y a les marchés où l’on achète directement aux petits producteurs – il y a des fermes où l’on peut aller faire la cueillette – il y a aussi les AMAPS je crois, des groupements de paysans apportent les légumes de saisons et en plus de produits frais, on a la satisfaction de payer directement celui qui a travaillé – Evidemment dans les très très grandes villes, il faudrait mieux s’organiser.
        Nous ne sommes pas loin de la côte et des ostréiculteurs et des pêcheurs viennent – c’est leur seul moyen de survie.
        Il faut à tout prix éviter la monoculture, comme en Bretagne où il y a parfois surproduction de choux-fleurs ou d’artichauds.

        Je pense que ce sera la même chose pour l’Algérie – il faut d’abord nourrir les gens sur place et penser à l’exportation ensuite.

        Je crois qu’il faut axer sur la qualité et le bio – même pour les dattes, les oranges, les citrons etc …….. Pour l’export, c’est certainement toute une organisation, il faut se faire connaitre, et connaître les fillières – mais c’est faisable. Il y a bien un ministère de l’agriculture.

        • Ce que je regrette en France,c’est que l’agriculture est
          un secteur économique « paria »,à l’écart des grands dé
          bats:un peu comme le nucléaire…Et qu’il est vraiment
          triste de voir des paysans sombrer matériellement,mor
          alement,être poussé au suicide dans l’indifférence des
          citoyens non ruraux…Tout cela pour ne pas désigner
          les causes de leurs turpitudes,tout comme ceux qui
          ont conduit à cette situation…Au niveau des industries,
          on sait;pas dans le monde agricole…

          Et je « prêche » pour les paysans d’Algérie,confrontés à
          cette même « chape de plomb » qu’en France au niveau
          de l’opinion publique…L’Algérie a pourtant de grandes
          capacités de production…Hélas,les paysans ne sont qua
          siment pas prpopriétaires de leur exploitation,se trou
          vant même à la merci des sociétés qui gérent les barra
          ges d’irrigation…Et des organismes qui se rendent acq
          éreurs des terres sans y avoir aucun intérêt à le cultiver..
          .sinon attendre de pouvoir le vendre pour construire…

          Alors,comment les paysans algériens pourraient-ils envi
          sager l’avenir avec sérénité?Comment porter un projet,
          construire un avenir en exploitation,à une époque où
          les changements climatiques compliquent les conditions
          d’exploitation…?

          Il faut donc « mutualiser » les moyens d’exploiter,de maniè
          re à offrir à ses partenaires voisins de trouver toujours
          ou autant que possible de quoi se « sortir de l’ornière »,
          lors des pires moments(catastrophes naturelles:sèche
          resse,grêle,gel,inondations),d’une part;et que les uns
          et les autres se « serrent les coudes » pour s’en sortir le
          moment venu…avant même d’en appeler à l’aide de l’E
          tat ou des collectivités locales.

          Hélas,il y a des paysans qui ne veulent « démordre » du
          « prestige » de produire intensément…sous prétexte d’être « investi du sacerdoce » d’agriculteur,chargé de
          nourrir les pays en voie de développement comme le
          leur…Belle excuse pour ne pas abandonner une agricul
          ture productiviste qui viole indéfiniment la nature et
          compromet durement les chances des paysans qui sont
          passés à l’agriculture bio,pour l’amour du métier et de
          la générosité infinie de la nature…Voilà qui est louable!

          Et si nos politiques commençaient par relancer l’écono
          mie française en priorité par tout ce dont la France dis
          pose naturellement dans ses campagnes…il y aurait de
          quoi repeupler les campagnes;et rééquilibrer l’aménage
          ment du territoire…!Mais ça ne me fâcherait pas que l’Al
          gérie nous serve de maître en l’occurence…!

      • amarbouzzwar Says:

        Je pense qu’il est un peu tôt pour parler du Bio pour le cas de l’Algérie .Notre souci majeur est comment assurer l’après petrole et comment reduire la facture alimentaire qui se chiffre à plus de 10 milliards de Dollars /an. La culture du Bio est un luxe que peuvent se permettre les pays qui ont asuuré leur sécurité alimentaire grâce au developpement des nouvelles techniques agronomiques(utilisation des pesticides,engrais,OGM,mecanisation etc…) Ceci dit ,y’a t-il des solutions pour produire bio tout en conservant les mêmes rendements? Il y’a un choix à faire entre produire en intensif pour nourrir le maximum d’humains avec toutes les conséquences sur l’environnement où bien revenir à l’agriculture traditionnelle (Bio) et gérer les tensions humaines, notamment la famine.

        • Garfy Says:

          Ecocert France SAS
          BP 47
          Lieu dit Lamothe
          32600 L’Isle Jourdain
          Tél : 05 62 07 34 24 / Fax : 05 62 07 11 67

          allez sur le site de la Farine Lemaire

          etc……

          « cherchez et vous trouverez …………  » le meilleur pour votre sol

          quant à l’après pétrole, n’ayez crainte, le manque est une fable lancé par les compagnies pétrolières pour créer la panique et maintenir les prix hauts –

          concernant la famine dans les pays d’Afrique particulièrement – voir votre confrère Pierre Rabhi

          j’ai pris connaissance d’une technique, mais je ne sais pas encore si elle est parfaite – alors je me renseigne

          • amarbouzzwar Says:

            On importe presque tout ce que nous consommons,sauf les légumes frais et les viandes blanches . De même pour l’aliment du bétail qui est importé en grande quantité pour nourrir les cheptels ovins, bovins et avicoles. Il y’a également l’importation des inputs ou intrants utilisés pour les diverses cultures (semences,engrais ,produits phytosanitaires,film plastique etc…)pour combler le déficit de la production nationale qui est insuffisante pas rapport aux besoins de l’agriculture. Quand au détail de la facture alimentaire ,il faut voir avec les sevices concernés .

          • amarbouzzwar Says:

            Il ne faut pas se leurrer, on parle de l’aprés petrole d’aprés les réserves prouvées qui ne dépassent guère la trentaine d’années.Certes, pour le cas de notre pays , les 2/3 des territoires ne sont pas encore explorées,mais rien ne prouve qu’on trouvera suffisammnet de petrole pour les générations futures.D’où la nécessité de gérer rationnellement ces ressources fossiles et non renouvelables.Il y’a des choix stratégiques à faire en terme de développement durable , soit vendre du petrole,qui est une ressource tarissable dans un avenir très proche, pour acheter des denrées alimentaires ou bien assurer la sécurité alimentaire du pays en exploitant les terres sahariennes et les nappes du complexe terminal et du continental intercalaire(Albien) et préserver ainsi les énergies fossiles. Ces nappes du CT et CI peuvent irriguer jusqu’à 1.000.000 d’hectares pendant au moins 5.000 ans!

          • En Algérie,il y a le soleil,des précipitations généreuses en
            hiver et au printemps;+ c’est un très beau pays,non?C’
            est le pays le plus riche de…Méditerranée…!!Mais il lui
            manque un « De Gaulle » pour le faire fructifier…sans faire
            de bêtises et l’offrir à des intérêts qui conduisent le pays
            à sa perte…

          • Garfy Says:

            Très vraisemblablement le pétrole est d’origine « abiotique » et il s’en reformera toujours – le savant Gay-Lussac en avait l’intuition.
            Lire entr’autre : the myth of oil crisis de Robin Mills – ou chercherz sur google « théorie du pétrole abiotique »
            Quant au fourrage, c’est la même chose ici, on fait venir de soja OGM du Brésil ou d’Argentine ……… et pourquoi pas nourrir le bétail avec des farines animales, à nouveau autorisées en UE ??
            On prend des terres africaines pour nourrir notre bétail, alors que les africains ont besoin de leurs terres pour se nourrir.
            « si les chinois mangent autant de viande que nous, il n’ y aura bientôt pas assez de la production mondiale de céréales pour nourrir le bétail »
            Il vaut donc beaucoup mieux manger peu de viande – de plus la concentration du bétail est facteur de maladie et donc vaccins etc …….
            L’humanité va devoir être raisonnable – ; le meilleur régime est parait-il le régime crétois – les Hunzas ne mangent pas de viande, ils ont une nourriture frugale et sont centenaires.
            Il y a parait – il beaucoup d’eau sous l’Afrique, mais le désert appartient aux Touaregs –
            Regardez le site : http://www.polyter.org – mais je ne sais pas si c’est idéal ? dans l’article que j’avais lu, on parlait de leur expérience dans le désert d’Oman ?? – essayez de planter des baobabs à la limite du désert et on verra le résultat ?????

        • Garfy Says:

          Pierre Rabhi | Mouvement Colibris
          http://www.colibris-lemouvement.org/colibris/aux-origines…/pierre-rabhi
          Initiateur du Mouvement Colibris, reconnu expert international pour la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture …

          allez sur « blog de Pierre Rabhi »

          courage !!!

        • Notre problème en Algérie est qu’on parlent beaucoup et on fais rien a la langueur c’est pour ca il faut investir dans la recherche et développement des espèces locale et la labellisation des produits terroirs et encourager les gens qui veulent investir au cadre des PME parce que c’est ces PME QUI faiT le développement de l’agriculture en ajoutant aussi la formation des cadres supérieurs agronome notamment parce que c’est leurs missions et comme ca on développe notre agriculture .mais ce qui concerne l’agriculture biologique on ‘est loin de faire ca chez nous .il faut baser sur des cultures de blé parce que c’est la ou en trouve le déficit.

          • Garfy Says:

            Bonsoir,

            facture alimentaire de 10 milliards de dollars – elle consiste en quoi exactement cette facture ??

          • En Italie,il existe un paradoxe étonnant entre le « bio » sici
            lien et du reste de l’Italie:certains producteurs de mozza
            rella étant confrontés aux décharges sauvages produites
            par la Camora;alors qu’en Sicile,la politique environnemen
            tale est suivie de près par les réseaux mafieux,et ce,pour
            les mêmes raisons…Un comble!

            En Italie,certains jambons comme le Serrano ou le Colatello
            ont des références ancestrales qui leur garantissent une ré
            putation sans faille…Et là est la clé d’une agriculture basée
            sur l’élaboration quasi naturelle incontestable…D’où-en
            Algérie-la « bonne habitude » de n’utiliser les engrais chimi
            ques qu’à dose très réduite,voire nulle,si possiblle.L atras
            formation des produits bruts en produits trèss finis assu
            rant la « valeur ajoutée » que leur vente en coopé ne donne
            ra jamais…

          • Garfy Says:

            en Algérie, il y a un Ministère de l’agriculture – est-ce qu’il y a dans chaque région des « Chambres d’Agriculture » et des ingénieurs agronomes pour aider les fellahs ? au cas par cas – pour chaque culture – céréales, arbres fruitiers ?

          • En Algérie,c’est probablement comme en France ou en Eu
            rope:les Chambres d’agriculture existent d’abord pour fai
            re la promotion de l’ « agriculture productiviste » avant tout
            …En France,dans les chambres d’agriculture,on trouve au
            ssi des ingénieurs agronomes,des techniciens pour une au
            tre agriculture,mais en nombre dérisoire…

            Pour se lancer en agriculture bio ou autre que productivis
            te,il faut d’abord chercher des « complicités » dans son en
            tourage direct;car,si l’environnement de votre exploitation
            n’est pas favorable,rien ne sera possible.Il faut trouver
            des « synergies » qui permettent d’échanger des idées,de dé
            velopper des échanges et une collaboration intense,très di
            versifiée,de manière à ne jamais trouver de limites à déve
            lopper une agriculture bio…Pour y arriver,il faut connaître
            le mieux possible l’environnement naturel dans lequel on
            évolue,on travaille;et en « exploiter » toutes les composan
            tes,dont le « génie botanique » et le « génie entomologique »,
            entre autre…Alors qu’à l’opposé,produire signifie d’abord
            tirer le + de profits possible des valeurs de la nature et s’enrichir…

            En agriculture bio,on a tendance à penser comme en agri
            culture productiviste:pour nourrir les hommes…Mais il y a
            tant d’autres options,comme les plantes décoratives,qui
            peuvent déboucher sur les plantes destinées à la cosméto
            logie,à la médecine,à la parfumerie,à l’agrément culinaire,et
            encore à la construction et aux domaines textiles…Er c’est
            tout autre chose que l’agriculture vivrière…J’oubliais la pro
            duction d’agro-carburants,comme l’huile de colza,qui peut
            servir à faire rouler une voiture ou un tracteur…

            Et comme pour produire bio,il faut se séparer des produits
            issus de l’industrie chimique de synthèse,il faut aussi imagi
            ner des solutions qui anticipent sur le développement des
            parasites de tous genres…et regroupées sous l’appellation
            « Lutte intégrée ».C’est la combinaison de diverses ressour
            ces d’origine exclusivement naturelles,à l’état naturel ou
            transformées(comme le fameux purin d’ortie,la plante pou
            vant servir aussi d’engrais vert ou à protéger le sol en pé
            riode de sècheresse,contre les rayons du soleil,par exemp
            le).

        • Baali mustapha Says:

          mustapha baali (Arboriculteur)
          S’inquiété de la facture et la nourriture du peuple c’est bien ! Outre, faire une idée sur le gaspillage de cette même nourriture ça serait mieux ! Il faut entamer des statistiques complètes et sur le terrain non pas aux bureaux des politiques.

          merci

    • Détails sur Montsanto :
      http://calamiite.wordpress.com/2011/06/17/cruser-le-colza-contre-les-abeilles/
      http://calamiite.wordpress.com/2012/03/30/les-scientifiques-au-secours-des-abeilles/

      Et nous ne parlons même pas de la directive Reach pour justifier l’usage d’un produit chimique …

  10. amarbouzzwar Says:

    Il faut se mettre à l’évidence que la SAU de notre pays est insuffisante pour nourrir autant d’habitants. Comparativement avec nos voisins aux conditions similaires , le ratio terres arables/habitant de notre pays avec 0,24 est nettement inférieur à celui des Marocains à 0,33 et des Tunisiens avec 0,31, d’où la nécesité de recourir à la mise en valeur et récupérer au moins 2.500.000 hectares de terres dans les zones sahariennes et de montagne pour atteindre au moins le niveau des Tunisiens .

  11. asterixe Says:

    En même temps que l’UE déclare certains engrais comme mauvais pour la santé, et au moment ou toute la population européenne se retourne vers le bio, c’est-à-dire le naturel, après avoir découvert qu’elle à été tout simplement EMPOISONNÉE par les patrons de l’engrais et de la chimie… On vient nous dire en Algérie, pays qui à toujours nourris ses enfants tant que ces derniers restait respectueux de leur terre, on vient nous dire que s’empoisonner et empoissonner notre terre est une forme de modernisme… C’est le profit, et uniquement le profit, qui guide ses société productrice d’engrais, fertilisant, herbicides, fongicide,…, et sachez, par expérience des autres pays (Inde, pays d’Afrique,..) qu’une fois dans le système, le seul gagnant ses les sociétés de production d’engrais et autres poison similaire, l’agriculteur devient juste un esclave…. Un khammas des temps moderne quoi… En Inde par exemple, les agriculteurs sont tellement asphyxiés par ses sociétés qu’ils se suicident, tenez vous bien, en buvant l’engrais qu’ils mettaient dans leur terre… quel symbole…

    • Garfy Says:

      et en Indes, les OGM sont un malheur pour les paysans – ils dont détruit la terre

    • Garfy Says:

      Oui c’est la honte en Indes et il n’y a pas que cela –
      je n’ai pas compris que l’Algérie importe de la viande de boeuf des Indes, alors que la vache est sacrée là-bas ?
      Concernant les lobbies de l’engrais, j’ai encore en tête le devérsement d’insecticides par hélicoptères sur les bananeraies en amérique du sud – tant pis pour les animaux, tant pis pour les humains.
      Monsanto a même essayé , en Indes, de breveté des plantes dont ils se servent depuis des temps immémoriaux.
      je viens de lire que les pauvres en Algérie ne couteront pas aux cerises ……… J’en suis navrée –

    • Agronome Says:

      Il faut savoir raison garder.
      – tous les engrais ne sont pas nocifs,
      – il n’y a que les nitrates, et seulement lorsqu’ils sont lessivés et arrivent dans la nappe phréatique,
      – mais si on veut moins utiliser d’engrais, il faut récupérer toutes les sources de matières organiques (fumier, fientes de volailles, boues des stations d’épuration, sciure, copeaux de bois, déchets organiques des industries, compost des ordures ménagères, …).

      • Je viens de lire mon imail,concernant les engrais,d’accord pour les engrais organiques,(pas de boue issue des bassins de décantations,ceux ci doit etre filtrer dans plusieurs bassins,pour utiliser l’eau qui est recyclabe pour l’agriculture)il suffit de compostes organiques et les faire fermenter,on utilise aussi la purée d’orties,mais je ne suis pas d’accord pour utiliser,les boues des égouts,ou des stations d’épurations,ils existent plusieurs façons naturel pour obtenir de l’engrais naturel,ils y a par exemple des plantes de marais,pour filtrer les eaux polluées.En france l’administrations des espaces verts n’utilise plus d’herbicides,deserbants chimique pour nettoyer ..Ce que j’espere pour vous c’est que vous conservier une terre saine de tout produits chimiques,et prendra de la valeur dans quelques decennies,une terre traitée est une terre morte et comdamnée à le rester,les abeilles en patironts,ainsi que tous les insectes qui polinisent..En france c’est une catastrophe pour les apiculteurs,des milliers de ruches meurent..

  12. haddad Says:

    le prix du bio en europe est exorbitant, et paradaxallement avec la crise ce domaine ne connait pas la crise. Alors, opportunité ou pas vers l’export. Sachant que le faible rendement est compensé par les prix de vente élevés et bien acceptés par les consomateurs de ces pays. Alors, moi Algérien insatalé de l’autre coté de la rive, j’entreprends à créer un comptoire de produits bio algérien mais je ne trouve pas de fournisseurs fiables pour approvisionner les flux a l’export.
    merci pout toute info m’aidant dans mon projet.

    • Garfy Says:

      Le prix du bio en Europe est exorbitant ? oui dans les supermarchés – mais même les légumes simples y sont très chers : ex. 1 kg d’endives 2.99 contre 1 euro au marché – et puis maintenant il y a les AMAPS, c’est à dire que les paysans viennent directement dans certains lieux que les clients connaissent et vendent directement les produits de saisons –
      Autre exemple : champignons cultivés près de chez moi, de 4 euros à 4.50 le kilo directement au producteur – sur le marché et 11.90 à la maison de régime –
      le but de la culture c’est d’abord de nourrir ceux qui sont sur le même sol – personnellement je n’achète pas de fraises d’Espagne – j’attends fin Mai –
      Quels sont les fruits et légumes que vous souhaitez exporter et vers quels pays – j’espère que vous trouverez –
      Ici ceux qui voulaient du blé bio pour leur pain on bien su informer les paysons , c’était le pain « LEMAIRE »

      Encore une fois le « bio » n’est pas « laissez faire la nature » –

    • Je partage votre point de vue. Je connais des tunisiens qui travaillent pour exporter des produits agricoles « bio » . Je débute dans le domaine, et je constate que chez nous en Algérie les agriculteurs ne sont pas informés .La filière doit être organisée et cela prendra un peu de temps. Me contacter , et on pourra peut-être travailler ensemble .

      • C’est bien ce qui permettra aux paysans de vivre de leur
        travail;et aux consommateurs de mieux se nourrir près
        de chez eux…?Tout en plaçant la nature au coeur du tra
        vail de paysan…?

        • Agronome Says:

          Votre défaut est de reporter une analyse bonne pour la France (surproduction agricole) sur un pays comme l’Algérie où il y a une sous production agricole.
          Nous avons besoin des engrais et des phytos. A nous de savoir bien les gérer…

          • Une surproduction avec des prix qui ne permettent pas aux
            paysans de vivre,ça sert à quoi?Car,il y a les produits qui vi
            ennent du Maroc,d’Espagne,à des prix qui condamnent les paysans à l’endettement et à la faillitte…Si les paysans algé
            riens continuent à vivre en produisant pour enrichir des int
            ermédiaires et l’Etat,c’est vraiment dommage…C’est domma
            ge aussi que l’Algérie exporte ses céréales et les produits o
            léagineux(pour vendre à meilleur prix);et doive réimporter
            ce qu’Elle n’a plus pour nourrir les Algériens…Et qui empo
            che les bénéfices?

            Ce que vous n’avez pas pas compris,c’est que le marché
            de l’alimentaire,c’est comme le reste:ça se gère au niveau
            mondial!Comme celui des matières premières et dautres…

            Si vous pensez que l’Algérie peut avoir un e manière de se
            gérer autre que l’Europe,tant mieux…Mais un jour ou l’au
            tre,ça se paiera très cher:quand des « investisseurs » viend
            ront cultiver pour leurs propres affaires…Ou encore des
            Chinois viendront cultiver en Algérie pour nourrir les Chi
            nois…;changements climatiques en sus…L’agriculture pro
            ductiviste n’est faite que pour ceux qui vivent du négoce
            des produits élaborés;ça n’enrichira jamais les paysans..
            .A moins qu’ils ne sachent vendre eux-mêmes leur produc
            tion,aux yeux et à la barbe de citoyens qui n’auront rien à
            se mettre dans l’assiette…

            L’agriculture bio,c’est très « chic »…Mais,même en France,il y a beaucoup de paysans qui vivent de la vente de leurs pro
            duits qui ne sont pas « bio »…Et ça leur permet d’exister mo
            destement,pendant que d’autres « coulent » corps et biens,
            en ayant « hypothéqué » leurs exploitations pour pouvoir em
            prunter et acheter leurs semences,leurs produits phytosani
            taires et tout ce qui permet aux machines de fonctionner…
            Une fois les récoltes vendues,il faut rembourser et le pays
            an n’a plus qu’à recommencer pour la saison suivante…Qu
            elle vie de chien!Alors que s’il vend et transforme ses prod
            uits(en union avec d’autres paysans),sans intermédiaires,il ne doit rien aux banques ou à des prêteurs(des mécènes..
            .?)!

            Et puis,c’est tellement mieux de vendre à des clients qui ap
            précient les produits de la ferme,qui peuvent manger à leur
            faim grâce à des prix abordables…Il y a là une relation de
            client à paysan très chaleureuse,non?à développer…

  13. le problème de l’agriculture algérienne est imbriquée par les deux acteurs qui sont l’ agriculteur et l’État .a chaque fois que l’État intervienne il y en a des inacceptation de coté des agriculteur .mais ce qui est intéressant en additionnant le niveaux de l’agriculteur en matière de la formation et aussi les nouveaux technique de production il est loin de faire ca aujourd’hui les américains atteindre le 200 quintaux a l’ hectare dans la production de blé..et nous dés fois on touche le 15 quintaux et dés fois en récolte que la paille…il faut que l’Algérie soutient les gens qui sont capable de donner le plus a l’agriculture algérienne et lancer le recherche scientifique parce que c’est comme ca qu’on ‘avance …il faut arrêter aussi la marginalisation des ingénieur agronome parce que c’est eux qui fait la différence.

    • Garfy Says:

      il y a également des ingénieurs agronomes pour l’agriculture biologique – ce qu’il faut éviter ce sont ceux qui sont à la solde des fabricants d’engrais – et qui vont amener le round-up, les OGM etc ……… Appelez Pierre Rabhi – il sait ……..

  14. Garfy Says:

    Le Laboureur et
    ses Enfants

    Jean de la Fontaine (1621-1695)

    ***

    Travaillez, prenez de la peine :
    C’est le fonds qui manque le moins.
    Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
    Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
    Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
    Que nous ont laissé nos parents.
    Un trésor est caché dedans.
    Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
    Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
    Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
    Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
    Où la main ne passe et repasse.
    Le père mort, les fils vous retournent le champ
    Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
    Il en rapporta davantage.
    D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
    De leur montrer avant sa mort
    Que le travail est un trésor.

  15. en parle tous le temp.il faut travailler la terre.notre terre est un tesor
    en va vivre comme des prince….

    • Garfy Says:

      Il faut relire la fable de Jean de la Fontaine : le laboureur et ses enfants ………. Elle est valable pour toutes les contrées

  16. Garfy Says:

    une livre intéressant : « Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme » de Jean-Marie Pelt aux éditions Fayard

  17. Djaber Says:

    Chaque année, les légumes pour ma famille sont récoltés dans
    une parcelle que j’ai réalisée dans mon terrain (en face du barrage
    de Taksebt) loin des habitations. Le goût et la saveur de la salade,
    des oignons, des fèves, des patates etc… est incomparable. En plus, cette année une source vient de réapparaitre suite aux importantes chutes de neige et de pluie. Son goût est également
    excellent et me permet d’irriguer les petits figuiers que je viens
    de planter. Je suis fils de fellah de naissance (quoique je travaille
    actuellement comme conseiller d’Éducation). Donc je n’ai jamais
    utilisé de produits chimiques, tout est naturel. Le seul inconvénient
    c’est l’intrusion du porc épic parfois malgré la clôture et les
    branches piquantes de l’aubépine que j’ai placé autour du jardin.

    • Garfy Says:

      c’est super Djaber – oui le goût des légumes est incomparable – je plains ceux qui n’ont jamais goûté à cela – les enfants des villes –
      concernant le porc épic, nous n’en n’avons pas par ici – seulement des hérissons et ils sont mignons – il faut bien laisser un certain pourcentage à la nature. C’est bon d’avoir
      une source fraîche – je me suis demandée pourquoi il n’y avait pas de culture de spiruline en Algérie – mais peut être qu’il y en a
      Bon courage – c’est le printemps et le jardin demande beaucoup de soins – pour les légumes, mais il ne faut pas oublier les fleurs
      bonne journée

    • Agronome Says:

      – bravo pour votre travail,
      – suggestion: puisque vous n’utilisez pas d’engrais, un moyen d’enrichir le sol peut être de faire du compost,
      – pour cela, récupérez les déchets organiques de votre foyer: épluchures de légumes, de fruits, marc de café (telwa), serviettes de papier,
      – laisser « murir » en tas quelques mois puis cela donnera un bon terreau.
      ps: j’ai semé un jour des navets pour faire de la semence. Le désherbage manuel a coûté cher en main d’oeuvre. J’aurais aimé avoir un désherbant chimique.

      • Djaoui Says:

        L’APYROS insecticide de Monsanto est en vente est-il bio?

        • Garfy Says:

          rien de chez Monsanto n’est bio – et leurs produits portent atteinte à la terre et aux abeilles

          abonnez-vous à RUSTICA

          ce qui pousse spontanément sur la terre, c’est à dire les mauvaises herbes, indique la nature du dit sol – par exemple, par chez nous je connais un endroit où l’on ne peut se défaire de la « prêle » – ; un ingénieur agronome peut faire analyser le terrain et apporter ce qui lui manque ou planter ce qu’il faut –

          je crois qu’il y a des activateurs de compost et même du lombricompost – mais c’est plus compliqué –

          on peut faire un insecticide avec du « purin d’ortie » – et n’oubliez pas les coccinelles

        • Oh que non !
          C’est tout ce qu’il y a de plus chimique et dangereux !

          Je vous laisse un lien pour télécharger le document pdf :
          http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=montsanto%20apyros&source=web&cd=2&ved=0CFsQFjAB&url=https%3A%2F%2Fwww.sdslibrary.monsanto.com%2FMSDS%2520Datasheet%2F78816B6690F85C350625689700650A10%2FApyros-6677fr-iso.pdf&ei=5fe8T7vRAeKA0AXgw7AY&usg=AFQjCNHPTr2kCSb39KUMWFGv9A4BlHTWEw

          Pour extrait :
          « Etiquetage UE (classification établie par le fabricant) – Classification/Etiquetage du produit selon la
          Directive de l’UE sur les Préparations Dangereuses 1999/45/CE.
          N – Dangereux pour l’environnement
          R50/53
          Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long
          terme pour l’environnement aquatique.
          S35
          Ne se débarrasser de ce produit et de son récipient qu’en prenant toutes précautions
          d’usage.
          S57
          Utiliser un récipient approprié pour éviter toute contamination du milieu ambiant.

          Manipulation
          Eviter tout contact avec les yeux, la peau et les vêtements.
          Ne pas manger, ne pas boire et ne pas fumer pendant l’utilisation.
          Eviter d’inhaler de la poussière.
          Se laver soigneusement les mains après manipulation ou contact.
          Laver les vêtements contaminés avant réutilisation.
          Nettoyer minutieusement l’équipement après utilisation.
          Ne pas contaminer les égouts, les canalisations et les cours d’eau avec l’eau de rinçage de l’équipement.
          Se référer à la section 13 de la fiche de données de sécurité pour l’élimination de l’eau de rinçage.
          Les emballages vides contiennent encore de la poussière et des résidus de produit.
          Entreposage
          Température maximale d’entreposage: 54 °C »

          Décidément, on trouve tout sur google !

    • Est-ce que tu as l’intention de te faire un « jardin
      de curé »?Si tu veux en revenir à produire des lé
      gumes anciens et goûteux autant que rustiques,
      vas « piocher » dans le catalogue de « kokopelli »,grai
      netier strictement amateur,qui a des « ramificati
      ons » un peu partout dans le monde,et qui n’a pas
      le droit de faire de « pub »,puisqu’association type
      « Loi 1901 ».Pour dissuader les « prédateurs » qui sé
      vissent dans ton jardin,il faut aller sur Internet et
      taper « Lutte intégrée ».Mais il y a un produit qui
      peut autant repousser les « bestioles » du jardin:la
      poudre d’algues,excellent répulsif;et engrais de
      fond.
      J’espère aussi que tu fais aussi un travail d’éducateur quand tu jardines…

  18. GARFY, bonjour
    vous êtes agriculteur de quel région de france ? merci pour vos com.

    • Garfy Says:

      je ne suis pas agriculteur – mais je suis d’origine paysanne – mes grands parents et mes oncles l’étaient – je suis de Normandie –

      Le lycée agricole François Pétraque d’Avignon enseigne l’agriculture biologique – il y a un excellent lycée agricole à YVETOT (76) mais j’ignore s’il les techniques bios sont enseignées
      Bonsoir et à votre disposition

      • Djaoui Says:

        Merci pour ces informations. Mais alors pourquoi laiss-t-on en vente libre les produits Monsanto? Si c’est toléréé pourquoi ne pas penser que les importateurs de produits alimentaires font commerce de nourriture transgéniques?
        A quand une grande enqu^te comme El Watan sait en faire?

        • Garfy Says:

          ici bas, cher Djaoui, tout n’est question que d’intérêt – d’argent – de pouvoir. Soit ceux qui nous dirigent ne sont pas renseignés sur la nocivité et les risques des produits dont ils acceptent l’importation, et dans ce cas, ils sont incompétents, soit ils le savent et c’est criminel, mais ils servent leurs propres intérêt au détriment du peuple.
          concernant Monsento – c’est un lobby maléfique – je crois que ce sont eux qui ont fabriqué les exfoliants qui servaient au vietnam – les OGM, ce sont eux également – ils sont puissants et veulent tout.

          Voyez également le cas des laboratoires pharmaceutiques, avec le dernier scandale en date « les laboratoies SERVIER » – mais il y en a eu d’ autres.

          concernant le desherbage manuel, je crois qu’il faut le faire le matin tôt, à la fraîche, et régulièrement avant que les mauvaises herbes ne soient en graines et se resèment – et ensuite les stocker pour faire du compost, ou les bruler – (je crois que le cendre peut servir d’engrais ou également éloigner les limaces) – et petit à petit elles ne repousseront plus.

  19. Garfy Says:

    « fumier de cheval » – il y a bien des grottes en Algérie – la culture de champignon sur fumier de cheval pasteurisé marche bien – les champignons sont excellents et c’est une source de protéine pour remplacer trop de viande ……….

  20. Garfy Says:

    je jette tous mes souvenirs en la matière :

    – il ne faut pas faire comme en France dans certaine région, couper les arbres , les bosquets pour avoir d’immenses surfaces à cultiver – le vent assèche – les tracteurs bétonnes la terre – il faut garder des surface raisonnables.

    Je crois que planter des acacias autour des cultures est bénéfique, et en plus cela fait un excellent miel –

    Donc, le tracteur bétonne la terre – d’ou érosion – j’ai vu des boeufs plus haut (cela me rappelle un chanson de paysan « j’ai deux grands boeufs dans mon étable …….. le payson était très attaché à l’animal avec lequel il travaillait) – mais dans le nord le paysan travaillait avec des « percherons » – comme en Belgique – ils sont si puissants et si beaux –

    Je crois qu’il y a également qu’il faut pratiquer la rotation des cultures – certaines céréales donnant ou prenant à la terre des éléments différents.

    L’ europe voulait supprimer la luzerne – mais elle redonne du tonus à la terre pendant une année ou deux – bonne pour les paturages et retour à la culture ……..

    Pour les légumes, il y a certaines fleurs qu’il faut intercaler dans les rangs de tomates par exemple , pour éloigner les pucerons, il y a « le purin d’ortie » – et je crois que l’ortie est très bénéfique etc …………

    il faut mettre tout cela au programme des écoles d’agriculture –

    @plus

    • bonjour l’ortie? c’est très intéressant ne serait elle pas envahissante? et les coccinelles?

      • Garfy Says:

        http://www.lesamisdelortie.fr

        oui elle peut être envahissante – mais on l’arrache quand il y en a de trop, c’est tout, et on peut en faire du « purin d’ortie » –

        lorsqu’elle est jeune, on peut en faire « une soupe d’ortie » –
        quant aux coccinelles, évidemment il faut les protéger, elles mangent les pucerons – mais il faut éviter les deshérbants chimiques qui la tue – (et les abeilles – important)

        La culture, c’est une science, une transmission de savoirs. Le but c’est d’abord de nourrir les habitants de la terre – aussi il faut la respecter.

        Il y a une pratique par ici : les jardins ouvriers – c’est à dire que ceux qui le souhaitaient , la ville ou le village faisait des lopins de terre qu’elle louait pour peu à des gens qui aimaient le jardinage et ceux qui s’y connaissent aident les autres – le but c’est d’avoir des légumes pour toute sa famille.

        ca permet de ne pas payer les patates un prix exhorbitant – honteux

        Il y a aussi des « Bourses aux plantes » (mieux que les traders) – et chacun apporte les plants qu’il a en trop et donne ses conseils – c’est gratuit –

  21. unjique Says:

    C’est un exellent article et les commentaires sont très utiles à prendre en considération.

  22. Garfy Says:

    allez sur « ‘priceminister » – livres – et tapez : agriculture biologique et vous verrez la quantité d’ouvrages édités sur ce thème –

    il y a bien des ingénieurs agronomes en Algérie – ils peuvent se mettre en contact avec ceux de France – et il y a des associations etc ……..

    les algues – le compost – le lombricompost – la jachère – cultiver avec la lune – nos grand’parents savaient –

    Je crois qu’aux éditions Léopold Mayer il y a aussi quelques ouvrages intéressants.

  23. javi Says:

    Le problème en Algérie a été l’élimination du cheptel, associé à l’urbanisation croissante sur des zones densément peuplées et propices à l’érosion. Pas de cheptel, donc pas de fumier, qui jouait autrefois le rôle de fertilisant naturel. Le bio dans le cadre de filières locales est l’avenir de l’Algérie, tant pour le marché national que pour l’exportation vers le Maghreb et l’Europe, ou l’Afrique. La Tunisie, le Maroc, l’Egypte ont pris de l’avance, mais c’est encore l’Algérie qui détient le meilleur potentiel. J’aimerais beaucoup que l’Algérie s’intéresse à ce que fait une association comme Kokopelli ou Navdanya en Inde. Prendre appui sur les réseaux de fermes-pilotes, le niveau de formation en ingénierie agronomique, des recherches au niveau méditerrannéen. Vraiment, le potentiel de l’Algérie est énorme! Sans avoir besoin d’endetter les paysans auprès des multinationales!

  24. Garfy Says:

    et Pierre Rabhi vous ne connaissez pas , pourquoi polluer vos sols (en plus du gaz de schiste) – evidemment Monsanto pourra vous aider – et vous proposer ses OGM, ; il y a du bio en Allemagne – en Sicile ……..en France – abonnez-vous aux bonnes revues et vous verrez

  25. Burn Says:

    Pourquoi ne pas développer des filières de production bio vers les pays européens ce qui permettrait de mieux valoriser ces productions moins performantes en termes de rendement mais peut-être plus performantes en terme de qualité nutritionnelle ? L’Italie qui est elle aussi un pays méditerranéen avec des rendements globalement plus faibles que les pays d’Europe du nord est en train de se spécialiser sur ce créneau. Il y a une place à prendre pour l’ensemble de l’agriculture méditerrannéenne sur ce créneau à condition d’avoir les filière de commercialisation ad hoc.

  26. zidani Says:

    le productivisme agricole est dénoncé à travers le monde pour des raisons connues des uns et des autres, effets sur les terres, les faunes, sur la santé des animaux et des humains. c’est vrai que les pays qui ont opté pou cette variante d’utilisation des fertilisants nourrissent leur population et exportent les excédents,mais à quel prix coût santé,effets dévastateurs sur la nature etc…………..A mon avis malgré les taux de production faible il n’en demeure pas moins que nos produits bien plus près des normes bio de manière générale.d’ailleurs l’ Algérie est connue chez les professionnels pour ses produits agricoles les moins azotés. je pense que c’est un choix délicat soit aller vers les normes de 100kg de produits de l’Europe ou rester confiné dans les 25 kg actuel.ou moment où la consommation mondiale tend vers le bio le moins de fertilisants des produits plus sains faut il faire les erreurs des autres à réfléchir .

  27. « engrais azotés, phosphatés ou ammoniac. » Ammoniacaux !

    Lorsque vous parlez d’Orascom, s’agit-il de cette entreprise ?
    http://www.orascomci.com/index.php?id=fertilizergroup

    • cherif42 Says:

      lorsqu’ils parlent d’Orascom,ils parlent de celle qui les a plantés déjà une fois,avec djezzy,planté egalement avec les cimenteries revendues à Lafarge,mais apparemment,çà ne suffit pas,on recommence à se faire planter!Mais qui commande dans ce bled?

      • Mais qui commande,en France,pour miner à ce point une « agri
        culture » paysanne…?La faute en incombe aux seuls consomma
        teurs,qui achètent en masse dans les « grandes surfaces » des
        produits conditionnés en chaînes industrielles alimentaires…Et
        puisque les paysans ne peuvent « gagner la partie » contre l’indus
        trie agro-alimentaire,c’est l’industrie agro-alimentaire qui gagne
        sur tous les fronts…En Algérie,il faut résister tant bien que mal,
        et démontrer que les paysans produisent d’abord en qualité,plu
        tôt qu’en quantité…En France,les « campagnes » se vident:que
        ce soit dans les grandes régions productivistes,comme dans
        les campagnes à polyculture…Et les « producteurs laitiers »,qui
        fournissent les grandes coopératives de produits laitiers « coulent
         » les uns après les autres;alors qu’on importe du lait condition
        né en Allemagne ou en provenance de Pologne…

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