L’UNPA, l’art de mater le monde paysan

Au moment où partout dans le monde, les associations paysannes et différentes organisations de défense des agriculteurs se multiplient à la faveur du nouveau concept de développement qui prône la concertation avec les acteurs des filières, en Algérie, la marche est menée dans le sens inverse.
L’UNPA (union des paysans algériens), créée en 1974 dans un contexte bien connu et pour des objectifs bien précis aussi, continue, durant les quatre décennies de son existence, de sévir et monopoliser la représentativité du monde agricole.
Pour mémoire, la création de cette organisation de masse qu’est l’UNPA (en 1974) fut intervenue dans le sillage de la Révolution Agraire prônant l’expropriation/nationalisation des terres dites appartenir à de « gros propriétaires » et leur redistribution à des paysans sans terres.

Organisation satellite

Cette réforme, bien évidemment, fut un projet purement politique visant à bannir toute ambition impérialiste/capitaliste dans le monde agraire à travers la limitation de la propriété privée.
L’UNPA a été alors chargée d’un rôle stratégique dans la mise en œuvre de la révolution agraire, étant censé regrouper les paysans, tout en étant une organisation satellite de l’appareil d’Etat (le parti unique).
Considérant le contexte politique de l’époque, l’on peut admettre que les paysans algériens des années 1970 n’avaient d’autre choix que de se mettre dans le giron du système pour pouvoir créer leur association.
Mais, plus lamentable, voire sidérant, c’est de savoir qu’en 2013, cette organisation demeure fidèle à ses pratiques anciennes: l’obéissance aux cercles politiques à la limite de la servitude, et ce, au détriment des intérêts du monde agricole.

L’heure de la manipulation

Le dernier exemple en date est à lire sur El Watan du 29 mai dernier :
Alors qu’il est censé défendre les intérêts du monde rural, étant secrétaire général de l’Union des paysans algériens depuis belle lurette, Mohamed Alioui préfère s’occuper de politique et quelle politique !
Récemment, M. Alioui qui se trouvait en Tunisie, n’a pas manqué de rendre visite à l’ambassadeur, Hadjar Abdelkader, afin de le convaincre de ne plus «s’attaquer» à Amar Saïdani, notamment en perspective de la candidature de ce dernier au poste de secrétaire général du vieux parti FLN. Quand on connaît les dégâts causés par ce même Saïdani au monde de l’agriculture, en dilapidant des milliards dans l’impunité totale, on s’étonne de la position de ce «vétéran» à la tête de l’UNPA, dont la longévité à ce poste est aussi une autre énigme !

De tels agissements ne peuvent susciter que déception et désespoir dans le monde agricole lorsque l’on sait que l’UNPA est l’unique interlocuteur « accrédité » par les pouvoirs publics pour débattre des décisions concernant le secteur.
C’est le cas de l’effacement des dettes des agriculteurs décidé par le président Bouteflika en février 2009.
L’UNPA a autre chose à faire, les agriculteurs peuvent attendre.

27 Réponses to “L’UNPA, l’art de mater le monde paysan”

  1. labech Says:

    عمال تعاونية تيارت للحبوب تيارت في 22/7/2014
    الى السيد / وزير الفلاحة
    الموضوع طلب تعيين لجنة حرة
    يشرفنا أن نلتمس من سادتكم منحنا لجنة حرة جديدة غير خاضعة للديوان و ذلك بسبب الحالة التي أصبحت عليها مؤسستنا بعد التجاوزات الشديدة من قبل أعضاء نقابتنا.
    ففي البداية, قام رئيس فوج النقابة بن زينب محمد يوم الخميس 17 جويلية في شهر رمضان المبارك بإهانة و ضرب السيد لباش احمد بعدما رأى فيه الإزعاج و لم يكتف بهذا القدر بل أعلن بصوت عال امتلاكه المقدرة و الحصانة الكاملتين لتحدي أي شخص مهما كان منصبه أو سلطته.
    كما أزيدكم علما أن كل أعوان النقابة يتمتعون بأجور تفوق الخيال بل إنهم رموا بالقانون الداخلي في مكب الريح و الدليل على ذلك, إدماجهم لأولادهم و زوجاتهم الماكثات في بيوتهن, مع العلم أن شروط العمل لا تتوفر فيهم حتى السن القانوني.
    و كما ترون سيادة الوزير, فحالة مؤسستنا تتدهور يوما بعد يوم حتى إنها أصبحت مهزلة تتداول على السنة الناس في كثير من المقاهي و الأماكن العمومية اضافة الى الحبوب التي تسلمناها حيث اظهرت الفحوصات التي قام بها المعنيين بالامر ان نوعيتها رديئة و هذا جعل نائب مدير النوعية يستقيل من منصبه.
    و الأشد من ذلك, ما قام به السيد أمين حريزي حيث استولى على منزل المؤسسة التي كانت مأوى للمديرين السابقين و جعل منها مخزنا للحبوب لصالحه مقابل خدمات آلات الحصاد, مع العلم أن هذا الأخير يمتلك شقتين جديدتين.
    و لذلك, فنحن نتحداه ان يتقدم بالوثائق الرسمية لمداخل الخدمات الفلاحية بصفته رئيس وحدة الآلات الفلاحية, فليس هناك أية وثائق أو ميزانية إنما الفساد و الغش.
    و منه, اصبحت تعاونيتنا مصرعا بين مصالح اللوبيات.
    و في الأخير, أرجو من سيادتكم تحقيق مبتغانا, فنحن لم نعد نثق بديوان الحبوب الذي لم يأتي بجديد و بقيت المشاريع حبرا على ورق.
    و في انتظار جوابكم, تقبلوا منا سيدي الوزير فائق الاحترام و التقدير.
    نسخة طبق الأصل
    المدير العام لديوان الحبوب
    والي ولاية تيارت

    • http://www.elwatan.com//une/fievre-aphteuse-les-mises-en-garde-des-veterinaires-23-08-2014-268926_108.php

      concertation ? Je squatte juste pour dire et redire qu’à titre préventif ou curatif on peut employer le chlorure de magnésium contre la fièvre aphteuse – sous forme de NIGARI – pas cher –

      ne pas oublier que la fièvre aphteuse est transmissible à l’homme, je suis affirmative – contrairement à tout ce que j’ai lu

      voir les travaux du Professeur QUINTON et son fameux plasma – voir les travaux du Professeur DELBET (delbiase) ainsi que le livre de son élève le Dr Neveu (le chlorure de magnésium dans l’élevage)

  2. Agronome Says:

    GREVE DU LAIT, QUELLES DOLEANCES DES ELEVEURS DE TIMIZART ? UN REGARD SUR LES ASSOCIATIONS AGRICOLES PROFESSIONNELLES.

    Djamel BELAID Ingénieur Agronome. 25.03.2014

    L’actualité agricole est intéressante à décrypter sous l’angle de l’émergence de nouvelles organisations agricoles et rurales. Ces organisations sont favorisées par le processus de réforme économique et de décentralisation inhérent à la volonté de développement économique et l’ apparition de nouvelles élites rurales éduquées , fruit des efforts de scolarisation de ces dernières décennies. A travers l’extraordinaire cas des éleveurs de Timizart, nous proposons une première réflexion afin d’ouvrir un nécessaire débat sur les insuffisances du développement en milieu rural.
    Les éleveurs de Tmizart réunis dans l’Association pour le Développement de l’Agriculture de la Commune de Timizart (ADACT) et organisateurs d’une grève de deux jours de collecte du lait en ce début mars ont montré une belle maturité syndicale. Au cours d’une conférence de presse, ils ont détaillé de façon argumentée le niveau de marge financière que leur procure leur activité. Il apparait que, malgré les subventions accordées par les pouvoirs publics, leur revenu est en baisse. Ils demandent donc une revalorisation du montant des subventions. Afin d’appuyer leur demande, ils ont défilé dans les rues de façon responsable jusqu’au siège de la direction agricole de wilaya à Tizi-Ouzou. Ce mouvement d’humeur est révélateur d’une situation, mais il témoigne d’une maturité des agriculteurs. Et, il mérite toute l’attention des décideurs quant aux insuffisances organisationnelles de la filière agricole qu’il révèle.

    Les revendications de l’ADACT sont au nombre de 18. Outre la demande de revalorisation des subventions, on note la demande d’installation d’un laboratoire d’analyses et de la ré-évaluation des assurances pour une meilleure prise du risque des maladies contagieuses (tuberculose et la brucellose). Cependant nulle trace dans ce cahier de doléances de demandes pour plus de décentralisation des décisions, de cogestion avec les structures locales du MADR. Est-ce la force de l’habitude ? Le MADR devrait progressivement attribuer à des représentants paysans démocratiquement élus plus de responsabilités, plus de moyens financiers et humains, et plus de pouvoir d’attributions de subventions à répartir. Cette aspiration à une redistribution des pouvoirs transparait cependant à travers la présentation faite par MM. Rabah Ouguemmat et Mouloud Amis, respectivement président et secrétaire (ADACT). Ils notent : «nous souffrons des aléas d’une administration souvent non à jour et loin de la réalité du terrain et qui est incapable de prendre la mesure de notre détresse et des difficultés auxquelles nous sommes confrontés».

    LES AGRICULTEURS, VERS PLUS DE MOYENS ORGANISATIONNELS

    Mr Boussaâd Boulariah, directeur de l’agriculture de la wilaya, a reçu les intéressés et a rappelé « la disponibilité de la DSA à discuter de tous les problèmes ». Il a promis de faire remonter à la tutelle les demandes de revalorisation des subventions. Mais en tant qu’observateur de terrain, ne devrait-il par faire remonter également les nouvelles aspirations des agriculteurs?
    Pourquoi le DSA n’est-il pas en mesure, par exemple, de proposer à MM. Rabah Ouguemmat et Mouloud Amis de renforcer leur association par l’attribution d’un poste budgétaire? Poste, afin que ces éleveurs organisés en association recrutent eux même un technicien en élevage. Technicien qui puisse les initier aux techniques modernes permettant d’améliorer leur revenu non pas par d’éternelles subventions mais par une réduction du coût des charges en fourrage ? Technicien qui n’aurait pas été envoyé par l’administration mais qui dépendrait directement de l’association et au service de ses membres. De nouvelles sources de financement sont possibles. Il serait temps par exemple de revoir les scandaleuses exonérations fiscales dont bénéficient les propriétaires de chambres froides pour fruits et légumes et de réorienter intelligemment ces fonds vers des productions déficitaires pour des actions d’animation technique de terrain. Il est regrettable que plus de liberté d’action ne soit pas donnée aux grands commis de l’Etat en poste en régions.

    Le MADR a la chance de voir en certaines régions l’émergence d’associations professionnelles agricoles représentatives. C’est à lui d’encourager par exemple en initiant la formation des cadres de ce mouvement associatif et coopératif paysan. Ce sont ses interlocuteurs de demain. C’est par le biais de ces structures que pourra se faire l’amélioration des productions agricoles et non pas seulement par l’injection continuelle de subventions. Il est regrettable d’ignorer la disponibilité du monde rural pour des actions de développement dont ne pourra jamais égaler la plus performante structure administrative dont dispose sur le terrain Mr Boussaâd Boulariah. Notant la disponibilité du DSA, la Dépêche de Kabylie en date de ce 27 février, rapporte ses propos concernant l’intérêt des agriculteurs de la région pour des coopératives agricoles : « c’est à eux de le faire, c’est une initiative des agriculteurs, ce n’est pas une institution étatique, pourvu qu’ils s’entendent entre eux. Je les ai d’ailleurs reçus et leur ai expliqué qu’ils sont les bienvenus pour être orientés dans ce sens ». On ne peut féliciter ce responsable pour son engagement. Mais on voit, à travers cet exemple, que pour aider des agriculteurs à mieux se fédérer pour des actions de développement local, ils ont besoin que les pouvoirs publics leur attribuent des moyens financiers et matériels. Peut-on imaginer la naissance d’un mouvement associatif ou coopératif sans local de réunion, sans secrétariat et accompagnement technique de proximité? Les agriculteurs ne demandent pas la lune. A travers les revendications exprimées, ils demandent plus de cogestion et cela pour le bien de tous.
    La tâche des responsables locaux est d’accompagner cette aspiration en y consacrant les moyens nécessaires et en faisant remonter à leur tutelle les aspirations de la base. Car, si à propos des coopératives comme le note le DSA « ce n’est pas à une institution étatique » de le faire, cela revient par exemple à la Chambre locale d’Agriculture. C’est dans cette direction que MM. Rabah Ouguemmat et Mouloud Amis doivent aussi porter leurs efforts : que la Chambre d’Agriculture locale soit une véritable maison des agriculteurs et non plus une annexe de l’administration se cantonnant simplement à délivrer la carte d’agriculteur.

    AGRICULTEURS, RELATIONS HORIZONTALES ET COOPERATIVES

    Dans la résolution de leurs problèmes, les éleveurs sont allés vers la DSA. Il s’agit en effet de la représentation des pouvoirs publics localement. On est là dans un type de relations verticales. On pourrait imaginer des relations de type horizontal : contrat avec des ONG, des centres de recherche agronomique régionaux ou le centre universitaire local. Certes, cela ne résoudra pas la question du montant des subventions perçues, mais cela permettra d’améliorer la rentabilité de l’élevage, de valoriser les produits ou de renforcer la structure associative. Les universitaires ont à cet égard une lourde responsabilité. S’ils ont pour mission première de former des étudiants, ils doivent être conscient du déséquilibre budgétaire accordée à leur activité et celle attribuée à la formation des agriculteurs.

    Ainsi, les membres d’un centre de recherche peuvent initier les éleveurs à de nouvelles techniques. Certaines ONG aident déjà à créer des fromageries. Enfin, l’université peut fournir des stagiaires pour, par exemple enregistrer les performances des étables à des fins de comparaison des meilleures pratiques entre éleveur comme le fait avec succès Danone Djurdjura. Selon l’objet du stage l’objectif de stagiaires peut être également d’aider à la tenue du secrétariat ou à la préparation d’opérations spécifiques (foire agricole, …).
    Un autre défi posé aux associations est de pouvoir être reconnues pour leurs capacités à gérer des projets de développement et se poser comme interlocuteurs locaux. Cela a pour corollaire de maîtriser les mécanismes pour bénéficier d’enveloppes financières tant au plan local que vis-à-vis des bailleurs de fonds institutionnels étrangers (FIDA, PNUD, Banque Mondiale, GTZ) ou ONG.

    Dans le cas considéré, agriculture de montagne, les éleveurs sont confrontés à plusieurs difficultés : approvisionnement en fourrage, valorisation des produits laitiers, commercialisation de la viande. La création de coopératives d’éleveurs peut constituer une alternative afin d’améliorer leurs marges. Dans le cas des fourrages, il serait possible d’envisager des achats groupés. Par ailleurs, il pourrait être envisagé d’échanger avec des agriculteurs de la plaine du fumier contre du fourrage. La valorisation des produits laitiers peut être envisagée à l’échelle d’un atelier coopératif pour la fabrication de fromages. Enfin, afin d’échapper aux maquignons, la commercialisation de la viande pourrait être réalisée par l’utilisation d’un abattoir agréé, voire la construction d’un abattoir local agréé. Un programme d’abattage hebdomadaire permettrait d’assurer la venue d’un vétérinaire pour le contrôle sanitaire des viandes et d’acheteurs en gros.

    UNE DYNAMIQUE ORGANISATIONNELLE A CONFORTER

    Le cas des difficultés des éleveurs illustre la dynamique organisationnelle que connait le monde agricole. Un cadre institutionnel insuffisant aux limites mal définies résultant d‘une décentralisation inachevée ne leur facilite pas la tâche. La gouvernance locale reste marquée par une concentration des pouvoirs. D’autant plus qu’au niveau de bon nombre de structures publiques reste forte la prégnance d’un dirigisme administratif.
    Ces associations sont très diverses. Une typologie détaillée reste à établir. A côté d’associations qui sont l’émanation de producteurs locaux, comme dans le cas de Timizart, on trouve également des « organisations appendices et/ou dépendantes » prolongement de l’administration.

    Les associations sont confrontées à la nécessaire formation des cadres. Leur faible patrimoine, leurs ressources humaines et financières les rend fragiles. Nombre d’entre elles restent peu représentatives, les agriculteurs les plus pauvres peuvent en être absents. Une telle situation est amplifiée par les politiques de réajustement structurels qui ont entraîné un monopole de représentation d’agriculteurs aisés, bien insérés dans les mécanismes des marchés locaux ou internationaux et ayant bénéficié d’une « opération d’apurement des dettes agricoles » mal conduite. Dans certains cas, des associations ont pu être victimes de détournements au profit d’intérêts particuliers. De telles situations ne contribuent pas au rayonnement de ce type d’organisations auprès de leur public ou des administrations locales.

    Le renforcement des associations professionnelles passe donc par leur aptitude à s’adapter à l’environnement institutionnel actuel. Ce défi passe par l’exigence d’une meilleure représentativité et par le renforcement de leurs capacités de gestion.
    Les pouvoirs publics se doivent de revoir leur relation vis à vis de ce mouvement associatif agricole et rural d’autant plus qu’on assiste actuellement à une véritable dynamique organisationnelle. Il ne doit plus être considéré comme une simple courroie de transmission mais devenir un réel partenaire et cela dès la conception initiale des plans locaux de développement selon un triptyque diagnostic, débat, décision. Cette posture nouvelle doit se traduire par une redistribution progressive des pouvoirs permettant une réforme des modes de répartition des richesses.
    Ce nécessaire développement d’associations professionnelles agricoles ne doit pas être considéré comme un simple verni démocratique pour les autorités en place. Il constitue un des critères du niveau de réorganisation des institutions vers plus de décentralisation sans quoi l’impérative urgence du développement agricole et rural restera lettre morte.

  3. mon avis l’algerie pourrait importer des millions de tonnes de cereales et elle n’arrive rait pas à satisfaire ce peuple gaspilleur il n’y a qu’a voir les quantités de pain jetés sur les trottoirs et il y a meme qui ont ont fait un metier de collecte de pain sec (khoubz yabess) pour le revendre comme aliment de bétail .

    a cela j’ajoute tout ce qui est gratuit n’a pas de valeur lors de la dissolution du secteur autogéré et de la revolution agraire les terres bien de tous les algeriens ont été cédés aux ouvriers agricoles qui travaillaient dans les domaines autogéré dissouts ou la revolution agraire en plus ils ont eu droit a la retraite ayant acquit ces terres gratuitement ils ne connaissent pas la vraie valeur de la terre vous n’avez qu’a regarder autour de vous comment sont exploiter ces terre la plupart louées au eleveurs comme paturage et les quelques terres exploités pris en location par d’autre agriculteur en temps de semail ces dernier ensemencent leurs terre sans labours profond tout se fait avec le cover crop laissant les grains ensevelie de quelques millimetres a la moindre chaleur cette recolte sera sinistré
    quand aux angrais pas la peine d’en parler .
    si seulement l’etat s’interesse vraiment à l’agriculture elle n’a qu’a effectuer un recensement des terres agricole pour voir qui travail la terre .

    • C’est triste Mr Hassane de laisser une terre si fertile en friche – je commence à comprendre qu’il y a un réel problème qui ne dépend pas des engrais, naturels ou chimiques, les solutions existent, mais si à la base rien n’est clair, il faut repartir à zéro.

      j’ai lu également qu’il y a un haras, du côté de Tiaret je crois, qui ne pourrait pas être maintenu – car les chevaux, cela coute trop cher ……….. C’est lamentable

      que faire, il y a bien des solutions ………..

  4. Agronome Says:

    Pas mal cette idée. Court circuiter les intermédiaires et autres mandataires affameurs du peuple.
    UNPA
    «Les agriculteurs devraient vendre directement leurs produits»

    le 17.06.13 El Watan

    Le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Mohamed Alioui, a appelé, hier à Mascara, à autoriser les agriculteurs à vendre directement leurs produits durant le mois de Ramadhan «pour casser les prix que les spéculateurs tentent d’élever».

    Présidant une assemblée générale du bureau de wilaya de l’UNPA, M. Allioui a souligné que l’accès direct des fellahs aux marchés et à la vente directe de leurs produits aux consommateurs durant le mois du jeûne «est le meilleur moyen pour faire face aux spéculateurs qui pratiquent des prix exorbitants sur les produits à large consommation».

    (…)
    R. S.

  5. Garfy Says:

    A2C le site de l’agriculture de conservation (Carnets …
    Après une formation BTA/BTS, suivie de nombreux séjours aux États-Unis et en Australie, Frédéric Thomas devient professeur de mécanique et d’agronomie dans un …
    agriculture-de-conservation.com/-Frederic-Thomas-.html – En cache

    Frédéric THOMAS : conférence sols vivants – YouTube
    Fils, petit-fils et arrière-petit-fils dagriculteurs de Sologne, Frédéric THOMAS quitte lexploitation familiale à lâge de 19 ans. Destination : les U …
    http://www.youtube.com/watch?v=KuW-70f8VOc – En cache
    .Voir vidéo
    Plus de résultats de youtube.com »

    • Agronome Says:

      Merci pour ces précisions. J’apprécie chez ce monsieur son engagement pour développer cette technique autour de lui. Il nous montre par ailleurs, ce que doit être une vraie organisation professionnelle agricole. Remarquez comment, il a réussi à ré-enrichir les sols de son exploitation. Une leçon que nous devons méditer. Nous qui nous situons dans un milieu bcp plus fragile.

  6. Agronome Says:

    J’aimerais partager cet article où un agriculteur prend la parole dans sa région pour développer une technique d’enrichissement des sols (cela nous concerne).
    Gagner en potentiel agronomique, c’est possible
    21 mars 2013 Marie-Dominique Guihard Revue: REUSSIR Grandes Cultures.
    Grâce au non labour et à une implantation massive de couverts en interculture et dans la culture, Frédéric Thomas a augmenté le potentiel agronomique de ses terres de Sologne.

    Qui n’a pas déjà assisté à l’une des conférences de Frédéric Thomas sur l’agriculture de conservation ? S’il répond patiemment aux nombreuses questions très techniques de ses confrères agriculteurs, c’est qu’il sait de quoi il parle. Alors qu’il habite dans le Finistère, Frédéric Thomas a repris la ferme de son père en Sologne en 1996. Comme les sols typiques de cette région, la terre sableuse et le sous-sol argileux impénétrable ont tendance à se prendre en masse l’été avec la sécheresse et à devenir hydromorphe l’hiver.

    D’après les données régionales, la réserve utile n’y dépasse guère les 25 millimètres et le taux de matière organique ne franchit pas les 1 %. Quinze ans plus tard, l’agriculteur a réussi, selon lui, a augmenté la réserve utile à 150- 200 millimètres. La preuve, cette année, il a récolté sans l’aide de l’irrigation 375 quintaux de maïs sur quatre hectares, des dégâts de gibier et sangliers ayant détruit une partie de la parcelle pour 25 quintaux. « Je n’aurai jamais pensé atteindre les 100 quintaux/hectare sur ces terres-là, s’étonne-t-il. Tout au plus, je tablais sur 80 quintaux au maximum.Mais depuis quelques années, cet objectif est souvent dépassé. »

    DES DÉBUTS DIFFICILES
    Frédéric Thomas explique cette performance par plusieurs années de pratique de l’agriculture de conservation, technique qu’il s’est employé à divulguer à travers l’association Base qu’il a créée en 2001. Le Solognot s’est en fait nourri de ses expériences vécues et des contacts permanents qu’il a maintenus aux États- Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande où se pratique la technique sans labour. Le semis direct a donc remplacé la charrue. Le maïs est semé avec un monograine Gaspardo. Un apport massif de matière organique est réalisé à raison de 30 tonnes de compost tous les trois ans. Et les premiers couverts végétaux ont été semés en 2003 en s’inspirant des travaux du brésilien Adenio Calegori qu’il avait étudié alors qu’il était étudiant à Agro- ParisTech. « Leur implantation a été difficile, souligne-t-il. La première année, j’ai obtenu tout au plus quelques centaines de kilos de matière sèche à l’hectare. »

    Au fil des années, la productivité des couverts progresse. Elle se situe à 4-5 tonnes de matière sèche par hectare en 2004 avec un mélange de tournesol, lupin, et moutarde. L’année suivante, le couvert a même produit 5,8 tonnes de matière sèche par hectare avec 160 unités d’azote dans les parties aériennes, le reliquat étant de 38 kilos d’azote. « Même en 2007, où les conditions d’implantation en juillet ont été difficiles avec la sécheresse, nous avons réussi à obtenir en trois mois une certaine quantité de biomasse avec un mélange de petits pois et cameline », se souvient-il.

    ASSOCIATIONS D’ESPÈCES
    C’est à partir de 2006 que l’agriculteur teste le semis sous couvert, suite aux travaux effectués par un agriculteur américain, Steven Graff, en partenariat avec l’association américaine Sare(1) qui lance dans les associations d’espèces. « Avec le colza associé à un mélange de lentilles, tournesol, pois, soja, vesce et sarrasin (récolte vesce + colza), je n’ai pas eu besoin de désherber en 2011. Cette pratique présente aussi un énorme avantage : en cas de fortes chaleurs, le couvert permet de conserver une fraîcheur près du sol. Or au-delà de 38 °C, les racines ne peuvent plus puiser l’eau. » Autre intérêt : en semant du blé et de la vesce dans des repousses de colza, il n’est pas nécessaire de traiter les limaces même si elles sont en abondance. Les limaces colonisent d’abord le colza, ce qui laisse le temps à la vesce et au blé de se développer.
    Il faut le reconnaître : la réussite n’est cependant pas toujours au rendez-vous. En 2006, avec la chaleur, la féverole est complètement grillé en juin. La parcelle se salit. « Ce n’était qu’un champ de chénopodes et de matricaires, note l’agriculteur. Nous avons alors implanté un nouveau mélange et semé l’orge sans détruire le couvert. »

    La réduction des produits phytosanitaires est évidemment l’un des objectifs de Frédéric Thomas. « Mais je ne suis pas un ‘antitout’. L’agriculteur doit gérer en permanence des compromis. S’il est nécessaire de travailler le sol, nous le ferons. L’application d’un antilimace est devenue rare sur l’exploitation depuis que nous pratiquons les cultures associées.Mais en 2007, la pression était trop forte, nous avons dû traiter.»

    ENCORE DES MARGES DE PROGRÈS
    Après quatorze ans de pratique, Frédéric Thomas estime que la structure du sol s’est améliorée moins vite qu’il ne le pensait. En revanche, la capacité des racines à puiser en profondeur a fortement progressé. Mais beaucoup de questions restent en suspens. « Avons-nous encore de nouveaux couverts à découvrir ? Faut-il apporter de la magnésie dans un sol où elle est abondante en surface, naturellement riche en profondeur, mais absente dans les 10 à 25 centimètres du sol ? Comment localiser la fertilisation sur le rang quand on réalise un semis sous couvert ? », se demande-til. Frédéric Thomas compte aujourd’hui sur les chercheurs pour développer ses connaissances, comprendre le système pour encore l’améliorer.

    Mieux coloniser le sol, c’est mieux valoriser l’eau

    Au-delà du développement de la biomasse en surface, les couverts jouent un rôle prépondérant sur l’exploration des racines en profondeur. Celles-ci arrivent à franchir la couche d’argile imperméable. Les profils culturaux indiquent que les racines colonisent désormais plus d’un mètre, voire 1,50 mètre de profondeur, alors qu’elles étaient arrêtées à quelques dizaines de centimètres il y a quinze ans. « L’eau contenue dans les interstices argileux est maintenant pompée par les racines grâce aux galeries tracées par les vers de terre, explique Frédéric Thomas. Grâce à cette amélioration du fonctionnement racinaire, je suis de plus en plus convaincu que l’irrigation sur l’exploitation n’est pas nécessaire. »

    • Garfy Says:

      Merci pour cet article très intéressant –
      il est parlé du lupin entr’autre – et dans le sud ouest les agriculteurs feraient mieux d’en planter au lieu du mais qui demande tellement d’eau –
      lupin – chanvre – luzerne et même soja (non ogm évidemment)

      bonne journée – ici il tombe « des cordes » – mais pas d’inondation pour l’instant

  7. Construction en terre? en Kabylie et dans les Aures, on a toujours construit comme ça, avant de devenir « civilisés » !!
    C’est aux architectes de proposer ce genre de constructions pour les « riches » d’abord pour que les autres puissent suivre ! oui oui; ils vont suivre si les « grands » en construisent. maintenant pour ce qui est des « ocales » (locaux), ….

    • Garfy Says:

      ici c’était de la terre également dans le temps, on appelait cela de « la bauge » – c’est à dire l’argile mélangée à de la paille – et certains artisans le refont.

      là ils s’agit de briques ….

  8. Garfy Says:

    http://www.consoglobe.com/terre-crue-materiau-naturel-sain-cg

    ces briques pourraient être fabriquées en Algérie ?

    Les trop grandes parcelles de terre sont destinées à la culture intensive – et c’est inhumain –

  9. Agronome. Says:

    Je signale cet article afin de documenter la question.
    Les organisations rurales au Maghreb. Leur rôle dans le développement : un essai d’évaluation

    Omar Bessaoud p. 8-21
    Résumé

    Des réformes institutionnelles ont autorisé la liberté d’association dans les pays du Maghreb. L’émergence et/ou l’essor d’un réseau ramifié d’organisations offertes par ces nouvelles politiques de développement rural ont multiplié les possibilités d’action autonome des acteurs sociaux dans la vie locale. Toutefois ce processus de développement des organisations agricoles et rurales est contrarié par des contradictions qui exigent à l’avenir la mise en œuvre concrète de stratégies et de politiques publiques fortes, réformant à la fois les modes de répartition des richesses créées et la redistribution des pouvoirs. Les nouveaux modes de gouvernance locale rurale doivent en particulier contribuer à approfondir les formes de décentralisation et les principes de démocratie locale qui l’accompagnent.

    Les organisations rurales au Maghreb – Économie rurale – Revues.org
    economierurale.revues.org › … › Les organisations rurales et l’ac…‎

  10. Agronome. Says:

    Combien il est douloureux de lire de tels agissements: détournements, gabegie, …

    Mais je pense que nous progressons. La preuve nous en discutons publiquement. La société civile algérienne se construit douga-douga (piano-piano).

    Il me semble que des associations professionnelles agricoles se mettent progressivement en place (il y a 20 ans, hors UNPA, c’était le néant). Exemple: les professionnels de l’apiculture sont particulièrement dynamiques dans différentes régions du pays.

    C’est au sein de ces associations de base que peuvent émerger des représentants du monde agricole. C’est à ce niveau qu’ils peuvent travailler pour tous et obtenir la reconnaissance de leurs pairs.

    Il est à espérer que lors d’élections: chambres d’agriculture, syndicats, … ces élus intègres accéderont à des postes de décisions.

    Seules des organisations représentatives peuvent être les interlocuteurs des pouvoirs publics et aider au développement de l’agriculture.

    L’émergence d’associations agricoles représentatives est en marche. Il s’agit, par des luttes, de favoriser ce mouvement.

  11. kosila Says:

    Les algériens agriculteurs! vous me faites rigoler!! l’agriculture est un art ,un savoir-faire qu’on se transmet de père à fils et il ya des écoles de perfectionnement pour acquérire et developper le savoire faire dans le domaine agricole..tandis que les algers-rien eux ne savent que faire la sièste et laisser les étranger travailler,maintenant c’est les chinois qui bossent ,,mais pas l’agriculture,les artistes de l’agriculture ce sont d’abord les israéliens,les français,ensuite les marocains……..

    • Garfy Says:

      les français « furent » – des artistes de l’agriculture – maintenant l’agriculture c’est fini – beaucoup de suicides parmi les paysans qui ne gagne même pas le smic – qui ne peuvent produire des produits de bonne qualité à cause de la concurrence – et nous n’aurons parait-il même plus la possibilité d’utiliser des variétés de graines anciennes ……….

      Espérons clore le bec à l’union européenne

    • il fut une époque ou les marocains étaient nombreux à travailler l’agriculture,surtout marichere

  12. jalel Says:

    Le jour qu on aura des lois plus souples pour la création d associations et de syndicats ce jour la l UNPA sera renvoyé au musée. J ai fait une carte d adhérant et jamais une réunion, jamais d élection. Un autre débat doit être fait pour les chambres agricoles ce n est que des DSA bis autant les dissoudre et ne laisser que la DSA.

  13. Aimouche Says:

    Alioui, Hadjar, Belayat, Bradai et consorts la même racaille qui s’est anoblie par la rapine, la subornation et la corruption. Comment voulez-vous que le monde rural s’émancipe avec un gardien de chameaux (c’est son acolyte Belayat qui l’a surnommé ainsi) à la tête de l’organisation sensée le représenter. Si nous étions dans un Etat de droit le sieur en question serait en prison pour détournement et abus de biens sociaux.

  14. oudah Says:

    ici a relizane unpa n existe pas sinon que sur le papier

  15. Garfy Says:

    http://fr.ekopedia.org/Filet_capteur_de_brouillard

    je viens d’en voir un – apparemment cela marche au Chili depuis longtemps –

    il ne faut rien attendre des gouvernements ………

  16. hocine Says:

    1000 ha avec des chinois, indiens où suédois, seulement on garantie une performance et une productivité. Les champs agricoles les font vivre. en attendant, notre pain nous vienne des champs du Sud là ou américains, anglais et chinois les font fructifier.

    Louant nos exploitations agricoles au plus compétant (en mettant en avant la préférence nationale), entre-temps, nos fellahs et tous les cadre de l’UNPA peuvent aller en retraite dignement… Pour les jeunes, On peut imposer un ratio de recrutement d’ouvrier locaux .

    Seulement, on ne peut pas laisser ce potentiel économique longtemps en jachère, c’est un crime économique.

    • hocine Says:

      Quand je parle des champs du Sud, je parle des champs de pétrole. C’est les revenus du pétrole qui nous permettent de laisser en jachère notre potentiel agricole.

  17. Alors que-dans les pays de l’ex-bloc soviétique-les paysans sont
    dépossédés de leurs maigres arpents,au profit d’exploitants occi
    dentaux ou chinois,sans plus jamais pouvoir retrouver les limites,
    les bornes de leurs champs…une fois le contrat expiré.Certaines « parcelles » s’étendent jusqu’à 1000ha!!

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