Aviculture : une filière à structurer*

Le débat récurrent sur les difficultés auxquelles est confrontée l’aviculture en Algérie a de tout temps été focalisé sur la hausse ou la baisse du prix du poulet de chair. Pourtant, ce produit n’est qu’un segment de la filière avicole.
Les autres produits issus de cette branche d’activité ont tendance à être occultés. C’est le cas des œufs et de l’élevage de la poule pondeuse. Pour une meilleure connaissance des conditions dans lesquelles évolue cette branche actuellement, il n’y a pas mieux que de s’approcher d’un éleveur spécialisé en la matière. Il s’agit de Madjid Yahia qui a installé dans la région de Aïn El Hammam (wilaya de Tizi Ouzou) une batterie de production d’œufs de consommation d’une capacité totale de 20 000 poulettes. D’emblée, il ne cache pas son inquiétude quant au prix des œufs qui enregistre une baisse sensible depuis deux mois déjà. «Sur le marché de gros, la palette de 30 œufs se négocie entre 180 et 200 DA. A ce prix, le producteur travaille à perte, car il faut savoir que le prix de revient est de 210 DA la palette», explique-t-il.
La flambée des prix des aliments est citée comme première raison qui justifie cette hausse du coût de production. Actuellement, l’aliment de volaille avoisine les 4000 DA/quintal sur le marché, soit une hausse de près de 1000 DA par rapport au prix pratiqué habituellement, selon cet éleveur de 45 ans et père de 4 enfants. Décrivant la filière avicole de l’intérieur, il regrette que la production algérienne demeure fortement dépendante du marché international : «C’est un leurre de prétendre qu’un jour l’Algérie parviendra à assurer sa propre sécurité alimentaire alors que toutes les matières premières utilisées dans la fabrication des aliments sont importées. D’ailleurs, les importateurs justifient la hausse actuelle des prix des aliments par une prétendue baisse de l’offre du soja sur le marché mondial.»
Madjid ne manque pas d’arguments pour justifier son inquiétude sur la filière : «La consommation moyenne journalière d’une poule pondeuse en été est de 120 g, soit 12 quintaux/jour pour une batterie de 10 000 poulettes pour une valeur de près de 46 000 DA/j. Ce qui engendre des conséquences lourdes sur la trésorerie des éleveurs. Cependant, pour cette période estivale, les perspectives du marché des œufs ne sont pas optimistes, car avec l’approche du mois de Ramadhan la consommation de ce produit connaît une baisse sensible qu’il faudra ajouter à la fermeture des cuisines collectives comme les cantines scolaires et les restaurants universitaires qui sont les grands consommateurs d’œufs pendant l’année.» Autant de contraintes qui ont poussé de nombreux producteurs à réformer leurs élevages et suspendre leur activité.

Abus et dangers de santé publique

Ph. El Watan économie

Sur le marché, le producteur d’œufs est condamné à affronter d’autres embûches comme vient de l’expliquer Madjid : «Il est inadmissible qu’au marché de gros c’est le mandataire qui fixe le prix des œufs à sa guise. Même si le prix proposé est insuffisant, le producteur n’a pas d’autre choix que de céder sa marchandise, sachant que pendant cette saison de chaleur, le produit ne peut pas être stocké longtemps, alors que la production au niveau de l’élevage ne peut pas être suspendue, (on ne peut pas demander à une poule de suspendre la production, ironise-t-il.» L’autre abus sur le marché de gros qui mérite d’être relevé est lié à la santé publique de fait que certains producteurs proposent à la consommation des œufs destinés à la reproduction (la couvée), alors que ce type d’œufs a des conséquences fâcheuses sur la santé humaine.

Ph. El Watan économie

Le marché devient ainsi une sorte de jungle en l’absence des services vétérinaires et de la concurrence et des prix à qui échoit la mission de contrôle. Interrogé sur les contraintes particulières que lui impose la situation géographique, son élevage étant installé en zone de montagne à plus de 1000 mètres d’altitude, Madjid regrette le déphasage flagrant entre le discours et la réalité du terrain concernant la politique de développement rural : «Non seulement nous sommes exclus des systèmes de subvention, mais nous subissons aussi d’autres bavures administratives.» Il relatera à cet égard ce qu’il a subi au lendemain de l’annonce par le président Bouteflika en 2009 de l’effacement des dettes des agriculteurs. «A ce moment-là, la banque nous a demandé de surseoir aux remboursements des crédits que nous avons contractés auparavant, mais une année plus tard, il nous a été fait savoir que nous ne sommes pas concernés par la décision du chef de l’Etat, mais, en parallèle, la banque nous a imposé des pénalités de retard alors que c’est elle qui a demandé le gel des remboursements.»

(*) Article publié sur El Watan Economie N° 338 du 25 juin 2012

103 Réponses to “Aviculture : une filière à structurer*”

  1. j’ai bien souhaité de rentrer en contacte avec les producteur d’oeufs en algérie, merçi a me répondre aussi trés rapidement, sinceres votre

  2. Bonjour,je prépare un avant projet sur la fabrication de prémix et cmv en Algérie.Je cherche une personne qui pourrait m’éclaircir sur ce sujet.Merci

  3. achat graine de cannabis Says:

    Bonne Blog vous avez ici.. difficile de trouver qualité excellente écriture comme la vôtre aujourd’hui .
    J’ai sérieusement personnes comme vous ! Prenez soin !

  4. Mohellebi Says:

    Azul a tous et a toutes qu’el avennir pour nous les aviculteurs l’aliment 4000 DA ‘ q la production est nul la cause de la déstruction des aviculteurs sont les fameux fabricans d’aliments de bétail ds non application de la formule des % ;vitamines. SOja. Calcaire. Cmv.mais.fosphat…..etr ces traficants vont exterminé l’aviculture et nous partirons cherche du boulot ayeur. en algerie ulah ds 10 ans l’algerie va importer des oeufs de l’étranger il faut chaque aviculteur aura une petite unité de fabrication d’aliment de bétail par aport a son besoin aprés vous’allez voire qui perdra

  5. salam aleikoum à vous tous,
    je vous lis, certes avec un an de retard!! mais avec quel plaisir…
    que reste-t’il de vos échanges un an après?? je suis très intéressé par ce que vous avez à dire les uns et les autres, votre pertinence m’interpelle, vos expériences m’enrichissent, mon envie d’installation en algérie grandit, mes doutes aussi…
    merci pour vos commentaires

  6. Vega MEHABA Says:

    en est une entreprise familiale des jeune motivés en cherche des clients qui veulent installer des batterie industrielle automatique de poule pondeuse a grande capacité de 10000 unité a 100000 unité veuillez contacter vega Mehaba 0550166424 notre devise est la performance l’amélioration continue de nos prestations nous avons réaliser plusieurs Batiments de 60 milles unité a BB arédj Batna Merci de faire recours a nos services .

    • jean Scotto Says:

      Bonjour, je viens 1 fois par trimestre en Algérie, nous avons un projet de poules pondeuses içi au Gabon + une unité d’aliments avicole.
      mon téléphone 00,241 05310034
      merci
      Jean Scotto

    • Je veux monter un complexe avicole de 20000 pondeuse et une unite de transformation du jaune d oeufs frais en poudre je veux une idee approximative du cout d investissement localite annaba algerie

  7. Bonjour,
    Je me permets d’apporter mon avis à cette question de l »oeuf et de la poule » en Algérie et dans le monde en général. En effet, la protéine animal qui constitue la volaille est la source la plus intéressante d’un point de vue économique pour sa production. Pour info, vous n’ignorez pas qu’il faut environ 2 protéines végétales pour une animal dans le cas de notre sujet. Or, je suis déçu que dans vos différentes interventions des uns et des autres, au demeurant très intéressantes, aucun de vous ne soulève la question de la durabilité. Vous semblez tous préoccupé par la rentabilité ! Il me semble pourtant que si nous regardons la question avec un peu de bon sens, il est aisé de conclure que les élevages industriels, qui plus est en Algérie ont un impact dramatique sur ce pays et sur la planète. Je pense bien sûr à l’impact carbone pour l’acheminement par cargot (depuis le brésil) de ce maîs et autres soja, à l’impact lors de sa production sans parler des intrants utilisé lors de leur cultures qui n’est autre que celle vendue par monsanto et ses sbires. A présent interressont-nous à son débarquement en Algérie, les conditions de stockages sont déplorables avec toutes les contaminations aux mycotoxines et autres moisissures… Maintenant intéressons-nous à l’impact environnemental et sanitaire de ces élevage semi-industrielle. Les effluent d’élevages sont déversé directement dans la nature, la viande et les oeufs sont commercialisés aux consommateurs sans aucun respect de délais de mise en quarantaine même après l’administration des traitements prophylaxiques tel que antibiotiques, antiviraux etc Ensuite je voudrais, puisque j’y suis, traiter de la question de l’érosion génétique des volailles algériennes qui étaient réputées pour leur rusticité et leur mixité (plus adapté dans ces pays). A ce titre je pense que la pollution génétique des volailles autochtone est un drame auquel peu de gens mesure les conséquence sur le moyen et long terme. ceci dit je pense que beaucoup connaissent ce risque et les autres risques cités plus haut mais le profit rend aveugle et assassin. Chacun critique le système mais tous veulent être de la partie ! Avez-vous cotoyé la population algérienne d’aujourd’hui ? Avez-vous constater cette mortalité infantile et ces « nouvelles maladies ? Avez-vous considéré combien ce peuple est en train d’agoniser de part cette alimentation de M…DE reconstituée que chacun veut proposer pour son profit personnel en laissant croire qu’il le fait pour le bien de ses compatriotes !? Non, je pense que nous devons donner l’exemple d’une approche agricole différente en remettant en valeur leurs biens qui périssent chaque jours, écrasé par le providentiel Occident, par cette nouvelle colonisation qui tend à affaiblir les peuples afin de le manipuler et d’anesthésié leur volonté d’Hommes et de Femmes. Il est facile de détruire sous de louables apparence mais moins de volontaire pour niveler par le bas. Vos élevage de 10 ou 20 000 têtes font vivre un seul homme alors qu’une véritable aide de patriote serait d’aider à monter des petites unités et surtout les remettre entre les mains des femmes que l’ont a dépossédé de ce cette activité. Ne vous étonné pas que ce pays soit anachronique et encore au moyen âge même avec des téléphones portables. Les mentalités sont anéanties car ils ont été dépossédés de leur socle culturel à cause de ceux qui exhibent leurs réussite personnelle achetée en Occident. Finalement la manipulation agit depuis fort longtemps et de toute parts. Redressons nous donc. Redressons l’HOMME dans sa dimension Solidaire !!! Il n’est de véritable richesse que la satisfaction de la TACHE accomplie. Salutations

  8. Un aviculteur qui découvre les joies de l’économie de marché et les effets de la libre concurrence !
    Pourtant à la lecture de votre article, on peut noter plusieurs incohérences entre les pratiques de ce monsieur et ses revendications.

    Alors qu’il affiche ses regrets de voir l’Algérie restait dépendante des marchés internationaux, en ce qui concerne les aliments de bétail, il ne produit lui-même aucun aliment pour nourrir ses poules ; pourtant en développant un atelier complémentaire de production de céréale, il pourrait considérablement réduire ses coûts de production.
    Dans un autre domaine, il aurait pu également se couvrir sur les marchés financiers et ainsi bénéficier d’un prix de revient stable sur l’exercice.

    Alors qu’il dénonce les prix d’achats imposés par les mandataires, il ne démontre en réalité que les lacunes induites par l’inexistence de son réseau de distribution ; pourtant il a conscience que la plus grosse partie de la valeur ajoutée lui échappe puisque la plaquette de 30 œufs, qu’il cède au mandataire à 200 dinars et revendu à 300 dinars au client final ; c’est donc 50% de la valeur ajoutée qu’il lui échappe.

    Avec ses 20 000 poulettes et sur la base d’une production de 280 œufs/poule/an (c’est la norme mais on peut faire mieux), ce monsieur produit environ 5,6 millions d’œuf/an ; soit plus de 15 000 œufs/jour ; au détail cela représente un chiffre d’affaire de 150 000 dinars par jour ; par rapport au prix d’achat du mandataire, il y a 50 000 dinars de valeurs ajoutée à capter ; de quoi faire réfléchir sur l’intérêt de développer une stratégie commerciale au plus près du consommateur.

    Sur la base de 120g de consommation par jour à 4000 da le quintal, et d’une production de 280 œufs/an/poule, le prix de revient d’une plaque de 30 œufs se situe aux environ des 190 dinars et non pas des 210 dinars comme annoncé ; ce qui ne change rien au final puisque avec une marge brute aussi faible, l’entreprise est condamnée à très court terme si elle se contente d’attendre que le marché lui offre des meilleurs prix.

    Enfin, se pose la question de la valorisation des autres produits de l’aviculture comme la poule en fin de cycle, où la production d’engrais vert avec la fiente de poule ; des activités à très forte valeur ajoutée qui sont malheureusement trop souvent négligées.

  9. Agronome Says:

    Le Monde.fr de ce jour indique que le prix du poulet a triplé en une semaine suite au blocus occidental. Cela fait froid dans le dos quand on pense à nos importations.
    Extraits:

    « Aujourd’hui, un kilo de poulet se vend environ 9 000 tomans (4 euros), contre 3 200 tomans (1,4 euro ou 32 000 rials) il y a une semaine. Un quota de volaille est vendu au prix officiel, fixé par le gouvernement à 4 700 tomans (2 euros), ce qui suscite de très longues queues devant les magasins, du nord au sud du pays, en passant par Téhéran et Yazd (centre).

    (…)
    Le site Kalemeh, proche de l’opposition, explique cette inflation par la faillite de nombreux éleveurs, due selon lui aux sanctions internationales, qui visent à dissuader Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires. Selon Kalemeh, de nombreux éleveurs de poulet ont entamé des grèves début juillet, car « le gouvernement les obligeait à vendre leur produit à des prix beaucoup plus bas que celui du marché ».

  10. Agronome Says:

    Une bonne nouvelle pour la filière. Bientôt des « grands-parentaux » 100% Algériens.
    (APS) mardi 6 mars 2012
    (…)

    ALGER – Une société mixte algéro-hongroise de production de poussins de ponte, la première en Algérie, sera créée prochainement à Attatba (w. de Tipasa) à la suite d’un accord signé mardi entre l’Office national de production des aliments de de bétail (ONAB) et le groupe avicole hongrois ’’Babolna Tetra’’.

    Ce contrat prévoit l’implantation d’une unité de production de grands parentaux destinés à produire du poussin ponte », a indiqué le directeur général de l’ONAB, Lembarek Yahi.
    (…)

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      C’est exactement ce que je voulais faire avec mon équipe de recherche de l’université de Batna, mais…..EN 1981.

      Lire mes autres interventions.

      L’Algérie a 3 METROS DE RETARD.

      Connaissez-vous la blague du train qui arrive à l’heure ???

      C’est un russe en coopération en Algérie qui arrive à la gare pour prendre un train.
      Ill est sur le quai et voilà qu’un train rentre en gare à midi pile.
      Il s’adresse à son collègue algérien :
      -Purée, les traisn algériens arrivent vraiment à l’heure.
      Et l’algérien de lui répondre :
      – C’est le train d’HIER………………….

      C’est exactement la même chose que pour l’avoculture.

      HADA OIYANE FAKOUUUUUUUUUUUUUUUUUU.

      • Agronome Says:

        Effectivement, pourquoi seulement maintenant s’engager dans la production locale de « grands-parentaux » GP?
        Une remarque, attention l’Algérie n’achetait pas ses « grands-parentaux » aux seuls hongrois comme vous semblez le laisser entendre dans votre post. Il y a surtout le français Hubbard et l’Anglais Arbor Acres puis Cobb (www.kgn-lephare.com/index.php?option=com_content&view..)

        Il faut remarquer que le contrat de production local de GP n’a pas été établi avec ces sociétés (pourquoi perdre la « poule aux oeufs d’or ») mais avec une société hongroise. Cette société hongroise est donc à féliciter et non pas à mettre à l’index.:)

      • Benallal913 Says:

        J’aimerai bien connaitre la signification du mot Fakou .
        Existe-t-il un mot équivalent dans la langue de Voltaire ou dans le Larousse Agricole?
        Justement , pourquoi particulièrement le partenariat avec la société Hongroise ?
        Est-ce dû au niveau élevé de compétence dans ce domaine ou bien pour des considérations économiques et stratégiques?
        Pourquoi ce n’est que maintenant depuis trente ans ?
        Des questions sans réponses….

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Si Benalal913, bonjour,

          Les réponses à vos questions se trouvent dans mes interventions sur ce même blog.

          Pour votre question concernant la traduction du mot Fakou en français, il ne me vient à l’esprit qu’une seule traduction et je vous la donne par un illustration de discussion entre deux personnes.

          Lorsque l’une d’entre-elle raconte à l’autre une histoire qui semble invraisemblable, l’autre lui répond :

          – Mon oeil !………

        • Agronome Says:

          Pourquoi un accord seulement avec la société Hongroise
          Balbona Rt TETRA?

          1-Cette société a une réputation mondialement reconnue « Babolna est un centre d’excellence dans le secteur de l’élevage souche depuis plus de 200 ans et produit des races hybrides de pondeuses d’oeufs bruns pour le marché mondial depuis près de 30 ans. »

          2- « On utilise la TETRA et la HARCO dans plus de 50 pays du monde, sous des climats et dans des conditions de gestion différents ».

          3- Mais ce qui me semble avoir été le facteur décisif, c’est que  »
          L’entreprise Babolna Rt. TETRA est une société d’État. » Or l’Algérie a toujours eu de bonnes relations avec les ex-pays de l’Est. Je ne pense pas qu’une société privée accepte de vous apprendre à créer une souche GP. Ce serait comme on dirait juste à propos « Tuer la poule aux oeufs d’or ». Mais là, seuls les signataires ONAB de l’accord avec Balbolna pourraient nous éclairer…

      • Agronome Says:

        Si Badredine, des chercheurs de l’Université de Mostaganem tentent de relever votre défi: « Sélection D’une Souche Avicole locale Thermotolérante en Algérie. Program and Preliminary Results
        Miloud Halbouche Corresponding Author, Laboratoire de Physiologie Animale Appliquée
        Université de Mostaganem (UMAB), 10 Avenue Hocine Hamadou, 27000
        Ils notent: « L’inventaire phénotypique effectué sur les populations avicoles locales du Nord-Ouest algérien,(…) a permis de
        souligner la grande diversité génétique et le potentiel de son développement. (…) Les résultats préliminaires obtenus sont encourageants dans la mesure où ils démontrent
        l’avantage de ces gènes, non seulement sur la résistance à la chaleur, mais également leur contribution à l’amélioration des performances zootechniques, des performances de ponte et de la qualité des oeufs. »
        http://www.europeanjournalofscientificresearch.com/…/EJSR_71_4_12.pdf
        De tels chercheurs Algériens devraient avoir une Médaille.

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Je ne peux qu’applaudir des deux mains pour une telle initiative.
          Je vous invite à consulter un lien où une lettre ouverte écrite de ma part vient d’être publiée sur le net :

          http://www.bahdja.com/actualite/38-news/1087-on-acheve-bien-les-cadres-qui-veulent-retourner-au-pays-.html

          Et remarquez surtout les commentaires des internautes. L’expérience des chercheurs de Mostaganem est assez louable. Relisez mes interventions et vous constaterez que j’avasi proposé la même recherche en 1980.

          Oissalam.

          • Agronome Says:

            Capter une partie des 2 500 000$ d’importations annuelles de GP pourrait intéresser peut être des groupes privés comme Cevital ou des investisseurs Algériens disposant de gros capitaux. Une solution pourrait consister pour ces éventuels investisseurs à embaucher toute l’équipe de chercheurs de l’Université de Mostaganem (départ. Physiologie Appliquée) à l’origine de travaux de recherche sur l’amélioration des races locales ou recruter des spécialistes de leur niveau.

            Par ailleurs, en s’inspirant des travaux de cette équipe et en collaborant avec, rien n’empêche tout agronome, vétérinaire ou biologiste Algérien disposant d’un local pour poules de se lancer dans l’amélioration des races locales..L’avantage des poules est que l’âge adulte est vite atteint. Le travail de sélection est donc plus rapide que pour les espèces végétales annuelles comme le blé. Avis aux amateurs…

            ps: un autre domaine du dossier avicole national concerne les anti-coccidiens. Les importations y sont importantes. Y-a-t-il des spécialistes ui nous lisent?

          • AIT-ABDERRAHIM Mahmoud Says:

            La médaille sera méritée lorsque ses dits chercheurs prendront leur courage a deux mains et utiliseront les sources de financement existant et extremement avantageux que leur proposent leur pays et ou ont ne leurs exigent pas beaucoups de garantie ( il ne suffit pas de critiquer le système au demeurant trés critiquable)

            Nos universitaires et nos université doivent essaimés et etre une ou des locomotives dans la création d’entreprises et de grand groupes nationaux et meme internationaux et yeeeddd ouahhdaa ma tseffek

            Au lieu de celà beaucoups de checheurs se complaisent dans leur statuts de chercheurs au demeurant trés confortable vu la récente revalorisation de leurs salaires et pour certains finissent par etres des rentiers de l’université

            Le gros probleme des éleveurs est la non maitrise de leur cout de production , la non maitrise des circuits de distributions
            ( problèmes récurents pour beaucoups d’eleveurs et ceci dans le monde entier), le niveau scolaire leur pseudo gigantisme et donc leur dépendance vis àvis de leur fournisseur pour l’alimentation et leur dépendance vis à vis de leur distributeurs

            Il faudrait peut etre encourager la production de produit bio ,, développer des petits ateliers en commun pour la fabrication de l’alimentation , développer et encourager la vente directe dans les marchés , encourager l’élevage sur paille et éviter ou diminuer les traitements antibiotiques et vermifuges de synthèse, proposé des parcours herbeux , éviter les concentrations abominables annonciatrices de catastrophe sanitaire si ce n’est déjà pas le cas.

            La presse et la majorité des journalistes ne rendent pas service aux conssomateurs en criant au scandale dés la moindre flambée de la viande blanche ou autres

            Quand on veut manger de la qualité , il faud mettre le prix et en manger moins

            Nos dirigeants doivent donner l’exemple et dans leurs
            comportement et dans leur modes de conssomation
            La subvention des produits importées et une catastrophe et un pillage de nos ressources, la meilleure solution est d’aider le conssomateur par des aides directes en fopnction de ses revenus et subventionner uniquement le ou les producteurs locaux

            On est capable de recenser l’ensemble des «  » électeurs «  » Algériens , pour quoi il serait plus difficille d’identifier les classes de conssomateurs

            L’amélioration des races locales est valable aussi pour nos béliers et nos races locale de chevaux barbes…

            Il est à mon avis urgent de créer une émission du genre el aaaard ouaal fellah ( avec des financements citoyens) comme celle de l’époque, débarassé de ses discours idéologiques pour éduquer le conssomateur et le législateur

    • c’est quoi des « grands-parentaux » –
      il pleut, il pleut – le maîs du sud ouest sera peut bon – mais pas le blé ici si ça continue –

      quant aux poulets hongrois – je vais me renseigner ……….

      • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

        Garfy, bonjour,
        Je crois, à la lecture de vos questions, que vous ne suivez pas mes interventions dans ce même blog.
        Les grands-parentaux sont simplement les souches mères qui produisent les oeufs à incuber qu’on envoie par millions en Algérie et qui coûtent la peau des fesses au bled.

        Pour faire simple, je vous explique :

        En génétique, on a la souche mère qui est le résultat d’une recherche approfondie que l’on mène selon le résultat que l’on souhaite (poule pondeuse, poulet de chair ou autre) et le résultat q’uon appelle en génétique F2 est le produit de cette souche mère.

        Attention aux arnaques. Ya des éleveurs qui proposent en Algérie des poussins provenant de la souche F2 qui ne donnera pas les mêmes résulatts car les facteurs génétiques s’altèrent par génération.

        J’espère que vous suivez mon raisonnement barbare mais les connaisseurs me suivront.

        Autrement dit pour faire simple : Les hongrois de Babolna se gavent depuis 30 ans en Algérie en fournissant des souches F2 et c’est maintenant que nos responsables, après une nuit de 30 ans, se sont décidés à s’associer à ces mêmes hongrois pour développer la souche mère en Algérie.
        mais, je doute fort du résultat.
        Dans un siècle peut-être …
        C’es tce que je voulais faire à l’université de Batna en 1980 !…

    • Attention à la grippe aviaire !!!
      un coq – une poule – des oeufs – ça ne se fait pas ainsi en Algérie ??

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      Ca y est , je viens d’être payé en partie de ma peine et de tous les problèmes que j’ai rencontrés en Algérie.

      J’ai transmis un courrier à M. le « PDG de la BADR » et ce courrier vient d’être mis en ligne par un site ami.

      Je vous le soumets et bonne lecture. J’espère que j’aurais des avis éclairés de votre part et si je suis fou qq part, n’hésitez pas à me le dire.

      Bonne lecture :

      http://www.bahdja.com/actualite/38-news/1087-on-acheve-bien-les-cadres-qui-veulent-retourner-au-pays-.html

      Le site porte le nom évocateur de bahdja.com

      J’anime une rubrique djazairouna

      BONJOUR A TOUS.

      • j’admire votre courage – j’ai lu votre lettre

      • J’ai lu avec attention votre lettre et vos déboires dans votre projet agricole.
        Et sans remettre en cause ni vos compétences, ni vos capacités à mener à bien un tel projet, je pense que vous êtes naïf et certainement un peu rêveur.
        Ne voyez dans mes propos aucun jugement de valeur sur vous ou votre démarche ; bien au contraire, je vous trouve courageux à ne pas vouloir baisser les bras.
        Mais vous pensez vraiment que le pdg d’une banque va vous recevoir parce que vous lui avez écris ?
        Si vous aviez écris au ministre de l’agriculture Français pour lui demander d’intervenir dans un processus administratif, vous pensez vraiment qu’il serait intervenu ?
        Si vous aviez écris au pdg de la BNP pour lui demander un entretien, vous pensez qu’il vous aurait reçu ?
        Je ne remets pas en cause les difficultés que vous rencontrez mais je pense que votre démarche n’aboutira pas, tout comme elle n’aurait pas abouti en France !
        Vous recherchez un financement de l’ordre de 1,5 millions d’euro avec 200 000 euro d’apport ; là aussi aucune banque en France ne vous suivra dans votre projet.
        Comprenez bien que ce n’est pas un problème de viabilité de votre projet, mais de règles prudentielles qu’appliquent les banques pour tout financement de projet industriel.
        Pour obtenir 1,5 millions d’euro de prêt, il vous faudra apporter entre 500 et 750 000 euro et en plus vous porter caution personnel sur l’emprunt ; ce qui veut dire qu’il faut que votre patrimoine soit au moins équivalent à cette somme.
        Comme vous l’avez dit ce haut cadre des finances du haut de ses 80 ans, cette démarche ne vous sert pas dans votre projet ; bien au contraire !

        Le plus gros industriel Algérien a dit une phrase que je trouve pertinente et pleine d’intelligence : « commencez petit, voir grand, allez vite » ; il y a peut être quelque chose pour vous à tirer de cette devise.

        Enfin compte tenu de vos compétences, il y a peut être une option que vous n’avez pas envisagé :
        http://sgpsgdadz.com/site/pdf/fiches_des_35_fermes_pilotes_propsees_en_2eme_lot.pdf

        Comme beaucoup de choses en Algérie, le cahier des charges est irréaliste et contradictoire :
        http://www.minagri.dz/doc/219Fr.pdf

        Enfin un site qui parle des fermes pilotes et de leur difficulté :
        http://fermes-pilotes-en-algerie.blog4ever.com/

        Autant vous dire que ce n’est pas une voie simple puisqu’à priori aucun partenariat n’a été signé, depuis plus d’un an que le partenariat a été ouvert ; mais vous correspondez au profil que recherche le minagri pour développer ces exploitations.

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Cher Erod39,
          D’abord, je vous remercie d’avoir pris la peine de lire ma lettre.
          Vos remarques sont pertinentes et frappées du coin du bon sens.
          Mais, comprenez que je ne peux développer dans ce blog tout ce qui m’a amené à écrire cette lettre au PDG de la BADR.
          Je viens de finir un livre que je compte éditer en Algérie et qui trace fidèlement mon parcours.
          Le titre est assez évocateur :
          L’Algérie, pays des contratses,
          Je t’ai quitté par ce que j’ai tout donné.

          Avec un sous-titre :

          On, achève bien les cadres qui veulent revenir au pays.

          Ceci pour vous dire que si je voulais aller vite c’est parce que j’aurais 61 ans aux vendanges et j’ai envie de laisser une contribution minime au pays.
          JFK n’a-t-il pas dit dans un célèbre discours :
           » Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous,
          Mais, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays  »

          Je termine mon livre par une citation du regretté Coluche :

          NE ME SECOUEZ PAS, MON CORPS EST PLEIN DE LARMES.

          En fin, merci pour les adresses que vous m’avez communiquées, je vais les consulter sans délai mais je doute que cela corresponde à mes voeux car JE SUIS ALLERGIQUE AUX PATRONS !…

          • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

            A Erod39, suite,

            J’ai juste oublié de vous dire 2 trucs pour répondre parfaitement à votre intervention :

            1/ Oui, Monsieur, si j’avais écrit un courrier à Mr le PDG de la BNP où je lui présentais un projet agro-industriel où il était question de la création de 35 postes d’emploi, il ne m’aurait peut-être pas reçu, j’en conviens avec vous, MAIS, il m’aurait sans doute au moins répondu et diriger vers la direction de la banque compétente sur le sujet. Le PDG de la BADR m’a dénigré, JE N’AI RECU AUCUNE REPONSE DE SA PART… Cela s’appelle de la HOGRA…

            2/ J’ai demandé 153 millions de DA pour mon projet. On vient d’apprendre que l’Etat Algérien A ORDONNE à des banques algériennes (parmi elles sans doute la BADR) de débloquer 100 MILLIARDS DE DA à des Emiratis pour la création d’un parc d’attraction à l’ouest d’Alger. Mon projet ne représente que 0,10% de cette somme !…

            Voilà pourquoi, cher Erod39, mon coprs est plein de larmes.

            J’espère avoir répondu en partie à vos judicieuses remarques.

      • Pour la réponse, c’est sur qu’un courrier ne lui aurait rien coûté mais je ne suis pas sur qu’il aurait été dans votre sens !

        Pour le financement accordé aux Emiratis, vous savez bien que ce type d’accord cache en réalité des contreparties politiques dans d’autres domaines….

        Là où je vous suis c’est qu’effectivement l’Algérie ne manque pas de liquidités et pourrait sans aucune difficultés financer votre projet ; mais comme je vous l’avais indiqué plus haut aucunes banques ne vous suivra même en France pour des raisons de règles prudentielles.

        D’autres pistes peuvent être envisagées comme le capital risque (on en trouve quelques uns en Algérie même si l’agriculture n’est pas leur domaine de prédilection), le financement par leasing…..

        La meilleure manière d’avoir votre revanche sur cette administration ; c’est d’arriver à aller au bout de votre projet et d’en faire une belle réussite !

        Si j’étais à votre place, voilà comment je procéderai ; tout d’abord je segmenterai mes besoins de financement en deux parties.

        Une première partie qui reprendrait le financement des investissements, et donc éligible au crédit Ettahadi et une seconde partie qui reprendrait le financement de l’exploitation et donc éligible au crédit Rfig.
        Cette segmentation est indispensable car le crédit Ettahadi est limité à 100 millions ; ce qui permettra en cumulant les deux crédits de se rapprocher de vos 153 millions.
        Rappelez-vous que certains équipements peuvent être financés par leasing et peuvent aussi venir compléter vos besoins en financement.
        Pour vous aider voici la liste des investissements qui rentrent dans chacun de ces dispositifs :
        http://www.minagri.dz/pdf/ONTA/nomenclature%20TAHADDI.pdf

        Ensuite, je chercherai un terrain agricole à acquérir de 10 hectares (c’est la surface nécessaire pour obtenir 100 millions) mais vous devrez obligatoirement financer le terrain sur vos fonds propres ; la Badr ne finance jamais l’acquisition des terrains.

        Une fois que vous avez acheté le terrain, vous allez travailler sur du concret et rien ne s’opposera à ce que vous puissiez bénéficier d’un crédit Ettahadi ; à condition bien sur de remplir les formalités !
        Et là encore, pour vous aider voici les conditions détaillées pour obtenir ce prêt :
        http://www.minagri.dz/pdf/ONTA/note-BADR.PDF

        Vous verrez à la lecture de ce dernier document que les formalités sont complexes mais pas irréalistes🙂

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Cher Erod39,

          Merci pour tout le mal que vous vous donnez à me répondre.
          Mais, pour obtenir vos crédits Ettahabi et Rfig, il faudrait que j’ai la patience de Boubagra, Allah Irrahmou…. Avant que je n’obtienne ces crédits, les poules que j’envisageais de créer auront des……………………….dents.

          Non, je crois que petit à petit, la résignation me gagne et je crois que mon projet commence à sortir de mon esprit.

          Figurez-vous, cher Erod 39, que les remarques familiales sont beaucoup plus pertinentes et ont fini à me convaincre de laisser tomber.

          Je vous cite quelques remarques entendues ici ou là :

          Que viens-tu chercher dans cette galère ?
          T’as pensé à l’éducation de tes enfants…
          T’as pensé qu’on pourrait te kidnapper ?
          T’as pensé à ta sécurité ?
          T’as vu comment les algériens conduisent ?
          Tu subis des coupures d’électricité fréquentes en France ?
          Que viens-tu faire à 61 ans ?
          Que te reste-t-il comme vie pour venir empoisonner tes vieux jours dans un pays instable ?
          ===================

          etc…ect…………Et j’en oublie….

          ===============
          Non, ce qui m’a fait mal, c’est que d’une part ils mentent comme des arracheurs de dents aux algériens. Le ministre chargé de la communauté n’arrête pas de nous culpabilliser mais aussi qu’il y a plusieurs catégories d’algériens :

          Savez-vous par exemple qu’une fille d’un général bien connu a obtenu l’année de sa 5ème en pharmacie (elle n’avait même pas obtenu son diplôme) 5 hectares de terres à Alger pour créer son laboratoire pharmaceutique ????????????????

          Mais celui qui m’a convaincu m’a dit ceci :

          Tu veux vraiment aller pour mettre en grandeur nature ton projet de céréales, eh bien Ya Habibou, si tu n’es pas kidnapé en cours d’année, eh bien lorsque ton blé sera bien doré et que l’on constatera l’éventuel beau rendement qui se prépare, eh bien Ya Habibou, par une nuit sans lune, ton champ prendra feu….

          Là, j’ai eu peur et j’ai abdiqué.

          Pardon pour la longeur de ma réponse.

          • cher badreddine.
            je ne peux me satisfaire de ta reponse; Moi qui compte m’installer et tenter ma chance en algerie, j’apprend qu’une personne de ton envergure jette l’eponge…..

            mais qui ai lu vos differents echanges avec erod39 sur les fermes pilotes, je me sius dit qu’il y avait la une reelle possibilité de se lancer. Qu’est ce qui vous bloque dans ses fermes pilotes?

            pour finir sache si badreddine que si c’est un probleme de main d’oeuvre, je connais ici en France des freres et soeurs avec qui je suis en contact et qui n’attendent qu’une seule opportunité pour travailler dans l’agriculture en algerie. Ils n’ont nul intention de se faire du blé ou de s’enrichir mais simplement aspirent à vivre loin des villes et proches de la nature. cela peut paraitre impensable et pourtant cela existe. ce sont des sortes de « muslim ecolo » dont j’essaye de faire partie.

            si c’est un problem financier, alors pourquoi ne pas viser une ferme plus petite donc avec des investissement moins important.

            ces reflexions peuvent paraitre un peu naïf de la part d’un algerien caché derière spn PC en region parisienne et qui connait tres mal le milieu agricole. Si je me trompe n’hésitez pas à me corriger:

            kainneb@yahoo.fr

      • Je vous avais posté une réponse avec quelques pistes à étudier mais elle a disparu après modération !!!
        Bonne chance pour la suite

        • Oh ben non, elle est bien présente !!!
          bizarre tout ça lolllll

          • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

            Cher Erod39,

            J’apprécie votre perspicacité et la justesse de vos remarques.
            J’ai jeté un regard sur ces fermes-pilotes et de suite, je comprends pourquoi il n’y a pas eu de soumissionnaires.
            Tout simplement parce qu’il est exigé de reprendre la main-d’oeuvre…………………………..

            Par exemple, j’ai repéré la ferme de mes rêves dans le lot. Elle se situe près d’Oran avec 1500 hectares….Mais, il faut que je me torche 19 OUVRIERS, dont 1 ingénieur.

            Savez-vous Monsieur Erod39, que cette main d’oeuvre est un prédateur hors pair. Ils se contentent de louer les terres à de pauvres personnes qui s’échinent à la travailler.
            On est revenus à l’ère du Khamassat.
            Et vous voulez que je me torche ces prédateurs… Merci pour moi.
            Et puis, une simple question de bon sens :

            POURQUOI NE VALORISENT-ILS PAS CETTE TERRE EUX-MEMES ???

            J’ai répondu à une interview dans El Watan Economie du 9 juillet 2012. Prenez de votre temps et donnez-moi vos impressions après avoir lu cette intervention.

            J’ai reçu plus de 200 contributions dont l’une m’a laissé sur mes
            genoux. Elle parvenait d’un ingénieur qui a bénéficié dans le cadre d’une EAI (exploitation agricole individuelle) de 59 hectares de bonne terre et il m’a avoué qu’il ne foutait rien et il m’a vivement déconseillé de retourner dans un pays où tout est instable.
            Merci mille fois de m’avoir fait parvenir ces liens qui m’ont été très utile.

  11. Benallal913 Says:

    Mais où sont les résultats des milliards de Dollars engloutis dans les projets de l’agriculture depuis plus d’une décennie .Des millions d’hectares de plantations fruitières,des millions de palmiers mis en terre et on continue à importer des fruits et les dattes sont tout simplement introuvables . Cessons de détourner le débat de son essence. Barkat et Benaissa avec leur politique agricole désastreuse,doivent un jour rendre des comptes au peuple Algériens !

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      S’ils ne rendront pas compte de leur vivant, comptant sur les différents paravents qu’ils onr érigés entre eux et la populace algérienne, ils rendront des comptes à L’Omniscient, le jour où soufflera dans la trompe.

      Il n’y a aucun doute là dessus.

      Je prends le pari que d’ici à 2 ans, éclatera une belle petite révolte qui assainera le pays et nous débarrassera de cette frange de dirigeants qui ont TOUS, de toute manière assuré l’avenir de leurs familles à la 5ème génération…

      • salam alaykoum
        je prend enormement de plaisir à vous lire. Pour ma part je suis resident en france d’origine algerienne et je souhaiterais partir vivre avec ma femme et mes 4 enfants en algerie pour me lancer dans le secteur . C’est un rêve que j’embrasse depuis tout petit même si ma vie à pris le chemin de l’informatique. Je n’ai pas d’idée precise sur ce que je souhaite faire. a vrai dire tout m’interpelle: l’apiculture, l’agriculture, l’elevage que sais je. Je ne sais pas quels sont les besoins en algerie, dans quel secteur je pourrais être utile mais je souhaite avant tout une production à echelle humaine, bio, respctueuse de l’environnement, vendre localement mes produits, faire quelque chose d’utile pour l’algerie. Je ne cherche pas à m’enrichir simplement à vivre decemment avec ma famille et être en accord avec moi même. j’apprecie beaucoup vos interventions à tout à chacun : agronome, badreddine, benallal, ait abderrahim, garfy et michel (j’espère n’avoir oublié personne) même si en l’état vos commentaire incitent plus au « suicide » qu’a la joie. je sais que la tache sera ardu. je ne suis pas naïf ni un doux rêveur; De nombreux frères algériens m’ont d’ailleurs bien briefé sur ce qui allait m’attendre que ce soit sur le plan humain, administratif ou autre. pourtant je reste assez optimiste
        pour info, j’étais assez interessé par l’aviculture que je trouve tres noble. les vertus du miel sont d’ailleurs cité dans le coran)
        mais je ne reste pas arrêté sur une culture en particulier. j’ai donc besoin de vos conseils. de vos mise en garde, de vos avis d’expert residant en Algerie. Si vous souhaitez obtenir plus d’infos sur moi ou mon projet, je vous laisse mon adresse mail:
        kainneb@yahoo.fr

        au plaisir de vous lire

        salama alaykoum

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Si Karim, bonjour,

          A vous lire, je pensais lire mon journal intime tellement nos cas sont similiares mais UNIQUEMENT dans l’intention.

          Je m’explique : J’étais aviculteur en Algérie jusqu’en 1989 où j’ai été obligé de partir car je vivais en campagne avec mes enfants et mon épouse française…Nous étions devenus une cible parfaite pour les monstres d’un nouveau genre !…

          J’ai donc vécu durant 23 ans en France et à 61 ans, j’ai souhaité un retour en Algérie pour y créer un complexe agro-industriel.

          J’ai contacté en ma qualité de docteur en économie, en ma qualité d’ancien aviculteur avéré, en ma simple qualité d’algérien, tous les responsables du secteur pour tenter d’obtenir 5 hectares et le financement qui va avec. J’avais en propre pour 5 millions de DA (50.000 €uros). Je me sui ddéplacé 7 fois depuis août 2011.

          JE N’AI PAS TROUVE UNE SEULE PORTE OUVERTE.

          Aussi, Ya Si Karim, SI vous avez les moyens financiers propres pour couvrir toutes les dépenses, je vous conseille de foncer, mais, si par hasard vous n’avez pas de moyens et vous comptez sur l’aide de l’Etat ou d’une banque, je vous déconseille vivement de tenter l’aventure.

          Je connais un cas exactement similaire au votre qui est allé s’installer à côté de Chlef. Il a amené femme et enfants. Il avait le financement nécessaire et tout le reste. Il est resté 5 années en Algérie et il est retourné dare dare en France, épuise financièrement, psychologiquement et même physiquement.

          Je veux dire par là que les algériens qui vivent en Algérie nous considèrent comme les repus du siècle. Ils croient que nous siegeons tous à la Société Générale ou au Crédit agricole. Vous ne trouverez pas d’ouvriers nécessaires pour accomplir les tâches les + bénignes. Alors, ne faites pas comme ‘ »le bossu de Pagnol » qui s’est tué à aller chercher de l’eau à des kilomètres de sa ferme alors que les paysans du coin savaient TOUS qu’il avait une source dans son champ. Et personne ne le lui a dit.

          J’ai aussi peur pour vous car vous êtes étranger au secteur.

          Sans parler du sécuritaire. Savez-vous qu’en kabylie, il ne se passe pas une semaine sans qu’un entrepreneur ne soit kidnapé. Allez, vous pensez bien ce que peut advenir d’un émigré qui vient s’installer….

          J’ai été clair dans mon exposé et je peux si vous me le précisez vous donner même mon adresse électronique pour continuer à vous aiguiller de ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

          Et surtout, vous voulez investir dans un secteur sinistré, l’aviculture. Savez-vous que le quintal de l’aliment est à 4000 DA ???

          Vous travaillerez pour les agriculteurs américains, canadiens et français qui se gavent chaque année en exportant des quantités monstrueuses de maïs qui est la base de l’alimentation des poulets.

          Maintenant, loin de moi l’idée de décourager un compatriote qui souhaite revenir au pays. Si vous comptez démarrer petit et monter en cadence et surtout ne pas demander l’impossible, tout reste à faire en ALgérie.

          Personnellement, je gagne bien ma vie en France. J’ai un cabinet de consultation mais comme ma vie a été jalonnée par l’aviculture que je connais parfaitement (sans aucune prétention), eh bien Ya Si Karim, si j’avais en propre 2 millions d’€uros, je rentre demain et je crée le complexe dont j’ai toujours rêvé.

          A vous de peser le pour et le contre de mon intervention.

          Salutations et priez pour moi.

          • barak Allahoufik si badreddine et encore merci pour avoir pris le temps de me repondre.
            Ce petit resume est on ne peut plus clair. ce sont des vérité dures à entendre mais au combien prévisible. A vrai dire je m’y étais un peu préparé.
            Tout d’abord je voulais rectifier mon propos. dans mon premier post il fallait lire mon interet pour l’ « apiculture » et non pas « aviculture ».. Mais comme je le precisais plus bas, je reste ouvert à toutes les pistes.
            Votre parcours est assez atypique. le mien pourrais l’être tout autant si je parvenais à réaliser mon projet.
            Je serais ravi de pouvoir échanger plus en profondeur le sujet car j’aurais tellement de chose à dire. N’hésitez pas à m’nevoyer votre mail si vous le souhaitez.

        • Agronome Says:

          Merci pour votre intérêt à cette discussion. Suggestions.
          – faire un petit stage chez un aviculteur français,
          – allez au salon de l’agriculture à Paris ou dans tout autre salon agricole régional,
          – se rapprocher d’aviculteurs Algériens et de cadres de ce secteur,
          – s’abonner à une revue avicole française,
          – lire les mémoires de fin d’études en ligne réalisés par des agronomes et techniciens Algériens,
          – repérer tout ce qui peut être utilisable en Algérie et qui n’existe pas encore (bien que les progrès soient énormes),
          – se lancer en Algérie, non pas dans la production de poules ou d’oeufs, mais de quelque chose qui est indispensables aux producteurs (travailler sur l’amont ou l’aval).
          – pourquoi aussi ne pas penser à la transformation de produits agricoles? Comme cette Algérien revenu de Suisse et qui fait des fromages.
          – je pense qu’on pourrait essayer de faire de nouveaux aliments à base de soja (comme au Japon: formage et lait de soja, …). Déjà le consommateur connait la garantita, le kaschir. Pourquoi ne pas y incorporer du soja? Faire du camembert avec 50% de lait de soja? L’agro-alimentaire est un domaine intéressant (voir la revue R.I.A sur le Net). Si vous avez une idée: une machine, une ensacheuse et yallah, c’est parti!

          nb: La production animale est plus contraignante que les cultures. Vous devez être tout le temps avec vos animaux. Un arbre, un champs, une serre, … vous pouvez la quitter une semaine.
          Bon vent khouya. L’Algérie a besoin de gens comme vous!

          • merci agronome pour cet eclairage. effectivement toutes ces pistes sont interessantes. je me sens tout comme petit dans ce blog même si je ne regretta pas de l’avoir trouver.
            j’aurais voulu rebondir sur ce que tu as dis mais comme je ne voudrais pas non plus polluer ce post avec mes projets personnels je voulais te transmettre mon adresse mail pour prolonger cette discussion car j’aurais quelques questions à te poser

          • j’ai oublié l’adresse: kainneb@yahoo.fr
            désolé

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Si Karim, bonjour,

          Ah bon, c’est l’apiculture qui vous intéresse. Ca change fondamentalement le sujet de discussion. On est dans un blog qui traîte de l’aviculture.

          Mais, Ya Si Karim, ça ne change pas le fond du sujet. C’est à dire que les problèmes que j’ai soulevés à propos du sécuritaire et autres ne changent pas. Ce n’est pas parce que vous vous lancez dans l’apiculture que vous serez exonéré de tout cela. L’Algérie reste l’Alégrie et vous serez toujours l’Emigré qui revient s’installer au bled.

          Mais, je constate aussi que vous avez 4 enfants. Allah Ibarake. Il s’agit de voir si ils sont scolarisés ou autre.Ce sera un déracinement pour eux aussi. Mais, je comprends parfaitement vous souhait de repartir au pays, c’est d’une légitimité absolue et je vous rends même hommage Ya Si Karim.

          Et pour avoir connu aussi l’apiculture, je sais qu’il y a énormément de facteurs limitants dans la spécialité. Mais, ce serait fastidieux de vous les exposer dans ce blog.

          Il n’ y a aucun problème, je vous donne mon adresse. Je susi aussi transparent que le verre. Vous remarqyerez que je signe mes interventions avec mon nom et prénom.

          Transmettez-moi vos désiratas par mail et je vous conseillerais sans aucun problème.

          Mon adresse électronique : eniderdab@hotmail.com

          Au plaisir de vous lire.

    • Agronome Says:

      Il n’y a pas que chez nous que le secteur agricole reçoit des aides. Voyez ci-dessous ce que reçoivent les agriculteurs Français:
      « En 2009, les aides de la Politique agricole commune ont bénéficié à près de 500.000 personnes et entreprises et ont représenté 11 milliards d’euros. »
      Il s’agit là du chiffre pour 2009. Je vous rappelle que cette aide a commencé à être versée dès la fin de la seconde guerre mondiale.

      La question qui me semble devoir être posée est: comment mieux utiliser cette aide étatique? Comment contrôler son usage? Vers quelles productions la diriger?

  12. belhabla Says:

    il y a dans le son le remède contre le cancer du colon , troisième cause de mortalité.dans la façon de cuire nos aliments a la vapeur. cinq aliments ( fruit et légume par jour), moins de viande sont les recommandation de la bonne sante. reste que l hécatombe de la mal bouffe n est plus a vérifier le prion avec son cortège de maladie ? la vache folle et l Alzheimer ne sont que le résultat de l agroalimentaire, la mondialisation, la sécurité alimentaire et autre prêche. les solutions sont la et l homme s entête a faire plus que la nature , la diversité biologique, la poule dans un espace autre qu une cage se nourrit de cailloux de végétaux autre que graines connu par les hommes tous ce qui rentre fait ventre, elle fait des œufs et des poussins, alors il faut doter les algériens des montagnes et des campagnes de sensibilisations pour promotion de petits élevages pour manger saint et avoir des ressources pour amélioré leur vie et leur sante. la poule ou le lapin est un atout pour le recyclage des déchets domestiques; et leur d’éjection et une source d’azote a nos jardins.la modernité ne peut se substituer au bonnes recette de vie de l’humanité et bon sens.le cocorico nous manque vraiment .notre ministre seul ne pourra changer nos habitudes de vie, façonner depuis bientôt des siècle a consomme a occidentale leur surplus agricole bien transformer, le retour au source est la , la crise est la,est l avenir nous le dira , que la nature revient au galop.

    • oui la nature reprend toujours ses droits –
      j’espère que vous ne verrez pas arriver « les farines animales  »
      fruits et légumes – cures de raisin – épeautre – et herbes – éventuellement graines germées – pas de surcre etc …. Je viens de prendre connaissance d’un certain Knap Georgia – je vous tiens au courant
      aux US, une dame a trouver une petit oiseau dans son jardin, il avait deux têtes et trois becs, et l’article disait qu’il n’avait pu grandir que parce qu’on l’avait nourri – et dans les messages quelqu’un dit : merci MONSANTO – à méditer –
      ne reproduisez pas les mêmes erreurs

      • Agronome Says:

        – bah, des farines animales bien chauffées, c’est sain. Nous manquons tant de protéines en Algérie.
        – nous pouvons développer l’utilisation des os broyés (sous contrôle sanitaire contre prions et …).
        – la farine de sang peut-être utilisée favorablement dans les rations alimentaires des animaux.
        – les « algues » qu’on trouve sur les plages sont riches en minéraux (oligo-éléments). Très intéressant pour nos pauvres troupeaux qui parfois ne connaissent pas les C.M.V. Par ailleurs, le fort pH des sols bloquent certains oligo-éléments qui ne se retrouvent pas dans les fourrages. Les « algues » sont un filon à étudier sérieusement. Très développé en France pour les animaux et les cultures. Personne n’y a pensé. Il suffit de se baisser sur une plage pour les ramasser. Les faire sécher, les broyer et vendre des sachets de poudre. Usage en complément minéral: ajout d’un peu de cette poudre dans les rations animales. La vendre aux fabricants d’aliments de bétail.

        Trouvé sur le Net:
        « Dès les années 80, des essais ont, par exemple, montré le potentiel des algues en aviculture : elles ont un bel effet sur la couleur du jaune d’œuf et peuvent remplacer avantageusement le calcium minéral donné en supplément aux poules pour renforcer les coquilles » http://www.espace-sciences.org

  13. Agronome Says:

    A propos de son qu’on pourrait incorporer dans la ration des poulets afin de réduire le maïs importé, m’est venue une idée: pourquoi ne pas plus utiliser le son directement dans l’alimentation humaine.. Comment?
    En incorporant une partie à la farine pour faire le pain. Le son, c’est essentiellement des fibres. Or, c’est très bien pour le transit intestinal. Manger que du pain blanc n’est pas bon pour la santé.
    Autres suggestions afin de réduire les importations de soja: créer de nouveaux aliments ou en modifier certains en y incorporant du soja. Rappel: « la garantita » au pois chiches constitue l’équivalent d’un steack ou d’une omelette. Amplifions ces traditions culinaires en les perfectionnant.
    Il est temps de penser à de nouveaux alimentas, de nouvelles recettes, des recentrages sur des techniques culinaires de nos aînés.
    Exemple: le couscous est cuit à la vapeur. Chaque famille algérienne possède « fait-tout » ou « keskes » pour préparer le couscous. Dans certaines régions les fèves vertes sont cuisinées à la vapeur. Il s’agit de plats et de pratiques à développer.
    Idem pour les soupes aux légumes le soir. C’est diététique et autant de pain en moins qui est consommé. Essayer de faire basculer les comportements alimentaires du tout « maqli » (frit) vers plus de cuisine à la vapeur serait intéressant. Rappel: nous importons une grande quantité de nos graines oléagineuses.
    Car c’est quand même grave, avec chaque cargaison de sucre brut débarqué dans les raffineries de Cévital, C’est presque flouqua ta3 l’insuline qu’il faut.
    Une réflexion nationale s’impose. Les pouvoirs publics peuvent édicter des normes, orienter par des subventions, … Il faudrait à cet égard faire se rencontrer diététiciens et responsables du ministère de l’agriculture.
    Encore une fois, le tout avicole a été intéressant pour apporter de la viande blanche. La viande rouge étant peu abondante. Mais baser la filière avicole sur des aliments importés n’est plus tenable.
    L’ONAB et les services concernés se doivent de redéfinir leurs stratégies. Il y a le feu en la demeure…

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      Le feu en la demeure seulement. Vous êtes indulgent mon cher ami.
      Tout ce que vous développez est frappé du coin du bon sens.

      Et ce qu’on a tenté de démontrer à nos chers responsables et ce dès 1980 !…
      32 ans se sont écoulés depuis et les dégâts sont incommensurables.

      Vous auriez dû être mon partenaire universitaire en 1980 pour m’aider à expliquer à tous ceux qui ont encouragé cette branche avicole de se développer comme elle l’a fait.

      Le mal est dans le fruit et je pense qu’il faudra une génération ou deux pour y remédier.

      A ce propos, j’ai remarqué ces jours-ci que l’OAIC vient de sortir un appel d’offre international (sans doute ont-ils pensé que les nationaux étaient incapables) et ce pour acquréir des silos pour cérèales.
      Ils n’ont pas besoin de dépenser des devises, ils n’ont qu’à déverser leur blé « IMPORTE » dans tous les hangars vides d’Algérie….

    • Le son n’est pas à incorporer – pour faire un bon pain complet, il ne faut pas bluter le blé – il faut obtenir une farine complète ou semi-complète – et c’est beaucoup sain – le germe est toujours présent – et on peut même manger des graines germées dans les salades ……..

  14. belhabla Says:

    faut il libère l algérien ou la poule, la problématique est la même en matière d’alimentation, faut-il les nourrir avec une alimentation qui nous viens de l étranger et les séquestrer dans des cages pour stigmatiser l habitat actuel, on construit des cages a poules aux hommes et des prisons pour les poules.la notion d’espace est pose a nos agriculteurs ou paysan de ville, les poules comme les hommes jadis se cantonne dans la campagne, mais voila que cette conception de production bio a été rase au nom de la productivité et de la modernité, résultat l agriculture a perdu son espace, pour rire il n y a plus de coq en Algérie au sens génétique de la production actuelle , puisque ont les importe d ailleurs.ce qui est navrant dans ce domaine ont continue a payer une facture qui augmente la fracture sociale entre le monde agropastorale et l’industrie agroalimentaire qui réduit l espace économique du petit paysan de facto l économie de subsistance et un savoir faire ancestral, est l exode rural, l espoir est dans le redéploiement des forces de production dans des espaces appropries pour sauver nos ressources,l’ universitaire ne suffit pas il faut aller de l expertise du terrain ,l’ expérience coupler a l’ouverture de la science e, la nature et l argent comblera ses années de choix de calculs erronés, personnels et arrivistes .

    • Agronome Says:

      « faut-il libérer l’Algérien? » écrivez vous.
      Ya wouldi, je me demande ce qui peut empêcher un aviculteur de semer des triticales et du pois fourrager (ou tout autre culture protéagineuse adaptée à nos conditions pédo-climatiques) pour arriver à améliorer son autosuffisance et réduire ses coûts. Avec la sécheresse aux USA, le maïs va flamber. De toute façon, ce système basé sur l’importation de maïs-soja est intenable à moyen terme.
      Nous fonçons vers un mur.
      Vous allez me dire: et les semences?
      – ya wouldi, tout algérien à un cousin en France. Celui-ci peut lui ramener dix kg de semences durant les vacances.
      (parfois ces semences sont disponibles dans des stations agronomiques locales).

      Moi, il me semble que l’Algérien doit se libérer de cette habitude d’attendre tout « mane ed-douwla ».
      ps: pour améliorer le rendement des céréales (dont les triticales), le Professeur A Halitim de l’Institut Agronomique de Batna et une équipe de chercheurs, a montré que les boues des stations d’épuration permettent d’augmenter de 40% les rendements (voir les résultats sur le Net. Mémoires Univ Batna)..

      ps: Il y a quelques années, j’ai vu à Tazoult (Batna), près du complexe avicole, des ânes et autres bovins qui allaient chaque fois vers un terrain vague. En fait, le complexe y jetait des fientes de volailles, de la sciure et de la paille.
      En fait, les animaux y aller pour se nourrir.
      Et j’ai vu passer dans une université algérienne un mémoire sur l’élaboration de rations pour bovins à l’engraissement comportant des fientes de pondeuses. Elles sont encore riches en azote. A creuser. Maintenant, il ne faudrait pas que ces fientes contiennent trop de résidus d’anti-coccidiens. Il paraît qu’en France les fabricants d’aliments bovins ne se privent pas de mélanger dans les sacs un peu de fiente de volaille desséchée…

      Innovons!

      • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

        A L’agronome :

        Bien, très bien même.

        Une seul remarque sur votre intervention :

        Relisez mes interventions et vous remarquerez que les premiers aviculteurs qui se sont installés en Algérie étaient pour la plupart des gens friqués, pistonnés et fils de flen et de felten.

        Ils ont fait l’aviculture sur une feuille de papier et ils se sont retrouvés milliardaires. J’élève 10.000 pondeuses, à raison de 10 DA l’oeuf, cela me fait une recette de 100.000 da:JOUR et me voila le pacha du bled et je pourrais changer ma mercedes tous les ans !…
        .
        Je veux dire par là, qu’au début, ils ne pouvaient même pas faire de différence entre une poulette pondeuse et un poulet de chair.

        Et maintenant, ya Si L’Agronome dont j’apprécie les interventions, leur conseiller de semer des triticales ou autre légumineuse, c’est comme si vous leur parlez en chinois…Ya habibou…

    • Agronome Says:

      Quelques résultats trouvés sur le Net. « En-nakhala » (son) pourrait être incorporé partiellement aux rations.. LIRE:

      « Effet du son de blé dur sur quelques performances de ponte de la poule pondeuse ».
      D Boudouma et M Berchiche* (Univ. Tizi-Ouzou)
      Ecole Nationale Supérieure Agronomique, département de productions animales. Hassan Badi 16 200, Alger, Algérie

      L’expérience a été réalisée pour étudier l’effet de l’introduction du son de blé (SB) comme substitut partiel au maïs sur les performances de 48 poules pondeuses de souche ISA Brown. Elles ont reçu durant 8 semaines, les régimes SB0 (0% de son de blé), SB13 (13% de son de blé), SB23 (23% de son de blé) et SB35 (35% de son de blé).
      (…)
      Ces résultats suggèrent que le son de blé dur peut être introduit au taux de 23% dans l’alimentation de la poule pondeuse sans détérioration importante des performances de ponte.

      • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

        A l’agronome,
        Ce que vous dites est en partie vrai mais ce que vous oubliez de préciser c’est que si on se permet d’incorporer du son à la place du maïs, il faut pour apporter les éléments nutritifs qui étaient fourrnis par le maïs, de rajouter des éléments de substituion qui sont encore NON PRODUITS en Algérie (Soja, farine de poisson et autre).
        Il ya en agronomie ce que l’on appelle le facteur limitant.
        Ce serait fastidieux de vous en expliquer les contours dans ce forum.
        c’est donc le serpent qui se mord la queue.
        De toute manière, on connaissait parfaitement les problèmes qui allaient être posés par l’aviculture et ce dès 1980 mais on s’est entêtés d’introduire cette filière non adaptée ni au mode de consomamtion algérien (nos parents consommaient -ils du poulet à chaque repas), ni à notre climat, et surtout on savait que l’aviculture était un gouffre à cérèales.
        Savez-vous comment on aurait pu éviter cette catastrophe : Tout simplement si on avait pas ce maudit pétrole !… Les puristes ne me contrediront point !…
        Oissalam

  15. Agronome Says:

    Voilà qui ne va pas arranger la situation de nos aviculteurs. Une sécheresse touche les champs de maïs US.

    « Le marché a clôturé plus tôt mardi, vers 17h00 Gmt, à la veille de la fête nationale aux Etats-Unis mercredi. « Il est évident que nous nous trouvons actuellement dans un marché complètement dirigé par les conditions météorologiques », a noté Paul Georgy, de la maison de courtage Allendale. Très fortes chaleurs et faibles précipitations handicapent en effet le développement des plantations du premier producteur de maïs au monde, alors que les cultures sont entrées en phase de floraison, une étape cruciale de leur développement. « 

    • tout le monde sait que le mais demande beaucoup d’eau – c’est une ineptie pour nourrir le bétail – solution, éventuellement le lupin et concernant l’eau il y en a plein dans le sous sol africain parait-il –
      au lieu de paye Le Monde, il vaudrait mettre l’argent à chercher

      • Agronome Says:

        1-Vous avez raison, le maïs pousse en été et est très gourmand en eau. Il faut 45O L d’eau pour produire 1 kg de maïs. Le maïs oblige à l’irrigation (les agronomes Marocains ont testé avec succès des dispositifs de goutte à goutte). Il serait plus logique d’utiliser comme source d’aliment volaille une culture qui pousse au moment où il pleut. Quitte à réduire quelque peu les performance de ponte. C’est aux spécialistes de nous éclairer.

        2-Quant à l’eau des nappes phréatiques sahariennes, il faut savoir que c’est une eau fossile qui a environ 360 000 ans. Il serait illusoire de penser bâtir une agriculture intensive avec cette eau là. Les séoudiens, par exemple l’ont compris. Sur Google Earth, on peut voir que pas mal de pivots y ont été arrêtés sur ordre de la famille régnante vue la baisse inquiétante des nappes. En effet, les nappes ne se rechargent que très doucement dans les régions desertiques. Des pompages déraisonnés pourraient avoir des effets catastrophiques pour les besoins en eau des populations.

  16. Agronome Says:

    Qu’en est-il de l’autonomie de l’aviculture algérienne vis à vis des « grands-parentaux »?
    Ces animaux sont en France ou ailleurs. Il s’agit d’animaux de race qui produisent les oeufs qui serviront à peupler nos batteries.
    En un mot que faisons nous en matière de génétique? Qu’en est-il des races algériennes sont-elles conservées? Ces races sont adaptées localement et pour servir à des élevages semi-industriels avec bâtiments ouverts durant la journée. Les poulets iraient gratter le sol comme le propose justement Mr Randolet.

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      Décidemment cet ératicle sur l’aviculture réveile en moi de vieux démons que je croyais à jamais endormis.

      Je ne remercierais jamais notre ami journaliste d’avoir engagé le débat.

      Maintenant pour ce qui est des grands-parentaux, je vais simplement vous raconter un vécu.

      J’exercais en 1980 comme prof d’université à Batna à l’institut agronomique.
      Je faisais partie de l’équipe fondatrice de cet institut.

      J’ai expliqué dans d’autres contributions que j’ai tenté de freiner l’introduction de l’aviculture et j’ai expliqué pourquoi dans cette même page.

      J’avais constitué une équipe de recherche de 6 enseignants chercheurs dont un génticien roumain, justement pour nous attaquer aux problème des grands-parentaux.
      Un budget conséquent a été dégagé par le Ministère et j’ai eu l’honneur de présider ce groupe.
      J’avais même obtenu un stage de 6 mois en Australie pour préparer le protocole.

      Tout était prêt et on était limités par la structure de recherche? C’est à dire au sein de l’Université, vous pensez bien qu’il était très difficile de construire des hangars pour nos différentes expériences.

      Alors je me suis tourné vers le secteur de la production et en ma qualité de chef de projet, j’avais sollicité un ami qui était PDG d’un des offices avicoles du pays (je ne veux pas donner son nom car l’heure est grave).

      Je contacte donc de PDG, je prend RDV avec lui. Et je lui présente mon projet.
      Je me souviens qu’il m’avait invité à un repas délicieux dans un restaurant assez chic.

      Je lui parle de l’importance pour le pays de constituer un patrimoine génétique avicole afin d’éviter les importations ruineuses d’oeufs de repro, de grands-parentaux et tout le reste.

      Et je lui présente ma demande afin qu’il mette à notre disposition 1 ou 2 bâtiments d’élevage…

      Et là; il me sort un argument qui m’avait laisé sur mon c…
      Il m’a tout simplement rit au nez en me disant :

      « Ya Badro (c’est mon diminutif), arrête de rêver mon cher ami. Que-ce que tu cherches en voulant développer des grands parentaux dans ce bled. Fais comme moi, à chaque importation importante, je perçois mon pourcentage et je suis tranquille. Il a fini par m’avouer qu’il avait déjà un appartement à Paris !… Et il n’avait même pas 35 ans le mec !…

      Je vous jure sur la tête de mes 6 enfants QUE C’EST VRAI…

      Lorsque je lui ai dit que c’est tout de même malhonnête vis à vis du pays et des responsables qui l’ont désigné à ce poste, savez-vous ce qu’il rétorquait le « BRIGAND » : Il ne s’agit de ne pas voler, il s’agit de NE PAS SE FAIRE ATTRAPER…

      Alors, devant de tels responsables, comment voulez-vous développer quoique ce soit.

      Et ce type dont je ne dévoilerais jamais le nom même sous la torture faisait partie de ma génération. Je pensais que la corruption était l’apanage de gens d’une autre génération et que la nôtre allait venir assainir tout ce merdier !…

      J’arrête par ce qu’à force de bouillir… la température de mon bureau est montée soudainement à 45°….

      • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

        Encore des coquilles :

        Lire au début :

        Décidement cet article à la place de « Décidemment cet ératicle »

        Mille excuses. J’écris vite et je ne relis pas !…

        Conséquence :

        coquilles, fautes d’inattention et la température de mon bureau qui est monté à 45° et vosu comprendrez.

        Mais, j’espère que je ne vosu saoûle pas trop avec MES VERITES.

        • Agronome Says:

          Si le webmaster le permet (7all el bab ou cha3al el ventilateur Badro!)
          Vous faites bien d’aborder la question de la température. Comment élever des poulets dans des hangars métalliques dans un pays chaud comme l’Algérie en été? Quelles mesures prendre? Ou bien faut-l arrêter de produire en été?
          ps: suggestion destinée aux éleveurs de pondeuses. Mettre en vente les pondeuses réformées pour les familles qui souhaitent installer une dizaine de poules dans leur jardin ou dans leur cour. J’ai eu l’occasion de voir une dizaine de poules pondeuses chez une famille algéroise. Les poules mangeaient les restes de repas. Et la famille n’achetait jamais d’oeufs. Mieux, de temps en temps, par la fenêtre la voisine demandait: « kheira ma3andakch zouje beidhs? ». Même les voisins en profitaient.
          Question aux spécialistes:
          1) existe-t-il des élevages chair en Algérie avec des ouvertures pour que les poules puissent courir dans un terrain à proximité de leur bâtiment (comme les célèbres poulets de Loué).
          2) Produit-on des chapons au bled? L’ablation des deux testicules chez le jeunes coq est une opération réalisable par tout technicien vétérinaire. Le chapon prend plus de poids.
          3) dans le cadre de l’Ansej, ne peut-on pas fournir de mini élevages à nos jeunes. Par exemple 100 pondeuses. Quand on pense aux pauvres harragas perdius en mer ou aux immolés.
          4) Qu’en est-il des élevages de dindes? N’est ce pas des animaux plus rustiques?

          • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

            Merci pour el ventilo « badro »…

            Maintenant les réponses à vos questions :

            1/ Non, à ma connaissance il n’existe pas de bâtiments à ouverture pour faire du poulet Bio ou AOC comme ce que vous citez.
            Mais, c’est une question pour « pays riches » !… On n’en est pas là.
            Lorsqu’une telle production existera, « les poulets » auront des dents…

            2/ L’histoire des chapons est également une question pour pays riches.
            L’algérien, consommateur impénitent, ne cherche pas ce produit de luxe.
            Tenez, je vais juste vous faire peur.
            Savez-vous combien coûte un chapon proposé à Noël ici en France : 75 €uros… Etes-vous prêt à payer un chapon à 7500 DA ?

            3/ On peut rêver.
            Vous pensez qu’un jeune dans le cadre de l’ANSEJ se contenterait d’un élevage de 100 poulettes ???
            Les jeunes algériens, avec l’ouverture au monde et la parabole veulent faire comme le jeune américain, français ou anglais… La belle vie, la grosse voiture et ce qui va avec.
            Il a raison ce jeune….
            Savez-vous que dans les campagnes algériennes, au moment des récoltes, on manque de bras ?

            4/ Il existe déjà des élevage de dindes en Algérie.
            Mais c’est le problème de la poule multilié par 5.
            Ce que j’ai dit à propos des problème des cérèales est multiplié par 5.
            Enfin, l’algérien n’est pas un consommateur avéré de viande de cette bestiole.
            C’est comme le lapin, il assimile ce dernier à un rat…, d’où la répulsion.

            J’espère avoir répondu en partie à vos questions.
            A+

      • Agronome Says:

        En Arabie Séoudite, ils lui auraient coupé la main.
        Questions:
        1°) des investisseurs privés Algériens peuvent-ils se lancer dans l’obtention de grands-parentaux.
        2°) L’ONAB ou tout autre organisme étatique peut-il produire ces grands-parentaux. N’y a t-il pas des projets avec d’anciens pays de l’Est?

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          A mon ami agronome,

          à propos de votre question sur les grands-parentaux :

          Bonjour,

          Bien sûr que des investisseurs privés peuvent se lancer dans la production de souches algériennes.
          C’est même, je suis autorisé à vous le dire, un jeu d’enfants.

          Meiux encore, qui n’a pas vu dans nos campagnes des poulets en train de picorer alors qu’il faisait 0°. Je les ai vus de mes propres yeux à Arris où il fait -4 et +. Vous mettez les poulets de batteries dans de telles conditions et ils sont morts dans la journée !… On a donc le potentiel dans le pays.

          On peut facilement procéder à des recherches d’autant que le poulet se distingue par une succession rapide des générations :

          Songez qu’un oeuf n’a besoin que de 21 jours pour devenir poussin, qui lui-même n’a besoin que de 18 semaines pour devenir géniteur à son tour.

          3 générations peuvent se succéder en 1 an.

          C’est donc facile, mais je reviens à ma litanie. Il s’agit d’assainir la filière et je pense qu’il est trop tard.

          L’anarchie s’est installée pour longtemps désormais dans le pays.

          On donne les terres algériennes à des copains, à des amis, La Chkara est devenue une institution dans le pays et si vous ne connaissez par Flen ou Felten, vous êtes un mort social…

          Pour preuve, je vous avoue mon âge : 61 ans. Depuis 2 ans je me bats pour rentrer au pays et m’engager dans un ambitieux projet agro-industriel concernant justement l’aviculture.

          J’ai envoyé une foultitude de courriers à tous les responsables : Ministre de l’agriculture, PDG de la MADR, PDG de la BDL, PDG d’AL BARAKA.

          Rien, sahra, nada, Oilou….

          Je compte faire paraître une annonce durant une semaine dans un journal algérien pour solliciter des investisseurs privés. J’ai transmis une demande d’audience à MOnsieur Issad Rabrab (CEVITAL) et j’attends !…

  17. benallal 913 Says:

    Barkat et Benaissa ont ruiné le secteur de l’Agriculture.
    Plusieurs centaines de Milliards de Dinars ont été dépensés sans que le quotidien des Algériens s’améliore , en ayant leur ration journalière de calories équilibrée (légumes,fruits,viandes,poissons). Il suffit de jeter un coup d’oeil sur nos compagnes ou le long de certains axes routiers tels que Blida-Alger ,par hasard,ou n’importe où, pour se rendre à l’évidence sur l’état de notre Agriculture et non à travers les contrats de performances du MINAGRI.
    Aussi, on pourra faire le bilan de notre Agriculture à travers les étalages des marchands de fruits et légumes pour s’apercevoir que les prix affichés sont exorbitants et même la plupart des fruits sont d’origines étrangères(bananes, pommes,pèches , poires,raisins, kiwi,mangues,prunes,oranges etc…) et importés à coup de devises sonnantes et trébuchantes, comme on le dit.
    Viendra peut être un jour où on va même peut être,importer des Dattes
    Où sont les milliers de plants d’espèces fruitières qui ont été mis en terre depuis l’année 2OOO ?
    Pourquoi veut-on nous imposer coûte que coûte la viande bovine importée de l’Inde ?
    Est-ce que c’est à cause de son prix le plus bas du monde au détriment de la qualité ou pour des considérations qui nous échappent?
    A bon entendeur salut !

    • Agronome Says:

      Il me semble qu’il est difficile de jeter la pierre à tous nos responsables. Notamment, à Mr le Ministre de l’Agriculture. A mon humble avis, il essaye de faire ce qu’il peut et si je peux me permettre, il se démène pas mal. On dit aussi: « yad wahda mat safaqch »
      Mr Slimane BEDRANI, agro-économiste, qui intervient souvent dans les colonnes d’El-Watan a plusieurs fois expliqué que l’agriculture est à la croisée de plusieurs facteurs: soutien étatique (en Europe avec la PAC, des millions d’euros sont donnés au secteur agricole), prix rémunérateurs, statut des terres, facteurs techniques, conditions pédoclimatiques… En outre, la rente pétrolière est-elle démon ou démiurge pour notre agriculture comme le soulignait un autre agro-économiste A.Benachenou.
      Aussi, chaque cas doit être étudié à la lumière des contraintes qui pèsent sur le secteur.

      • Benallal913 Says:

        A travers votre commentaire vous avez posé la problématique de l’agriculture Algérienne et un début de solution en évoquant le nom d’un prestigieux Agronome Algérien qu’il m’est arrivé de connaitre . C’est ce genre de spécialiste qui doit être à la tête du MINAGRI pour planifier,organiser, coordonner et contrôler la politique agricole du pays et non pas se limiter à des actions ponctuelles de distribution de la rente aux paysans (politique d’assistanat à grande échelle) Je me demande qu’elle est actuellement la politique agricole de notre pays.Quelle sont les objectifs à long terme en terme de production et de superficie pour assurer la sécurité alimentaire,?Quelle sont les mesures prises pour résoudre définitivement le problème du foncier? y-a-t-il un programme de mise en valeur des zones sahariennes?
        Si ce programme existe , où sont les études ?
        est-ce que des études pédologiques et hydrogéologiques et piézometriques ont été menées à grande échelle dans notre pays pour connaitre les resssoiurces édaphiques et hydriques afin de planifier et lancer des projet de mise en valeur de masse?
        A vous Monsieur l’Agronome, je vous propose de demander au MINAGRI de nous donner simplement la SAU de la Wilaya d’Alger,chiche!
        Comment peut-on développer l’Agriculture si on a pas les données de base élémentaires?
        A bon entendeur , salut !

        • Agronome Says:

          Vous posez de vraies questions. La question de l’intensification est vaste. Le statut juridique des terres me semble fondamental.
          – Il me semble que concernant l’aménagement, des équipes commencent à se pencher sur ces questions. Cf « Ressources hydriques : les nappes phréatiques menacées »
          Publié dans El Watan :Biskra Edition du : 2012-07-04.
          Mais, il est vrai qu’une vue d’ensemble est nécessaire. L’Algérie dispose d’images satellitales.
          – après le statut, il faut des prix rémunérateurs pour l’agriculteur (j’ai toujours été effaré par l’importance des subventions agricoles en France,P.A.C),
          – ensuite, personnellement, je crois beaucoup en l’action de conseillers agricoles DYNAMIQUES RECRUTES PAR DES CHAMBRES D ‘AGRICULTURE OU LES FILIERES. J’ai pu observer cela en France. Si un conseiller n’est pas efficace, les agriculteurs lui disent « ya wouldi roh terbah » (licenciement).
          – comme le fait le groupe Bennamor avec la spectaculaire augmentation des rendements de la tomate industrielle, il faut que des conseillers aillent dans les élevages et suivent les pratiques de l’éleveur. Mr B. Benyoucef faisait remarquer la complexité des facteurs intervenant dans une batterie. Il faut être près des animaux, observer leur réaction, respecter les règles sanitaires et les programmes prophylactiques, rentabiliser l’aliment, …
          – il nous faudrait généraliser les techniques Benamor dans les élevages. Mais l’Onab et les offices spécialisés et C° privées ont certainement des expériences positives qu’il faudrait généraliser jusqu’au fin fond des campagnes.
          – mais en tout cas, la question de l’algérianisation d’une partie de la ration alimentaire de nos poules est à mon humble avis l’urgence absolue.

      • BENYOUCEF Says:

        La Ya Habibou, je suis obligé de t’apporter une réponse dont la preuve se trouve dans El Watan d’hier.

        Je vous avais bien dit que j’avais constitué une équipe de recherche à l’université de Batna en ….1980 et nous avions buté sur le simple problème de hangar.

        On avait la noble mission de créer justement les grands-parentaux, source d’avilissement vis à vis de l’étranger.

        Eh bien, l’ONAB vient d’annoncer qu’elle a bénéficié d’un crédit de 12 MILLIARDS DE DA pour engager le processus…

        D’abord, ils ont mis 32 ans pour réaliser qu’on avait besoin de ces grands parentaux.

        Mais, le plus cruel dans tout celà, c’est que j’ai transmis des demandes de crédit à la BADR, OILOU, à la BDL OILOU, à la banque AL BARAKA OILOU.

        Et c’était justement pour me lancer dans ce projet.
        J’avais demandé 15 milliards de centiems, c’est à dire, faites les comptes 1,25 % de ce que vient de bénéficier l’ONAB !… Et ce pour le même résultat si ce n’est mieux….

        Et en plus, je ne ferais pas appel à la société BABOLNA de Hongrie qui va venir siphoner ces milliards et partir comme sont partis tous les autres !…

        Et qui est ministre de l’agriculture à ce jour ????

        • Agronome Says:

          Pourquoi ne pas proposer votre projet à des gens comme Cévital. Il y a en Algérie des commerçants qui accumulent des fonds considérables avec l’import-import ou la main mise sur le commerce en gros des fruits et légumes ou du mouton.
          L’idéal serait de gagner leur confiance, de leur montrer la possibilité d’un retour rapide sur investissement et surtout d’un bon % pour le capital investi.
          Bon courage Si Baddredine.

  18. Agronome Says:

    Dans le reportage, l’éleveur se plaint de la chereté de l’aliment.
    Je souhaiterais apporter au débat, les données d’un rapport de stage proposant d’autres aliments volailles produits localement: triticale, sorgho,pois protéagineux,lupin, vesce, luzerne, féverolle, …
    j’entends déjà les protestation des puristes: « oui, mais la féverolle contient de la vicine néfaste aux performances des poules pondeuses ».
    Je répondrais: recherchons des variétés avec moins de vicine, testons des mélanges différents. Car, on ne peut rester sur un modèle alimentai volaille basé sur l’importation du maïs et du soja.
    Il faut préciser que maïs et soja sont des cultures de printemps. Elles réclament donc beaucoup d’eau d’irrigation; ce qui n’est pas le cas des triticales, pois protéagineux
    Pour l’Algérie, il est important de privilégier les cultures qui poussent en période humide.
    . En la matière, l’ONAB est à féliciter pour ajouter 20% d’orge (locale) dans l’aliment. Espérons que cette politique de réduction des produits importés se poursuive.
    Les triticales sont riches en lysine. La luzerne est riche en protéines. Etudions quels % pourraient être incorporés dans l’aliment, selon le type de production et l’âge de la volaille.
    La France a mené de nombreuses études avec le pois protéagineux après la hausse du soja qu’elle importe. Il existe déjà des références techniques.
    Un lien pour un compte-rendu de stage concernant un petit élevage autonome en aliment volaille.
    http://www.bede-asso.org/…/Elevage-avicole-Kabylie_Rapport_stage_Meri...

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      1000 % avec l’agronome qui parle de triticales et autres pois qui sont plus que bénéfiques à l’alimentation avicole.
      Les formules selon l’âge et le but de la production (oeuf ou chair) sont un jeu d’enfants…
      Mais le plus important, je l’ai développé dans mes précédentes intreventions.
      J’espère que les nouvelles générations d’Algériens sauront faire valoriser les 5 millions de kms 2 que constitue notre belle Algérie, car pour nous désormais, TABE ADJNANA !…
      Et j’espère simplment que des mesures draconnienes soient prises très vite dans le domaine prophylactique afin d’éviter un désastre humain sans nom.

      Mais, cela semble être le dernier souci de ceux qui gèrent actuellement l’agriculture algérienne.
      Voir mes précédents articles.

      Oissalam

      • Agronome Says:

        Vous écrivez « 1000 % avec l’agronome qui parle de triticale ». Merci. Voilà ce qu’écrit une spécialiste française:
        « Cette céréale, principalement autoconsommée par les éleveurs de porcs et de bovins, pourrait à l´avenir davantage intéresser les fabricants d´aliment souhaitant diversifier leurs approvisionnements en céréales. Elle dispose, en effet, de plusieurs atouts nutritionnels : des apports élevés en lysine, en phosphore disponible et une forte valeur énergétique. « Si l´on considère un même taux de protéines (12 %), la quantité de lysine apportée dans un kilogramme de triticale est de 4,8 g contre 3,5 g pour un blé », indique Maria Vilarino, de l´Institut du Végétal Arvalis(1). « Cela évite de rajouter de la lysine de synthèse. »

    • Pourquoi donc donner du grain aux poules,alors
      qu’elle est aussi omnivore que le porc?Il faut d’a
      bord rendre à la poule ce qui vient de la poule:la
      coquille d’oeuf,les déchets de carapace de crusta
      cés,d’escargots,des miettes de pain,des carcas
      ses d’abattoirs broyés,etc…Donner du grain aux
      volailles,c’est comme engraisser les cochons avec
      des graines de lin ou des figues…
      Quant à nourrir des volailles avec du soja,du maïs
      d’importation,c’est vraiment du délire,surtout qu’
      il y a fort à parier que ce sont des OGM…

    • http://kokopelli-semences.fr/juridique/les_petitions

      Pierre RABHI vient de sortir un livre – je vais rechercher le titre , il doit être intéressant

      concernant le réchauffement climatique, voir les travaux du climatologue Marcel Leroux

  19. BENYOUCEF BADREDDINE Says:

    A l’Agronome qui me pose la question sur les gravillons :

    Bonjour cher ami,

    Je suis désolé mais là, vous posez un problème de « pays riches ». Bien sûr qu’une poule a besoin de gravillons pour faciliter le processus de digestion. Bien sûr que la production peut être, en quantité, plus importante. Mais, pour votre confort, sachez qu’il a été prouvé scientifiquement, qu’en qualité, un oeuf reste un oeuf avec les mêmes composantes. Que la poule consomme ou non de gravillons.

    Mais, le + grave, c’est que depuis le 1er janvier 2012, les cages que vous voyez sur la photos sont désormais INTERDITES en Europe. La poule n’a qu’un espace correspondant à une feuille A4 pour se mouvoir. La pouel a besoin de se rouler dans l’herbe, dans le sable, voler un peu !… Enfin vivre pour faire simple.

    Et savez-vous ce que font les éleveurs européens qui sont obligés d’offrir des cages + spacieuses à leurs poules, eh bien, ils sont en train de les fourguer aux africains dont des Algériens…

    Non, cher ami, le problème est + grave et un livre ne me suffirait pas à marquer point par point les tares de l’aviculture algérienne.

    J’espère avoir apporté un soupçon de réponse.

    A+

  20. BENYOUCEF BADREDDINE Says:

    Erratum…

    Bonjour tout le monde :

    Je veux juste averftir les lecteurs que je rédige mes articles sur une impulsion soudaine et ce durant mon travail et comme j’ai envie de les poster RAPIDEMENT tellement je tremble de rage de voir mon pays plonger vers un abîme sans fin, alors, alors, il arrive que quelques coquilles (des fautes d’innattention) se glissent dans le texte.

    Comme lorsque je dis que dans le passé, l’Algérie se sortait bien avec un budget de 20 milliards de « centimes », les lecteurs avisés auront corrigé eux-mêmes ; il s’agit bien sûr de 20 milliards de dollards !…

    Je précise pour le lecteur qui a posé le problème du soja, qu’il est possible de le produire « à profusion » en Algérie. J’ai donné une première piste sur l’irrigation des terres du sud grace à l’Albien, mais le problème n° 1 de l’Algérie est le foncier.

    Tant qu’on a pas réglé DEFINITIVEMENT ce problème et créer une structure crédible au niveau du pays pour donner la terre à ceux qui la travaillent réellement, on tournera autour du problème et ce juste qu’à la fin des temps.

    Savez-vous que pas plus tard que cette semaine, un « agriculteur » qui a bénéficié « sûrement avec l’aide de Flen ou de Felten », d’une terre à Oran, et sous couvert d’une EAI (exploitation agricole individuelle), a morcellé ses parcelles en 544 ilôts de construction et il les as vendus à 544 bougres en empochant au passage plus de 6 milliards de centimes. Il est recherché !…

    L’Etat est en train de démolir les constructions érigées au risque de provoquer une guerre civile !…

    Autre coquille relevée : Pour la vente des poulettes de réformes, notre « pauvre éleveur de 20.000 poulettes pondeuses » fourge ses poulettes de réforme que l’on vend en Europe à 0,15 centimes d’euros et ce pour fabriquer de l’aliment pour chiens et chats, à 300 DA L’UNITE. Ce qui lui fait tout même une rentrée d’argent d’environ 600 millions de centimes…. IL EST PAUVRE NOTRE ELEVEUR !…
    Et ces poulettes réformées sont consommées par des Algériens, au risque de provoquer un risque sanitaire certain !…

    Dr Badreddine BENYOUCEF.

  21. 8NaI**lB26 Says:

    Bonsoir ou bonjour,
    Je crois beaucoup aux potentialité de l ‘agriculture algérienne en général à la filière avicole mais je ne sais comment elle est structurée et quelles sont les procédures à mettre en oeuvre et les autorisations à obtenir pour développer un projet avicole en Algérie.. Un amis qui doit beaucoup regarder les films de science fiction m’a parlé d’un poulet nu crée par la génétique. Ce poulet n’aurait pas chaud et consommerait pour son élevage moins d’eau et d’électricité ‘ventilation…). Qu’en pensez-vous? Est-ce mon ami a rêvé moi je ne connais pas ce type de volatile.
    Bien à vous.

    • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

      Effcetivement, il existe bien une souche sans aucune plume. Vous pouvez voir une photo en consultant google avec les mots clés.
      Masi, personellement, je ne pense pas que ce soit cela la solution. Tout d’abord, vous verrez cette poule est horriblement moche à voir !… Ca n’a l’air de rien mais c’est important.
      De plus, les manupulations génétiques à tout va, cela risque un jour de nous faire sortir un monstre d’un nouveau genre.
      Mais, oui, la souche existe bel et bien.
      Et enfin, vous pouvez consulter mes contributions sur cette même page et vous remarquerez de suite que le problème ne se situe pas dans le choix de la souche de la poule. Le problème est + profond OU RABBI YASSTAR !…

    • Agronome Says:

      Les spécialistes Algériens de la question travaillant à l’Université de Mostaganem:Miloud Halbouche, Lahouari Dahloum, Aziz Mouats,
      Mabrouk Didi, Djilali Benabdelmoumene and Zineb Dahmouni affirment que « Chez cette espèce (poule), il est cependant possible d’améliorer sa thermotolérance
      par l’utilisation de gènes majeurs récessifs connus pour réduire la répartition et la densité du plumage (Merat 1990a, 1990b). Il s’agit du gène Na codant le caractère cou nu, et du gène F codant le plumage
      frisé. Il a été démontré que les individus manifestant ces caractères sont plus résistants aux hautes
      températures, plus performants (Bordas et al 1980, Monnet et al 1980) et supportent mieux les coups
      de chaleur fréquents de la période estivale. En vue de produire une souche locale thermotolérante
      destinée aux élevages fermiers, un travail d’inventaire et de mesure des phénotypes avicoles locaux a
      été effectué dans les régions de Mostaganem et de Chlef en Algérie. Un programme de sélection
      génétique a été mis en place pour fixer ces deux caractères chez une souche double homozygote « cou
      nu, plumage frisé ». »

  22. BENYOUCEF BADREDDINE Says:

    Les 2 photos publiées sont édifiantes de réalité :

    Dans la première, on voit « notre pauvre éleveur) dans un hangar qui risque de lui tomber sur la tête (un madrier soutient le toit !…)

    Plus garve, dans la seconde photo, on voit un stock immense d’oeufs. J’ai pu évaluer qu’il s’agit d’au moins 10 jours de production. Production sctokée dans un hangar sans réfrigération.

    En France, il resiquerait la prison.
    Les premiers oeufs pondus (il ya 10 jours) ne sont plus consommables et je parie qu’il les a déjà vendus et qu’un gamin d’El Harrach ou de Bou Ismail a déjà consommé ce venin…

    C’est la triste réalité !…

    • Agronome Says:

      Vous avez raison de mettre en garde contre la nécessité de conserver les oeufs à 5-6°C. Car, gare à la salmonelle.
      Voila comment se développe cette dangereuse bactérie (voir ci-dessous). En tout cas, faites bien cuire les oeufs. Heureusement que chez nous les oeufs « mollets » ne sont pas répandus (oeufs cuits à la cocque mais avec le jaune qui reste liquide).

      Comment est-ce que la salmonelle infecte les oeufs?

      « La bactérie peut être trouvée sur la partie externe de la coquille d’œuf. Cela car l’œuf sort du corps de la poule par le même passage que les excréments. C’est pour cela que les œufs sont nettoyés à l’usine de transformation ; cependant, des bactéries peuvent toujours être présentes et une cuisson appropriée aussi bien que des mains propres sont nécessaires pour prévenir cela. Salmonella enteritidis peut être trouvée à l’intérieur d’œufs non fêlés, entiers ; ceci est dû à la présence de cette bactérie à l’intérieur de l’ovaire ou oviducte de la poule avant que la coquille se forme autour du jaune et blanc de l’œuf, même quand Salmonella enteritidis ne rend pas la poule malade. Dans le but de prévenir la multiplication de ces organismes à l’intérieur de l’œuf, la réfrigération est conseillée. Les œufs contaminés doivent être cuisinés durant 6 minutes pour les rendre sûr. Ne servez jamais les œufs liquides sous toute forme si vous voulez jouer la carte de la sécurité. »

  23. BENYOUCEF BADREDDINE Says:

    Celui qui m’appelle par mon diminutif « badro » et qui signe « Batna for ever » ne doit être qu’un ami et je suis flatté d’être lu par des amis. Mais, j’aimerais juste connaître ce petit bandit !… Peut-il me donner, si le modérateur le permet, un signe pour que je puisse le reconnaître ?
    Maintenant, pour tes questions (on peut tutoyer les amis…), un type qui a créé un parti au début des années 1990 a été pris pour un fou… Je crois qu’il s’agit de Bencharif de Constantine. C’est le type qui a proposé de créer une mer intérieure au sud du pays. C’était un projet pharaonique qui a été imaginé par Ferdinand Lesseps et qui aurait permis de créer une nouvelle Californie au sud e l’Algérie et d’avoir ainsi des terres cultivables à satiété.
    Cela aurait permis de détenir l’arme de l’avenir : l’arme verte. Et votre soja, pois ect ect ect auraient pu être produits en Algérie sans problème.
    Et même sans cette mer, savez-vous que le sud Algérien est situé sous une nappe d’eau inimaginable qui ne demande qu’à être exploitée : c’est l’Albien et on peut devenir des exportateurs de produits agricoles sans problème.
    Non, ce qui intéresse nos différents responsables qui se sont succédé, ce sont leurs carrières professionnelles. Savez-vous que des cadres algériens sont partis à la retraite à l’âge de 50 ans !… Et je ne vous dis pas le niveau de leur retraite pour ne pas vous choquer.
    Et savez-vous pourquoi ils font cela. Tout simplement pour les différents bakchichs qu’ils ramassent à chaque marché. Savez-vous que l’Algérie a importé pour 4 milliards de dollars de céréales en 2011. Lorsque j’entends M ; Nourreddine Kehal que je connais, PDG de l’OAIC, déclarer qu’il n’y aura pas d’importation à l’avenir, j’ai juste envie de rigoler dans ma barbe (que je n’ai pas !…). L’OAIC est juste une officine pour acheter les céréales sur le marché international.
    Les exportateurs de céréales achètent au mois de mai, des photos satellites de l’Algérie et ils déterminent au gramme près les besoins de l’Algérie….
    Savez-vous qu’il ya que chaque jour que Dieu fait, il y a un bateau bourré de céréales qui accoste dans un port algérien ???
    La situation est plus que grave. On parle déjà qu’en dessous de 110 dollars le baril de pétrole, le bled serait en déficit. J’ai juste risqué une syncope en lisant cela.
    Quand je pense qu’il ya de cela quelque temps, avec seulement un niveau d’exportation de ce produit maudit (le pétrole)* de seulement 20 milliards de centimes, on arrivait à tenir !…
    Depuis 2 ans, je me bats pour renter au pays et réaliser un projet qui aurait permis de créer 35 postes d’emploi direct. J’ai écrit au PDG de la BADR : Rien, Je me suis déplacé à Alger pour rencontrer un divisionnaire de la banque La Baraka : Rien, j’ai demandé audience à Monsieur le Ministre de l’agriculture : Rien…
    Dangereux constat : L’Algérie ne dispose qu’un stock de sécurité de 45 jours. Autrement dit, si les exportateurs de céréales décident, pour une raison ou une autre (ce n’est pas du tout une fiction…), de ne plus vendre de blé à l’Algérie, eh bien… le 46ème jour, on bouffera notre pétrole !…
    J’espère avoir apporté un soupçon de réponse à tes questions.
    A+
    * Il me faut un livre pour vous expliquer le drame du pétrole.
    L’éleveur de 20.000 poulettes a eu une recette de 48.600.000 da (presque 5 milliiards) durant les 9 premiers mois et il lui reste 20.000 poulettes à vendre à au moins 300 da soit 5.400.000 5(‘à MILLIONS DE CENTIMES) en tenant compte de la mortalité en cours d’élevage.
    Il a de belles larmes notre éleveurs !…
    Dr Badreddine BENYOUCEF, Nîmes

    • Agronome Says:

      Je voudrais demander aux connaisseurs dont Mr Baddredine, si dans les élevages, les poules ont a leur disposition de petits gravillons pour favoriser la digestion.
      Je me rappelle quand j’étais gamin et qu’à la maison on ouvrait le gésier (de poules élevées traditionnellement), on y trouvait toujours de petits graviers. Et une question m’a toujours taraudé: comment nos djedjes font-elles dans leur cage moderne pour trouver ces gravillons.
      Dans le même registre, j’ai vu au bled des vaches laitières mordiller des cailloux calcaires (CaCO3). En fait, alors que le lait est riche en calcium, ces vaches ne recevaient pas de complément minéral vitaminé (C.M.V). Je vous dit pas leur joie quand dans la mangeoire on leur avait disposé un gros bloc de sel gemme.

      Je me permet donc de citer le texte ci dessous trouvé sur le Net (excusez sa longueur). Mais en, tout cas si nos poules n’ont pas ces gravillons dans leur mangeoire, voilà une idée de business. Preuve qu’on peut faire fortune au pays même en vendant des … pierres.

      « Le corps de la poule, de même qu’un oeuf, contient 72% d’eau. Les volailles font passer très rapidement les aliments ingérés dans leur tractus digestif., gardant ceux-ci de 30 secondes à 12 minutes dans le gésier. C’est pourquoi il faut être attentif au fait que les poules aient toujours en abondance de l’eau propre et des graviers ou du gros sable. Cette habitude de consommer petites pierres et graviers découle de l’absence de dentition. Le rôle de ce granulat est de triturer et de broyer les divers aliments à l’intérieur du gésier. Ces derniers se sont accumulés dans le jabot où ils ont été ramollis par les différents sucs digestifs. Les aliments descendent l’oesophage jusqu’au gésier où ces graviers concassent la nourriture, en broyant les restes et en déchirant les enveloppes protectrices des céréales. On peut trouver dans le commerce des petits granulats appelés « GRIT ». Les plus efficaces sont constitués de grains de granit calibrés. Ces différentes catégories de gravier réduisent les aliments en particules tellement petites que les sucs digestifs agissent rapidement sur les protéïnes, le gras, les hydrates de carbone, les minéraux et les vitamines emprisonnés dans les particules alimentaires. L’objectif est de les convertir en forme facilement absorbable au niveau de la circulation sanguine.

      Le gravier favorise donc la digestion, la conversion alimentaire et la croissance. Certains fabricants de GRIT indiquent que la ponte peur être stimulée de 20% avec la même quantité de nourriture ingérée.

      Autres avantages du GRIT: les surfaces rugueuses peuvent broyer les copeaux de litière les plumes et autres matériaux fibreux qui peuvent obstruer le passage digestif. Le gravier fortifie les organes en enlevant le mucus intestinal et en diminuant le risque d’apparition d’agents pathogènes. »

    • Pour élever des poules,il faut surtout des terres hu
      mifères(avec beaucoup de lombrics) et pouvoir se fournir en déchets alimentaires(coquilles d’oeufs,
      pain émietté,os et carcasses de crustacés broyés)
      …Nourrir des poules avec du grain,c’est comme
      donner des figues aux cochons…Or,comme eux,
      les poules sont omnivores…Et acheter des grai
      nes de soja ou de maïs aux poules,c’est vraiment
      un délire de prince!
      Pour être paysan,il faut d’abord et surtout savoir
      faire preuve de bon sens comprendre la nature,et
      faire du mieuxs que possible pour la copier sans la transgresser…

  24. Peut etre qu’il faudrait envisager de produire plus pour minimiser vos couts fixes. Ensuite, il est cense de pouvoir penser a reunir les producteurs d’oeufs pour industrialer le produit comme etape superieure sous forme de poudre qu’on peut conserver plus longtemps. Les consommateurs institutionels en seraient ravis

  25. BENYOUCEF BADREDDINE Says:

    C’est le résultat d’une politique non concertée et imbue de mimétisme.
    Dans le début des années 1980, je me souviens de séminaires que nous tenions entre spécialistes de l’agriculture et ce pour étayer les différentes thèses qui se présentaient au pays.
    Je ne souviens d’avoir été hué en plein amphi lorsque j’ai eu la simple audace de dire que l’option de l’aviculture était une hérésie pour notre pays.
    Le poulet n’est qu’une machine à transformer un poussin de 50 grammes en un poulet d’environ 2 kilos MAIS en consommant 5 kilos d’aliment composé à 90 % de cérèales et l’aviculture deviendrait de fait un concurrent potentiel à l’HOmme.
    L’Agérien consommait déjà 175 kilos de cérèales par an (pain, Kessra, Makroud ect ect) et que surtout notre pays était dépendant de l’étranger pour cette denrée indispensable.
    Il y avait d’autres enseignants qui étaient à 100% pour l’aviculture en mettant en évidence que l’Algérien avait le droit d’améliorer sa ration alimentaire en protéines animales.
    Et connaissez-vous le meilleur repas pour l’homme ? C’est un plat de Messfouf arrosé de Lben et accompagné de dattes. Lorsque vous consommez un tel repas votre estomac vous dit merci. On avait donc pas besoin d’introduire une aviculture où l’on est maintenant à 98 % dépendant de l’étranger.
    Je rêverais de participer à une conférence pour rencontrer ces enseignants qui encourageaint une ineptie.
    Et je ne parle pas de la façon dont l’aviculture a été introduite. On donnait les batteries aux fils de Flen et de felten sans tenir compte ni de la formation ni d’aucun autre paramètre scientifique.
    On a eu que ce que l’on mérite.
    J’ai surpris des éleveurs mettre dans la chaîne d’abattage des poulets qui étaient morts lors du transport !…
    C’est une honte pour le pays.
    Il y a eu des entrepreneurs-éleveurs-investisseurs qui ont fait l’aviculture sur une feuille de papier et qui se sont retrouvés milliardaires virtuels.
    Combien de hangars j’ai vus dévastés par un incendie, combien de bandes j’ai vues anéanties par une épidemie soudaine provoquée par une incompétence criarde de ces éleveurs.
    Combien de voleurs j’ai surpris, en ma qualité d’ancien président des aviculteurs de Batna, se servir au niveau de la coopérative de notre wilaya et en servant d’entrants (batterie, poulettes, aliments) et partir sans payer (Ils s’entendaient avec d’anciens gestionnaires véreux qui exercent encore, en déposant des chèques en bois !…
    Même les hauts responsables n’étaient pas compétents pour gérer un tel secteur. Un ancien PDG était venu me dire, à un mois de sa nomination, combien durait la gestation d’une lapine ??? Il ne le savait même pas. Et il est resté PDG durant 20 ANS…
    J’avais été élu pour 3 ans, je suis resté 3 mois à mon poste. J’ai dû jeter l’éponge par dépit.
    Résultat des courses : En 1988, l’oeuf de consommation coûtait 0.40 centimes, il est actuellement proposé à 10 DA. Une augmentation d’environ 700% !…
    C’est une honte pour tous les responsables qui se sont succedés et je ne suis pas étonné de la situation actuelle.
    Il y avait une autre option plus mesurée mais on ne nous a pas donné l’occasion de la proposer.
    Dernier exemple : en 1975, le niveau de l’aviculture algérienne était sensiblement celui de l’Espagne. 20 ans plus tard, on importe de l’Espagne tous les intrants de l’aviculture (Batteries, oeufs de reproduction, grand-parentaux ect ect…)
    Je peux affirmer sans me tromper que l’aviculture algérienne a été gérée par les ennemis de l’Algérie.
    Et je remercie Dieu de nous avoir épargné une épidémie qui aurait pu causer des dégâts humains immenses dans le pays. Et je suis certain qu’il ya déjà de nombreux morts par consommation de viande blanche avariée ou d’oeufs pourris.
    Alors, lorsque cet honorable éleveur qui a eu tout de même la chance d’installer une batterie de 20.000 sujets, venir nous expliquer le pourquoi et le comment de son infortune, il ne m’impressionne pas. Lorsqu’il dit qu’au dessus de 210 da la plaquette d’oeuf, il perd de l’argent, il oublie juste que les 9 mois précédents (de septembre à juin) il s’est gavé en vendant la plaquette à plus de 300 DA !… Faites les comptes et vosu vous rendrez compte que même s’il proposait gratuitement ses poulettes à des personnes nécessiteuses, il ne sera pas au rouge financièrement. Son beurre, il l’a déjà fait durant les 9 premiers mois de ponte.
    Ultime hérésie : Une poulette réformée en France est cédée aux abattoirs à 0,15 centimes d’euros et ce pour fabriquer de l’aliment pour chiens et chats.
    Demandez à notre « pauvre éleveur de 20.000 poulettes » combien il proposes à la vente ses poulettes réformées et vosu constaterez l’ineptie du système.
    Et je peux continuer à satiété à vous parler de l’aviculture car j’ai été plongée « dedans » quand j’étais petit !…
    Je répondrais avec plaisir à tous les internautes qui émettraient quelques réserves sur mon intervention.
    Dr Badreddien BENYOUCEF- Nîmes, France.

    • Agronome Says:

      Bonjour Badro,
      Merci pour votre contribution étayée d’exemples que vous avez vécu personnellement.
      Merci pour remettre les pendules à l’heure, comme ce gros éleveur qui se plaint de ne pas assez gagner. Sniff, il va nous faire pleurer.
      Questions (ya sahbi, vous avez l’air d’en connaître un rayon sur le sujet):
      – que pensez vous d’utiliser le soja pour créer de nouveaux aliments pour l’homme (comme les Japonnais qui font du formage « tofu » à partir de soja trempé dans l’eau),
      – quels sont selon vous les facteurs limitant techniques de notre aviculture? (coccidiose? température des locaux? …),
      – que pensez vous de l’ONAB qui met 10% d’orge dans l’aliment avicole en remplacement du maïs?
      – les aviculteurs ne pourraient-ils pas essayer de produire soja, pois protéagineux, … au lieu de compter seulement sur l’Etat?
      – quels sont les cultures algériennes qui pourraient remplacer maïs et soja importés à 100%?
      ps: Batna for ever.🙂

      • Pour nourrir les poules avec des « déchets alimentai
        res »,adressez-vous aux déchetteries allemandes:el
        les recyclent les invendus de pain et les rejets dom
        estiques des familles en les broyant et en les mélan
        geant avec des copeaux de bois pour les brûler en
        chaudières industrielles urbaines…etça permettrait
        à l’Allemagne de fermer 1 centrale nucléaire/an…
        Comme disait Mr de Lavoisier: »Rien ne se perd,rien
        ne se crée,tout se transforme ».Il suffit-pour s’insp
        ierer de ce savant adage-de copier la nature,sans
        la transgresser…Voilà en quoi consiste le « génie
        paysan »…

  26. Garfy Says:

    encore un métro de retard – ici les paysans ont un label « poulets élevés à l’air libre »
    soja : ok mais produit au pays – pas d’OGM – et je crois que les graines de lupin sont bonne aussi – et sans doute pour notre estomac mettre plus de proteine végétales qu’animals qui coutent très cher, en argent et en santé !!
    pauvres bêtes et qui peut travailler là dedans – quel spectacle apocalyptique
    oui au lait de soja – au tofu – au lait d’avoine et de riz………..

    • Agronome Says:

      Merci pour le « métro de retard »
      Ne pas oublier que durant 132 ans nous avons été exploités par des colons qui ne pensaient « qu’à faire suer le burnous ».
      En 19622, avant de partir, ils ont été jusqu’à bruler la bibliothèque de la fac d’Alger.
      Depuis, on essaye de reconstruire.
      C’est vrai que cela prend un peu de temps…

  27. Agronome Says:

    Intégrer le soja dans nos assiettes.

    De mes cours d’écologie à Bab Ezzouar, je garde l’idée que les animaux d’élevage présentent un mauvais rendement. Pour un kilo de grains qu’ils consomment, ils ne produisent que quelques grammes de viande.
    Aussi au lieu de donner les graines de soja si riches en protéines aux animaux, ne faudrait-il pas les mettre directement dans nos assiettes?
    C’est ce que font les Japonais et les végétariens.
    Je ne propose pas d’abandonner de manger de la viande, mais dans certains produits comme les merguez, le « kashir », la garantita, les bourek on pourrait mettre un peu de soja. On pourrait essayer de créer de nouveaux aliments comportant de la pâte de soja. Il existe bien du lait de soja et du fromage de soja le « tofu ».
    Voilà des pistes que pourraient explorer nos industriels de l’agro-alimentaire.
    Les industriels qui se lanceront dans ce créneaux en utilisant pois chiche, lentille, soja peuvent gagner de l’or. Car, on ne pourra pas éternellement essayer de consommer de la viande comme les Européens (habitants de pays plus humide que le nôtre).

  28. Il y a un piège dans lequel il ne faut pas tomber,en agricultu
    re vivrière:l’industrialisation.Regardez ce qui arrive à DOUX
    en France ou au Brésil…C’est la faillite…Seule hypothèse « in
    téressante » pour les producteurs:vendre au « cas par cas »,à de « petits détaillants » en leur assurant la meilleure qualité
    possible,à la ferme;voire à des particuliers qui consomment
    eux-mêmes.

    • ca fait mal au coeur de voir ces pauvres poulets élévés ainsi

    • Agronome Says:

      1) Oui, il serait intéressant de créer des sortes d’AMAP pour livrer aux consommateurs qui en ferait l’abonnement, des oeufs réguliérement.
      2) Les éleveurs devraient essayer de produire eux-même une partie de l’aliment volaille: soja, pois protéagineux, orge, …
      ps: l’éleveur a l’air de stocker ses oeufs dans une pièce non réfrigérer.

      • Ils sont géniaux les groupements de production in
        dustriels:ils vous fournissent la plus belle technolo
        gie d’élevage(les usines à porcs,par exemple);et
        « il n’ya plus qu’à… »!Qu’à rentabiliser les investisse
        ments réalisés en votre « faveur »…Si,par malheur,il
        y a un grain de sable qui contrarie la belle mécani
        que,alors c’est l’entrée en enfer;jusqu’à « l’endette
        ment suprême » et la faillitte…Car produire comme
        un industriel-en agriculture-expose à se lier pieds
        et poings liés aux groupements qui commercialis
        ent aux « meilleurs prix »(juste au prix qu’il faut
        pour «  »rentrer dans ses frais » et gagner un tant
        soit peu…Dans ce genre de marché,c’est souvent
        le paysan qui est dupe…

    • Agronome Says:

      Merci pour vos contributions constructives et désintéressées.
      Pas mal votre idée de circuits courts. Il serait intéressant de voir des témoignages.

      • En France,en Europe,même les « gros agriculteurs »
        ne sont jamais qu’à la merci de ceux qui écoulent
        les productions:ils stockent un certain temps en attendant les jours les meilleurs…Les aléas clima
        tiques,les attaques de parasites,c’est toujours
        pour les paysans,qui ne « ramassent » que ce qu’on
        veut bien leur donner…
        Alors,vous,les paysans,sachez faire le meilleur avec
        votre génie,votre imagination(c’est l’or du paysan)
        …Echangez vos idées,faites-les « mûrir »,c’est infini
        ment mieux qu’emprunter aux banques pour une
        bonne ou une mauvaise raison…

        • BENYOUCEF BADREDDINE Says:

          Monsieur Randolet Michel, bonjour,

          C’est avec un immense plaisir que je lis depuis 3 jours vos remarques qui sont d’autant de contributions réelles pour l’aviculture.

          Monsieur Randolet, on s’est râté de peu. On aurait dû se rencontrer en … 1980. C’était le balbutiement de l’aviculture en Algérie et j’ai apporté une contribution à ce sujet. J’aimerais que vosu y répondez. C’est la contribution du 1er juillet à 12H42… Il me semble avoir tout dit.

          Mais, je veux juste vous donner raison à propos des industriels français. J’ai été moi-même aviculteur en 1990 et mon industriel-intégrateur était, non pas DOUX mais l’actuel président de l’AJ AUXERRE. Vous voyez, j’ai même oublié son nom tellement il me répugnait. C’est le type qui est allé à Cuba en comapgnie de Gérard Depardieu chez Fidel Castro pour investir dans le pétrole.
          Ce type (je vais finir par me rappeler son nom) transforme tout ce qu’il touche en plomb.
          J’étais donc aviculteur chez lui et si vous souvenez en 1992, il ya eu une grève immense des camionneurs qui avait paralysé la France. Mes poulets étaient prêts pour l’abattoir et il nous a laissé crever avec nos poulets…
          Et lorsqu’on lui a demandé d’intervenir, il nous a renvoyé vers les assurances…VOILA, j’ai retrouvé son NOM : Il s’agit de Gérard BOURGOIN.
          Et je n’étais pas un petit éleveur. J’avais 5 salles et je produisais tous les 45 jours plus de 164.000 poulets qui alimentaient son abattoir de Saint Bauzely dans le Gard. Il avait donc gagné de l’or sur mon dos et le jour où il y a eu problème indépendant de ma volonté (grève des camionneurs), il m’a tourné le dos sans scrupule.
          Mais il y a eu la justice immanente qui est venue le rappeler juste 3 ans après cet incident. Il a fait faillitte comme le groupe DOUX et même ses biens personnels ont été saisis.
          Maintenant pour ce que vous proposez comme alimentation, il faut savoir, Monsieur randolet, que l’aviculture intensive a été inventée au départ par des altruistes qui ont pensé nourrir un plus grand nombre d’humains. C’est respectable, mais c’est la suite qui a été désastreuse. La mondialisation est passée par là et on a vu le prix du maîs multiplié par 4 en moins de 10 ans.
          C’est le même problème qui est posé à l’échelle planétaire pour le carburant vert : Faut-il remplir les réservoirs des voitures en carburant vert ou nourrir les 8 milliards d’individus qui peuplent la planète terre qui est en train de rendre l’âme.
          Sachez enfin, Monsieur Randolet, que l’homme a exigé de la terre durant les 75 dernières années autant que depuis la création de l’univers.
          VOILA LA TRISTE REALITE.
          Au plaisir de vous lire et à très bientôt.

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