Congrès de l’UNPA : Le clan et la cagnotte

L’UNPA (union nationale des paysans algériens) a tenu son 8ème congrès ce 1er mars où la langue de bois, le clientélisme politique, l’allégeance et l’« aplaventrisme » excessif ont fait de l’ombre aux préoccupations réelles du monde agricole.
Connue pour être créée en 1974 comme organisation de masse qui devait permettre au FLN (parti unique à l’époque) de garder dans son giron le monde paysan et monopoliser la rente foncière à travers la redistribution des terres de la Révolution agraire aux caïds et nababs du parti, 40 ans après et c’est le plus affligent, l’UNPA continue d’exceller dans son rôle d’appendice du pouvoir en place.
Les discours tenus lors de ce 8ème congrès, la manière avec laquelle a été reconduit le SG de cette organisation, Mohamed Alioui, et l’appel lancé au nom de tous des paysans algériens pour le soutien de la candidature de Bouteflika pour un 4ème mandat à la présidence de la République, sont plutôt perçus dans les milieux paysans comme de l’insolence à l’égard du monde agricole.

Privilèges

Le premier ministre, le ministre de l’agriculture et autres gros bonnets du FLN ont tous été présents aux assises de l’UNPA. Leur présence se veut un message adressé aux agriculteurs authentiques et leurs familles qui préfèrent travailler concrètement la terre que d’utiliser leur statut d’agriculteur pour se pavaner dans les hôtels de la Capitale ou participer à des rencontres occultes pour faire et/ou défaire des hommes politiques.
En filigrane, le personnel politique présent au congrès de l’UNPA a voulu faire comprendre au monde rural et paysan que le travail de la terre n’est pas la seule clé de réussite.
En d’autres termes, l’agriculteur doit se joindre au « clan » pour espérer avoir accès aux moyens dont il a besoin pour la modernisation de son exploitation, comme les subventions agricoles, l’accès au crédit bancaire sans contrainte, l’importation de machines et équipements agricoles sans droits de douanes même pour les revendre, etc.

Se sucrer avec l’argent des subventions

C’est la réédition du scénario de la période de précampagne électorale pour le 3ème mandat de Bouteflika.
Le monde agricole se rappelle sûrement la fameuse rencontre organisée à Biskra sur le renouveau agricole et rural le 28 février 2009, à l’occasion de laquelle le président Bouteflika annonça devant une foule « sélectionnée » par l’UNPA l’effacement de 41 milliards de dinars de dettes contractées par les agriculteurs.
A ce jour, cette mesure suscite la frustration et le courroux dans les milieux agricoles et la question demeure posée : Qui sont les heureux bénéficiaires de l’effacement des dettes puisque des milliers d’agriculteurs à travers diverses wilayas du pays dénoncent et affirment avoir été exclus de cette mesure ? La cagnotte a dû servir pour récompenser les amis du « clan ».
Pendant ce temps, le ministre de l’agriculture, Abdelwahab Nouri, se réjouit que l’Etat consacre chaque année 200 milliards de dinars pour le secteur agricole.
Mais, comment sont dépensés ses fonds ? Qui sont les courants qui se sucrent avec l’argent des subventions agricoles ?
Il ne faut surtout pas importuner l’UNPA avec des questions de ce genre.

3 Réponses to “Congrès de l’UNPA : Le clan et la cagnotte”

  1. Chercheur Says:

    Pourquoi peindre tout en rose, alors que l’agriculture algerienne est conduite a la derive par les injections d’enormes sommes d’argent par le biais des supposes soutiens du PNDA et autres et pour parfaire le jeu de la destruction: l’effacement des dettes des agriculteurs pour une meilleure manipulation ainsi que les avantages accordes pour la concession pour une longue duree, a des fins partisanes.
    Alors ni l’agriculture,ni l’elevage,ni les cessions des meilleures terres ,n’ont rien apporte ,alors qu’il n’y a eu aucune demande de comptes pour l’argent public gaspille.
    Alors on efface et rebelotte,importation a outrance de tout.
    Ou est la verite pour ce pauvre pays et cette fausse paysannerie manipulee .L’erosion est au comble de toutes les ressources.

  2. soltane Says:

    contunier a donner vos avis sur le developpement agricole se secteur reste oublier par les pouvoirs publics .

  3. Agronome Says:

    L’article de Mr Naïli amène à cette réflexion. A l’heure du congrès d’une UNPA dévoyée et détournée de ses missions originelles, il nous semble intéressant de rappeler tout l’intérêt, pour le développement de l’agriculture d’associations professionnelles réellement représentatives. L’occasion d’une ré-évaluation de la coopération entre l’agriculture algérienne et française en est l’occasion. Par associations professionnelles représentatives, il s’agit par exemple de ces coopératives d’apiculteurs, de ces regroupements de producteurs laitiers oeuvrant pour des améliorations de leur filière : formation de jeunes apiculteurs, vulgarisation des techniques de fabrication des fromages. Ce sont ces producteurs de pommes de terre essayant de se regrouper afin de protéger leurs revenus contre les manœuvres spéculatives de mandataires cyniques. En France, des générations d’agriculteurs ont bâti des coopératives agricoles. Voyons par exemple, ce que pourrait nous apporter cette expérience.

    AGRICULTURE, QUELLE COOPERATION ENTRE FRANCE ET ALGERIE ?

    Djamel BELAID Ingénieur Agronome.

    La récente rencontre des ministres Algérien et Français lors du Salon International de l’Agriculture 2014 pourrait permettre une relance de la coopération agricole entre les deux pays. En la matière les positions sont inégales. La France est un marché excédentaire qui cherche à écouler ses surplus alors que l’Algérie connait des importations alimentaires croissantes. Mais l’agriculture française c’est aussi des méthodes nées de l’expérience de générations de paysans et d’industriels. Or, l’Algérie a besoin de voir ce qui se fait à l’extérieur pour choisir ce qui peut aider pour un développement agricole en faveur des populations. Quelle coopération imaginer entre les deux pays ? Nous proposons un aperçu non exhaustif des défis de l’heure.

    L’URGENCE DE LA SITUATION
    Malgré les importants investissements consentis par les pouvoirs publics pour le secteur agricole, selon les secteurs les importations de produits alimentaires connaissent un quadruplement. Il y a donc urgence en la matière. Et pour le ministre algérien de l’agriculture, la mission est de faire évoluer les choses. El Watan du 2.03.2014 note d’ailleurs que « L’un des objectifs clairement affiché de la délégation algérienne a justement été de nouer des contacts avec les hommes d’affaires français désireux d’investir dans le pays. Abdelouahab Nouri s’est employé à vanter « les potentiels immenses d’un grand territoire », en ajoutant que « l’Algérie a réservé un énorme budget pour le développement de l’agriculture », laissant entrevoir un soutien financier conséquent pour les investisseurs étrangers ».
    Le même article montre que « Cet appel a trouvé une oreille attentive en la personne de Xavier Beulin, Président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Ce dernier a déclaré que « la page des relations purement commerciales doit être tournée ». Les partenariats avec les industriels des pays du Maghreb sont d’autant plus prometteurs qu’ils pourraient représenter un point d’entrée vers les pays d’Afrique et du Proche-Orient, selon ce responsable syndical. »

    LES BESOINS DE L’AGRICULTURE ALGERIENNE
    Ces besoins sont immenses. Ils découlent notamment d’un contexte climatique majoritairement semi-aride et d’une population en augmentation tant en nombre que concernant le niveau de vie. Le développement agricole outre l’objectif d’une meilleure auto-suffisance alimentaire vise au maintien de l’activité d’un million de familles paysannes dans un pays marqué par un fort exode rural.
    L’agriculture algérienne possède des atouts : nombreux cadres, production locale de matériel agricole et d’engrais, évolution vers un statut juridique de la terre plus à même de libérer les initiatives, encouragement de l’investissement privé.

    L’ENCADREMENT DE TERRAIN
    Un des premiers facteurs de faiblesse reste l’encadrement agricole. C’est à peine forcer le trait que de dire que l’agriculteur est laissé à lui-même. Il n’existe pas de réseaux de conseillers de Chambre d’Agriculture motivés et compétents faisant le lien entre la recherche des instituts agronomiques et les exploitations. Les actuelles Chambres d’Agriculture ne sont que des coquilles vident qui se cherchent.
    Il n’y a pas également ces réseaux de technico-commerciaux
    Un plan d’urgence pourrait être l’organisation de missions d’études de cadres agricoles à tous les niveaux vers les Chambres d’Agriculture françaises et les Coopératives Céréalières. Il s’agit de faire connaître en Algérie le patient travail d’accompagnement des conseillers français de groupes de développement agricole en région.
    Il est une chose propre à la partie algérienne, c’est continuer la mise en place d’associations professionnelles agricoles représentatives. Cela, avec le recrutement de conseillers agricoles par des instances paritaires représentatives où les agriculteurs ont le mot à dire.
    Enfin, il s’agit d’arriver à une évolution du statut des agents de CCLS et de tout autre organisme de collecte vers une partie variable du salaire. Partie indexée sur le volume de vente d’intrants et de produits collectés. A ce sujet, la partie algérienne dispose de l’expérience de l’action des technico-commerciaux des sociétés privées d’agro-fournitures. L’analyse de son mode de fonctionnement (loué par la plupart des agriculteurs) s’impose afin d’un retour d’expérience qui pourrait être profitable à l’ensemble du réseau agricole.
    Il est étonnant alors que nombre de techniciens et agronomes soient à la direction d’exploitations agricoles, la presse agricole soit embryonnaire (souvent des bulletins des instituts techniques à la périodicité incertaine et à la diffusion restreinte). Idem concernant les sites internet agricoles. A l’heure de la 3G, des vidéos sur you tube et des réseaux sociaux, peu de structures agricoles communiquent par ce biais.

    LA FILIERE CEREALES
    L’essentiel des productions de grande culture se font en conditions de déficit hydrique. L’essentiel des efforts est à porter sur le développement de l’irrigation d’appoint et les techniques permettant une durabilité des exploitations. A ce titre, le semis direct s’avère être une réponse aux conditions pédo-climatiques locales et à l’amélioration des marges étant donnée la faiblesse des rendements en agriculture pluviale.
    A l’intérieur du pays, l’irrigation d’appoint est relativement récente. Dans le grand sud se développent les céréales sous pivots. Mais l’eau des nappes phréatiques fossiles est salée et provoque des accumulations de sels induisant des chutes de rendement. L’idée d’un « Sahara vert » est une utopie.
    En grande culture, les goulots d’étranglement viennent du manque d’efficacité de la fertilisation. Les analyses sont peu pratiquées (dont les reliquats azotés) de même que la localisation des engrais ou les pulvérisations foliaires dans les cas de sols à pH élevés.
    Le désherbage et l’emploi de fongicides est en progression. La production locale de herses étrille et de houes rotatives permettrait le développement du désherbage mécanique notamment sur légumes secs et au niveau des petites exploitations en système extensif ne disposant pas de pulvérisateurs. L’OAIC annonce des taux exceptionnels de couverture en semences certifiées. Sur le terrain, des exploitants se plaignent de retard de livraison et du prix des emences. Ne faudrait-il pas encourager une production de semences de ferme triée et traitée en faisant appel à des unités mobiles ?
    L’accession au matériel de traction et de récolte nécessiterait le développement de Cuma et de cercles d’échanges de matériel.

    LA FILIERE SUCRE ET OLEAGINEUX
    A l’exception des 5% d’huile d’olives produits localement, la totalité des besoins en huile est couverte par l’importation. Des essais ont montré que les variétés de colza donnent des résultats honorables. Pourtant, cette culture est inexistante actuellement alors qu’elle prospère au Maroc. Outre la production d’huile un développement des superficies de colza permettrait la production de tourteau de colza. Le développement de l’élevage ovin, bovin et avicole rend indispensable la diversification des sources d’aliments concentrés (actuellement essentiellement son et orge) dont les tourteaux. Une transformation des graines de colza sur des circuits courts permettrait l’accès à ces tourteaux. L’INRA de Meknès au Maroc a sélectionné ses premières variétés de colza.
    A l’exception de produits sucrants obtenus à base de dattes, l’entière demande en sucre est couverte par l’importation. La production de betteraves à sucre arrêtée dans les années 70 est possible. L’exemple marocain le démontre. La maîtrise de la production de tomates industrielle par le Groupe Benamor montre la capacité de groupes agro-alimentaires à maîtriser des productions de produits périssables depuis la parcelle jusqu’à l’usine.

    LA FILIERE MARAICHERE ET ARBORICOLE
    Cette filière est nette progression avec le développement des cultures sous serres et de l’extension de ces cultures dans le grand sud. A part la pomme de terre, il s’agit de productions non mécanisées et au mode d’irrigation souvent peu économe en eau (malgré des adaptations originales comme les rampes pivots développées par des artisans à El Oued). Ces productions font appel à des amendements organiques dont les volumes sont nettement insuffisants. La tradition du compost est peu développée localement. Pourtant des sources de matières organiques sont mobilisables dont le BRF.
    L’arboriculture est en nette progression : agrumes, arbres à pépins et noyaux, raisins. Les techniques modernes commencent à faire leur apparition : fertigation, haute densité, traitements phytosanitaires. En matière de récolte, les secoueurs et les peignes mécaniques (olives) sont inconnus.

    LA FILIERE ELEVAGE
    De part la proximité culturelle avec la France et du fait de l’augmentation du niveau de vie, le consommateur Algérien est grand amateur de fromages. De ce fait, la demande en produits laitiers et viandes est forte. La production laitière a connu un fort développement ces derniers temps du fait de petits éleveurs dévoués à leurs bêtes ou de grandes étables. Le goulot d’étranglement vient de l’absence de fourrages. Il manque plusieurs millions d’UF. La production de fourrages consiste essentiellement en du foin de vesce-avoine récolté tardivement. Des fourrages en conditions pluviales sont à développer (pois fourrager, féverole). La production de semences fourragère est insignifiante. Le sorgho se développe timidement. Le colza fourrager bien adapté au cycle climatique est inexistant. La plupart des étables ne possèdent pas d’abreuvoirs automatiques dans un pays où en été la température est de 40°C. La disponibilité en pierre à lécher est faible.
    Le modèle choisi pour produire des protéines animales est basé sur l’aviculture avec une alimentation importée (maïs-soja). Il aurait été possible de développer pois protéagineux, féverole et triticale. Ou encore développer des protéines végétales (légumes secs). Les laits végétaux à base de soja seraient à développer.

    TROUVER DES INTERLOCUTEURS COMPETENTS
    Le mouvement de libéralisation économique mené durant les années 90 a fait émerger des sociétés agro-alimentaires bénéficiant d’aides étatiques et à la compétence aujourd’hui reconnue. C’est le cas de Cevital (transformation de matières premières importées pour produire huile et sucre), Groupe Benamor (Semoule et tomate industrielle), SIM (Semoule), NCA (jus de fruits) ainsi que de nombreuses laiteries. Des chambres froides sont montées à travers le territoire.
    A l’image des récents accords entre Sanders et SIM, il semble que le partenariat avec un entrepreneur qui a fait ses preuves sur le marché local est un gage de réussite.
    Certaines de ces entreprises privilégient un approvisionnement local en matière première. Ce segment d’entreprises modernes développe pour certaines des réseaux d’appui à la production permettant de fortes augmentations de rendement (tomate industrielle, lait) ou de qualité (blé dur). De telles structures très ancrées dans le milieu agricole peuvent constituer des points forts de partenariat pour agir sur le monde agricole. Les exemples locaux de réussite entre agriculteurs et usines de transformation méritent d’être étudiés, renforcés et dupliqués.
    Depuis quelques années, des firmes d’agro-fournitures disposent d’entrepôts décentralisés et de réseaux de technico-commerciaux couvrant l’essentiel des zones agricoles. Elles apportent dans le paysage local un management auparavant inconnu.
    A ces réussites mises en avant par la presse locale, il ne faut pas oublier de puissants groupes publics ou associés avec des capitaux étrangers. Ainsi, PMAT produit des tracteurs et du matériel agricole, ANABIB du matériel pour l’irrigation. PMAT dispose d’une large gamme de matériel de travail du sol, de traitement et de récolte. Sa gamme n’est pas complète. Par exemple, il n’est pas produit de herse étrille ou de houes rotatives pour le désherbage mécanique. Idem, alors que l’élevage bovin produit plus de fumier, il n’existe pas de production de fourches hydrauliques à l’avant des tracteurs. A part la réalisation récente d’un artisan, il n’existe pas de production locale de nacelles élévatrices qui pourraient être si utiles en phoeniculture. Dernièrement, le PDG de PMAT a fait cas d’un probable accord afin de produire en partenariat avec une firme espagnole des semoirs pour semis direct.
    Il existe quelques fabricants privés de matériel agricole dont parfois du montage à partir de kits importés.
    Anabib fabrique depuis peu des enrouleurs et asperseurs qui viennent se rajouter à une gamme de pivots. En partenariat avec une entreprise espagnole Fertial produit des engrais azotés. Ferphos produit des engrais phosphatés.
    L’OAIC à travers un tissu de CCLS joue le rôle d’organisme de collecte de fourniture de services (travaux agricoles) et d’intrants (engrais et phytosanitaires). Les CCLS qui sont les interlocuteurs privilégiés des agriculteurs ne possèdent pas de réseau de technico-commerciaux. Les CCLS n’encouragent pas le stockage à la ferme. D’où des encombrements devant les silos à la récolte et la difficulté d’établir des lots homogènes de blé.

    CONCLUSION
    L’agriculture algérienne possède manifestement des capacités matérielles et humaines incontestables. Les moyens sont là, mais souvent dispersés, sous- utilisés voire inemployés. Le management des cadres est à perfectionner afin d’arriver à plus d’efficacité sur le terrain. En effet, il s’agit de mieux mobiliser l’eau, les amendements organiques et les éléments minéraux pour les cultures. En élevage, il s’agit d’améliorer la production fourragère.
    L’irrigation et la mécanisation semblent des points clé pour l’agriculture algérienne. En effet, la plupart des productions se déroulent en situation de déficit hydrique. La plantation de pomme de terre et l’arrachage sont souvent manuels. La récolte des céréales et légumes secs se fait en partie en utilisant des moissonneuses-batteuses avec des sacs.
    Depuis quelques années, on note l’apparition d’associations professionnelles et de réseaux de technico-commerciaux couvrant l’essentiel des zones agricoles. Ces derniers bousculent les façons de faire et illustrent les possibilités d’un encadrement technique de proximité allant au devant de l’agriculteur.
    Une coopération réussie entre l’Algérie et la France serait une coopération qui aide à résoudre les points de blocage cités plus hauts. Les producteurs français de céréales et de lait peuvent être rassurés, cela n’empêchera pas pour de longues années encore des achats algériens. L’appel du Ministre de l’Agriculture semble avoir été entendu par Mr Xavier Beulin, (FNSEA). Il a en effet déclaré que « la page des relations purement commerciales doit être tournée ». La perche est dans son camp.
    Un partenariat entre entreprises françaises et entreprises locales qui ont fait leurs preuves sur le terrain serait un gage d’efficacité. Ces entreprises peuvent servir de modèle pour d’autres filières. Cependant, le secteur agricole a un grand besoin d’ouverture et ne doit pas rester cantonné à une vision « algéro-algérienne ». Aussi étrange que cela puisse paraître, une coopération réussie avec la France pourrait être également d’aider à plus de coopération et d’intégration inter-maghrébine. Car nos voisins immédiats ont les mêmes problèmes que nous et dans certains secteurs, ils sont particulièrement performants.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :